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De mai à juillet 2018, j’ai suivi le MOOC Les bonnes pratiques de veille technologique du CETIM.

J’ai pensé pour moi que ce serait l’occasion :

  • De vérifier que je suis toujours au point au niveau des technologies et du vocabulaire métier de la veille,
  • D’apprendre des choses théoriques sur l’organisation,
  • D’apprendre de nouvelles sources même si il s’agissait ici de veille technologique.
  • Avant de plonger corps et âme dans le juridique, j’avais imaginée être documentaliste en industrie (agro-alimentaire, luxe, automobile), je voulais donc vérifier par moi-même la nature de la veille dans le secteur technologique.

Ce que j’ai moins aimé

Dans les faits ce MOOC s’est révélé assez éloigné de mes préoccupations de veilleur juridique en cabinet d’avocats d’affaires.

Je ne me suis pas du tout reconnue dans l’organisation très hiérarchisée de l’entreprise productive.

J’ai été surprise de constater que les réseaux sociaux sont très peu évoqués (je n’ai pas souvenir d’avoir lu les termes Twitter ou LinkedIn). Pour autant le MOOC insiste bien sur la diversité des sources : sources gratuites / payantes, revues professionnelles, salons, internet, Google, Google scholar, bases de brevets, sources réglementaires, discussions à la machine à café, etc…

La partie théorique du MOOC m’a semblée trop théorique, la partie pratique était trop éloignée de mes propres sources de veille (trop technologique). Il me semble que le MOOC a été lancé sous le simple titre « Les bonnes pratiques de veille » et que le terme technologique a été rajouté par la suite. Pas bien grave en soi, c’est bien aussi parfois de sortir de sa zone de confort. J’aurais néanmoins apprécié de disposer d’un lexique des acronymes. J’ai mis du temps à réaliser l’acronyme BE signifie Bureau d’Etudes. Pendant le quizz d’évaluation, j’ai butté sur l’acronyme IOT qui signifie Internet of things, autrement dit objets connectés. Finalement grâce à ce MOOC j’ai enrichi mon vocabulaire technologique !

Je n’ai pas eu le temps de participer aux fils de discussions, jugés beaucoup trop denses pour moi.

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Ce que j’ai apprécié

J’ai apprécié de pouvoir consulter quatre types de livrables de veille : lettre de veille, note de veille, fiche technologique de synthèse et une fiche par axe de veille. Cela donne une bonne idée de ce qu’il est possible de faire si on a les moyens humains pour.

J’ai reconnu dans la partie Analyse et synthèse de l’information une des méthodes qui a dû servir à préparer une interview récente à laquelle j’ai répondu. Il s’agit de la matrice SWOT (Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats), en français FFOM (Forces, Faiblesses, Opportunités, Menaces). Une méthode que je pourrai à mon tour réutiliser pour l’écriture d’articles ou la préparation d’interviews pour mes blogs.

J’ai été surprise de constater qu’un des livrables de veille conseillé dans le cas pratique du MOOC est un site WordPress qui permet à la fois de capitaliser et de partager l’information avec la possibilité de réagir. C’est aussi ainsi que je vois mes deux blogs, comme des énormes bloc-notes qui me permettent de capitaliser des réflexions et éventuellement d’avoir des interactions pour certaines d’entre elles.

Dans le module 5, j’ai apprécié de retrouver des astuces de recherche sur Google (une révision dans un autre contexte n’est jamais inutile). J’ai lu avec intérêt la fiche sur la création de son propre moteur Google https://www.google.fr/cse/all, une fonctionnalité que je connais mais que je n’ai jamais eu l’occasion de mettre en œuvre.

J’apprécie le sérieux de la plateforme FUN. Au moment où j’écris ce billet, elle totalise 31 cours dans la thématique Droit et juridique.

D’après l’enquête à la fin du MOOC, celui-ci sera reconduit. Je vous laisse voir si l’aventure de la veille technologique vous tente !

MOOC Les bonnes pratiques de veille technologique du CETIM

Autres avis sur le MOOC

Ci-dessous un avis de P.Tartarin sur le MOOC reçu par e-mail

« Merci pour ce retour d’expérience que je partage en grande partie: l’importance donnée à la définition des axes de veilles est parfaitement justifiée. Un bémol cependant sur l’utilisation de nombreux outils (Google et autres) qui, s’ils sont incontournables, relèvent parfois du fétichisme technologique ».

Ci-dessous un commentaire de Jacques Loigerot reçu par e-mail

Bonjour et merci pour vos commentaires !

Ce MOOC était une première pour nous (l’équipe pédagogique), un galop d’essai…

Concernant le retour sur l’organisation, elle n’est pas forcément hiérarchique, nous voyons plutôt le fonctionnement de la veille comme une répartition de rôles pour que le processus soit fluide. Mais il faut que ce processus soit clair pour que chacun trouve sa place et contribue. La structuration de la démarche en interne n’est pas forcément évidente. Nous avons aussi été surpris par certains fils de discussion concernant le client de la veille. La notion de client n’était pas si évidente que cela pour certains apprenants…

Concernant la partie théorique, au début de nos actions d’accompagnement à la veille, nous avons constaté que les premières phases de veille (axes, organisation, livrables) sont souvent négligées et font perdre beaucoup de temps.

Concernant les sources, dont les réseaux, effectivement , nous n’avons pas traité des réseaux sociaux. Pourtant nous les utilisons effectivement. Importance des réseaux pour suivre un secteur spécifique, pour suivre les publications de chercheurs, etc… Nous pensons réseaux généralistes de type Twitter ou linkedin, mais aussi plus ciblés comme Tokster sur le secteur bâtiment par exemple, Reasearchgate ou Academia sur les informations scientifiques, Pinterest pour l’aspect design, etc… Il nous aurait fallu un MOOC uniquement dédié aux sources… ;-)

Concernant la remarque liée au fétichisme des moteurs, l’exemple Google est criant. Nous constatons tous les jours que nos contacts (clients internes ou externes) utilisent  relativement mal les outils de type moteur de recherche. Le moteur est un réflexe mais mal exploité. Ainsi pour les apprenants du MOOC, nous conseillons d’utiliser au mieux un moteur de recherche et de découvrir les fonctionnalités du moteur avant de s’y mettre.

Nous avons destiné en priorité ce MOOC à nos interlocuteurs habituels qui sont des personnes souvent des personnes techniques, spécialisées dans leur métier mais n’ayant pas une réelle culture de la veille et de l’information. Certains points, évidents pour les professionnels de l’information sont plus complexes à assimiler pour d’autres…

Quoi qu’il en soit, merci beaucoup pour vos commentaires et remarques de spécialistes de l’information et de la veille, ils nous permettent de progresser et de corriger notre vision de la démarche tout en partageant. Cet aspect partage est un point important, il nous paraît incontournable de partager les bonnes pratiques pour les améliorer et les faire vivre.

Au plaisir de partager à nouveau

L’équipe pédagogique du MOOC « les bonnes pratiques de veille technologiques »


Crédit illustration : https://www.poursamuser.com/objets/robinet/

L’illustration de cet article est en rapport avec le cas pratique qui consistait à étudier les besoins en veille technologique d’une entreprise de robinetterie sanitaire

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