Routard IE 2014

Partir en voyage…avec le guide du routard de l’intelligence économique

Routard IE 2014

Message initialement diffusé sur la liste ADBS-Juridique le 22 janvier 2013, mis à jour en juillet 2014.

 

 

 

 

 

Vu dans Archimag de décembre 2012-janvier 2013, un petit encart sur le Guide du routard de l’intelligence économique.
Mon attention a été attirée par le format (identique aux « véritables » guides du routard !) et la gratuité de ce support disponible en ligne, notamment sur le site de la Délégation Interministérielle à l’Intelligence économique : http://www.intelligence-economique.gouv.fr/ ou ici http://www.intelligence-economique.gouv.fr/sites/default/files/fupload/routard-guide-intelligence-economique.pdf.
Attention, ce guide est une introduction à l’intelligence économique, qui vise à favoriser, par des exemples concrets, sa mise en œuvre au sein des TPE-PME. Il s’adresse donc directement aux entrepreneurs et non aux documentalistes qu’ils n’ont pas !

Il y a d’ailleurs page 30 (édition 2012) dans les conseils pour avoir une veille efficace, un conseil que j’aurais bien complété :

« 3 – Croire qu’une information gratuite ne coûte rien : collecter, traiter, analyser, diffuser une information, même gratuite, mobilise du temps, de l’argent et des ressources…et pendant ce temps, vous ne faites pas autre chose ! »
J’aurais eu envie de rajouter : alors pourquoi pas faire appel à un professionnel de l’information/documentation/veille/IE ? sous réserve d’avoir les moyens bien sûr…

Cet ouvrage rappelle les enjeux de l’intelligence économique et aborde de façon succincte les diverses facettes de la veille : processus, mise en place, types de veille, pièges à éviter…
Côté outils, l’ouvrage recense des dizaines d’applications dédiées à la veille : logiciels professionnels, moteurs de recherche, répertoires, bases de données, titres de presse, bibliographie, etc.

A noter aussi, une liste de formations dispensées en France.

A savoir, il n’y a pas de focus particulier sur la veille juridique.

Si vous imprimez le document sous format livret, il ressemble vraiment à un vrai guide du routard, ce qui pourra amuser vos collègues ou vous faire passer pour un curieux voyageur, au choix !

Bonne lecture !

Database

Droit des assurances, base de données d’indemnités, données chiffrées

Database

 

Message initialement envoyé sur la liste Juriconnexion, le 23 mai 2013.

 

Dans de bien tristes circonstances, à la demande d’une amie, j’ai été amenée à me renseigner sur les indemnités auxquelles peuvent prétendre les proches d’une victime d’un accident de la circulation.
Mon premier réflexe a été de consulter nos bases de données habituelles, les payantes, les très chères…La recherche a été longue et fastidieuse car il m’a fallu lire beaucoup de jurisprudences et changer plusieurs fois les critères de recherche pour tenter de trouver un cas plus ou moins proche. D’autre part, cette solution ne visait que les cas d’action en justice et non les cas de transactions qui sont visiblement les plus courants.
Dans un deuxième temps, j’ai trouvé ce site sur internet que je porte à votre connaissance :

Fichier des indemnités allouées aux victimes d’accidents de la circulation : http://www.victimesindemnisees-fvi.fr/

Plus qu’un fichier, il s’agit d’une véritable base de données que vous interrogez à l’aide de critères et qui vous fournit une liste de cas chiffrés en rapport direct avec votre demande qu’il s’agisse d’une transaction avec la compagnie d’assurances ou d’une action en justice.
Le site est clair et contient même des informations sur la procédure d’offre indemnisation dont  une  » notice destinée aux victimes d’accidents de la circulation mettant en cause un véhicule terrestre à moteur a été élaborée et insérée dans le Code des assurances (article A 211-11) » particulièrement utile.

J’ai été très surprise de trouver un outil aussi performant et surtout gratuit.
Il faut dire que je ne pratique pas le droit des assurances et que j’en étais presque restée sur l’idée de consulter des tableaux chiffrés dans la Gazette du Palais !

Je ne vous souhaite pas d’avoir recours à ce genre de base de données mais si un jour on vous confie une recherche de ce genre, sachez que l’outil existe…et que dans le cas présent un outil gratuit donne des résultats bien plus adaptés que nos outils payants.


Message complémentaire de Michèle Bourgeois, le 24 mai 2013.

Merci Carole pour ce message très intéressant.

La base FVI est effectivement très bien structurée et du coup très efficace.

Sur un sujet connexe mais une base de données qui permet moins de précision dans la recherche, l’ONIAM, Office national de l’indemnisation des accidents médicaux, propose également une base de données jurisprudentielle incluant les préjudices liés à des vaccins ou des médicaments,  outil malheureusement d’actualité avec les procès PIP et Médiator.

http://www.oniam.fr/moteur.php

Il existe également un centre de documentation dédié aux questions d’indemnisation de préjudice corporel, l’AREDOC (Association pour l’étude de la réparation du dommage corporel), qui réunit des assureurs. Toutes les données réunies par cette  association ne sont pas accessibles au public, certaines sont réservées aux membres.

Toutefois, cette association publie des barèmes de référence à comparer avec les tables de la Gazette du Palais :

http://www.aredoc.com/content/textes-de-reference

Sont également publié sur ce site une grille d’appréciation du Pretium doloris et un guide de bonnes pratiques de médecins experts.

Bien cordialement

Michèle BOURGEOIS
Compagnie de Saint-Gobain
Juriste documentaliste / Law librarian
michele.bourgeois@saint-gobain.com

 


Mise à jour du 24 octobre 2014 : AJDC : nouvelle revue numérique en droit du dommage corporel, message diffusé sur la liste Juriconnexion

L’équipe de recherche « Droits, Contrats et Territoires » de l’Université Lumière Lyon 2 en partenariat avec l’équipe de recherche « Droit Privé » de l’Université Jean Moulin Lyon 3 sont heureuses de vous apprendre la création de l’AJDC.

Cette revue bimestrielle, consultable à l’adresse suivante : www.ajdommagecorporel.fr assurera une veille législative et jurisprudentielle du droit du dommage corporel.
Son objectif vise aussi à offrir aux professionnels de la matière, en libre accès, des données chiffrées et récentes sur la réparation du dommage corporel.

Gérard Piaser

Bibliothécaire
Université Lumière Lyon2
Service Commun de la Documentation
10, rue Chevreul
69365 Lyon Cedex 07tél : 04/78/69/77/30
gerard.piaser@univ-lyon2.fr

 

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Plan du cours HEAD : savoir faire une recherche juridique performante

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Depuis 2014, j’enseigne un module Documentation Juridique pour l’école HEAD (l’Ecole des Hautes Etudes Appliquées du Droit).

Objectif du cours : faire une recherche juridique performante en se familiarisant avec les différentes sources et en apprenant différents trucs et astuces. Savoir optimiser les ressources d’un Service Documentation lorsque celui-ci est présent dans la structure.

Cours 1

·         Présentation de l’intervenant et du métier de documentaliste juridique : le métier/les missions d’un centre de documentation

·         Les différentes sources juridiques : quel type de source employer selon votre recherche ?

·         Savoir lire une abréviation juridique

·         Débat papier c/ électronique : les avantages et inconvénient de chaque support

·         Les évolutions de l’édition juridique

·         Les critères d’évaluation d’un site web

·         La logique booléenne et les opérateurs de recherche

·         Les règles pour trouver l’information pertinente sur internet

·         Tirer le meilleur parti de Google en recherche juridique : les fonctionnalités avancées

Cours 2

·      Faire une recherche juridique sur les sites publics (Légifrance, AN, Sénat, Eurlex…)

·      Faire une recherche juridique sur les sites privés

Connaître le contenu et l’organisation des bases de données, trucs et astuces de recherche.

Cours 3

Faire une recherche juridique dans des sources spécialisées :

·         presse économique/actualité,

·         information sur les sociétés,

·         autorités administratives indépendantes,

·         intelligence économique,

·         recherches bibliographiques,

·         domaines du droit.

Cours 4

·         Visite de la bibliothèque et présentation des outils : livret d’accueil de la Bibliothèque, intranet documentaire, intranet cabinet

·         La veille juridique : techniques, outils et sites spécialisés

·         La gestion des connaissances ou knowledge management

·         Le coût de la documentation juridique

·         Quelques notions de communication juridique

BG et Raymonde

Interview Bibliopathe, un peu de légèreté dans la bibliothéconomie !

BG et Raymonde

BG et douchette Raymonde

En mars 2011 j’ai eu un coup de cœur pour Bibliopathe.

Ce coup de cœur est tombé à un moment où je me posais des questions sur vie privée/vie publique dans les blogs et plutôt que de solliciter un rdv avec Mirelle Dumas (Vie privée/Vie publique, vous me suivez ?), j’ai pensé faire une interview de l’auteur du blog et ainsi contenter ma curiosité.

Je ne doute pas une seconde que vous souhaitiez vous aussi en savoir plus sur le quotidien d’une bloggeuse bibliothécaire qui dessine…

Voir l’interview (fichier pdf) : Interview Bibliopathe

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Vocabulaire documentaire bilingue français-anglais

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Flavie Verrey, documentaliste juridique, nous propose un lexique français-anglais en sciences de la documentation.

Cette synthèse s’inspire très largement du vocabulaire de la documentation mis en ligne sur le site de l’ADBS mais son format original (fichier excel synthétique de 4 pages) en fait un outil pratique que l’on peut imprimer et consulter facilement.
Une petite révision peut s’avérer utile dans plusieurs circonstances comme : avant un entretien d’embauche en anglais, avant une visite de bibliothèque ou un salon professionnel à l’étranger, avant une présentation de base de données par un fournisseur étranger.

Article initialement mis en ligne en mars 2011.

Télécharger le vocabulaire (fichier excel) : English for librarian : lexique français-anglais en sciences de la documentation

Sur ce même sujet, voir la synthèse d’Emmanuel Barthe English for librarians.

Bibliothèque

Bibliographie de sources d’information sur le métier de documentaliste juridique

bibliothequeCette bibliographie s’est imposée lors de la préparation d’un cours de documentation juridique. Les sources citées étaient toutes présentes sur mon bureau mais n’avaient pas forcément été consultées dans le détail.

J’en tire quelques conclusions sur l’utilité de se documenter régulièrement sur son propre métier.

Il s’agit d’une auto-formation qui me semble indispensable si l’on souhaite « rester dans la course », d’autant plus que le métier de documentaliste juridique de 2011 n’a plus rien à voir avec le métier à mes débuts (1992).

Lorsque l’on est seule documentaliste à un poste, il est difficile de cumuler toutes les tâches. Contrairement à ce que l’on peut lire dans certains articles, les activités traditionnelles de documentation ne disparaissent pas au profit d’activités nouvelles et plus à la mode, elles se superposent ! Ainsi faut-il dans sa journée trouver du temps pour la réception physique des documents et pour leur intégration dans un catalogue de bibliothèque nouvelle génération avec tout ce que cela suppose de connaissances dans l’administration d’un intranet documentaire (ceci est un exemple parmi d’autres).

Néanmoins, même si l’on ne peut tout faire, ni tout connaître, il est toujours bon d’avoir lu une explication sur l’existence de telle technologie, telle fonctionnalité d’un moteur de recherche, tel terme barbare, traduit ou non de l’anglais, qui reviendra sans cesse dans les articles.

Prendre du recul sur son métier, permet souvent de constater que l’on fait les choses de manière intuitive avec parfois une certaine efficacité; si ce fonctionnement intuitif donne satisfaction, il est toujours rassurant de le vérifier; dans le cas contraire, il est toujours temps d’améliorer un point faible.

Nous n’avons pas attendu l’avènement du web 2.0 pour constater l’efficacité des réseaux professionnels. Une grande partie de l’information utile sur la profession s’échange entre professionnels. Elle se trouve au détour d’une conversation téléphonique, d’un déjeuner informel entre collègues, lors de la réunion d’une association.

Les informations utiles à la profession de documentaliste juridique ne proviennent pas exclusivement de la sphère juridique. Il faut donc cumuler la lecture d’articles sur la fonction documentaire au sens large, sur les nouvelles technologies et sur le domaine juridique.

1 – Les ouvrages font chacun l’objet d’un article individuel dans cette même rubrique.

2 – Sites internet

http://www.precisement.org/ : incontournable site du non moins incontournable documentaliste juridique, à savoir Emmanuel Barthe. Il a su faire évoluer son site avec les technologies. Il est très réactif et prend position, souvent de manière assez virulente, ce qui n’est pas forcément du goût de tout le monde mais sans lui la documentation juridique n’en serait pas là.

Sur son site : blog d’un documentaliste juridique, voir aussi son annuaires de liens juridiques et ses supports de cours.

3 – Listes de diffusion et newsletters

Même si les listes de diffusion ont tendances parfois à être détournées par les membres pour y solliciter des échanges de services, elles restent néanmoins une source importante d’information.

ADBS-juridique

L’ADBS est l’association de documentalistes la plus importante en France. Elle est répartie en délégations régionales et en secteurs d’activités. C’est ainsi qu’existe un Groupe sectoriel de documentation juridique. Il faut être membre de l’association pour recevoir la liste de discussion généraliste et la liste de discussion juridique.

http://www.adbs.fr

CUJAS

Flash Cujas : Lettre bimestrielle réalisée par la bibliothèque Cujas, à destination des professionnels de l’information en sciences juridiques.

Cette publication recense les nouvelles parutions en sciences de l’information, des documents en texte intégral, des brèves (actualités ou informations rapides), les nouveaux sites internet, les sommaires des revues professionnelles.

Pour chaque rubrique les informations concernent les sciences de l’information et les sciences juridiques.

Vous trouverez tous les numéros en texte intégral, depuis 2005 :

http://bcujas-digitool.univ- paris1.fr/R/ GQ22J9GHFQKURIVLMCATBNCGYUVKHN 1N1FKBLPB27VMJDLKSBD-01917? func=collections-result& collection_id=8881

Est également consultable la lettre @lice, ciblée sur les ressources électroniques (bases de données, trucs et astuces, thèses en ligne, signets, guide d’utilisation..), à destination de nos lecteurs étudiants mais des informations peuvent intéresser un public plus large.
http://bcujas-digitool.univ- paris1.fr/R/ GQ22J9GHFQKURIVLMCATBNCGYUVKHN 1N1FKBLPB27VMJDLKSBD-01501? func=collections-result& collection_id=888

JURICONNEXION : association fondée en 1988 par des documentalistes et juristes avec pour objectif de devenir un club d’utilisateurs de bases de données juridiques. L’évolution des techniques a permis à l’association de diversifier ses activités tout en restant dans son objectif initial : suivre tous les produits juridiques au format électronique quel qu’en soit le support et les modalités d’accès. Liste de discussion publique et modérée ouverte à toute personne souhaitant y participer (pas d’adhésion nécessaire)

http://www.juriconnexion.info/

TERRITORIAL : éditeur de la Lettre du cadre territorial qui diffuse une newsletter hebdomadaire dite « reseau documentation », gratuite, orientée web 2.0 et juridique

http://www.territorial.fr

4 – Périodiques

Archimag : mensuel qui aborde les thèmes suivants : knowledge management, veille et intélligence économique, GED workflow, stockage, internet-intranet, portail-content management, documentation, bibliothèque, archives, records management.
http://archimag.com/fr/

Publie régulièrement des numéros spéciaux sur un sujet.

Documentaliste sciences de l’information : revue trimestrielle éditée par l’ADBS depuis 1964. La revue aborde tous les aspects professionnels de l’information-documentation : techniques, outils, métiers, droit, politiques, etc. ainsi que la recherche en sciences de l’information.

La gestion de la documentation juridique par Stéphane Cottin

La gestion de la documentation juridique par Stéphane Cottin

La gestion de la documentation juridique par Stéphane CottinStéphane Cottin : La gestion de la documentation juridique. – Paris : LGDJ, Système Droit, 2011. – 252 p. – ISBN : 978-2-275-03534-5

Présentation par l’éditeur
Trouver l’information juridique pertinente, de façon rapide et économique, est un gage de réussite pour tous les juristes, de l’universitaire, étudiant ou chercheur, au professionnel confirmé, mais aussi pour tous ceux qui, un jour, sont confrontés à un problème de droit.
Savoir comment cette information est produite, diffusée et traitée par les différents acteurs de la chaîne de production documentaire (jurisprudence, norme, doctrine) est aussi un moyen de s’approprier les usages et les bonnes pratiques de recherche et d’écriture du droit.
Voici les objectifs que ce manuel de gestion de la documentation juridique souhaite remplir, en présentant les méthodes les plus éprouvées ainsi que les plus innovantes de traitement et de recherche de l’information juridique.

L’auteur, de double formation juriste et documentaliste, a créé le système d’information du Conseil constitutionnel et été éditeur juridique en ligne. Il est, depuis 2008, chargé de mission « Valorisation des ressources documentaires » auprès du Secrétaire général du Gouvernement.

Avec tout le respect que je porte à mon collègue Stéphane Cottin, je pense que le titre du l’ouvrage ci-dessus peut porter à confusion. C’est un formidable ouvrage pour tout savoir sur les données juridiques publiques et privées en France, en Europe et aux USA. A noter notamment un remarquable historique des bases de données en France (p. 105) grâce auquel on comprend mieux ce que l’on peut trouver en ligne et ce que l’on ne trouvera jamais. Néanmoins ce n’est pas un livre sur la gestion documentaire au sens classique du terme.
La position de l’auteur, chargé de mission auprès du Secrétaire général du Gouvernement, influence largement le point de vue de l’ouvrage. L’auteur détaille de manière exhaustive l’offre des bases de données juridiques publiques (notamment Légifrance) et aborde des sujets habituellement peu traités en documentation juridique (bien que passionnants !) comme la légistique.

Net recherche 2013 par Véronique Mesguich et Armelle Thomas

Net recherche 2013 par Véronique Mesguich et Armelle Thomas

Net recherche 2013 par Véronique Mesguich et Armelle ThomasVéronique Mesguich et Armelle Thomas. – Net recherche 2013 : surveiller le web et trouver l’information utile. – Paris : ADBS éditions/De Boeck, 2013. – 263 p. – 5ème éd. refondue et mise à jour.

Tout simplement passionnant surtout lorsque l’histoire personnelle du lecteur se confond avec l’histoire de la recherche sur internet, des débuts du web des pionniers, jusqu’aux nouvelles technologies les plus sophistiquées de recherche sur internet. Un livre qui intéressera les documentalistes mais aussi toutes les professions liées au web comme webmasters, professionnels du référencement, etc…Même les technologies les plus abstraites sont clairement expliquées et font l’objet d’exemples concrets. Là aussi la matière évolue très vite mais cet ouvrage en est déjà à sa cinquième édition ce qui prouve que les auteurs n’hésitent pas à le remanier régulièrement pour coller au plus près de l’évolution des technologies. L’édition 2013 inclut des méthodes de recherche dans le web social, l’open data, le web temps réel…

Didier Frochot : Information, documentation et veille juridiques

Information, documentation et veille juridiques par Didier Frochot

Didier Frochot : Information, documentation et veille juridiquesDidier Frochot : Information, documentation et veille juridiques. – Voiron : Territorial éditions, mars 2007 (dossier d’experts) – 265 p. – ISBN : 978-2-35295-062-2

A ma connaissance le seul ouvrage récent sur la documentation juridique. La spécificité de l’éditeur fait que l’orientation de l’ouvrage sera plus droit public que droit privé. Cette spécificité se retrouve surtout dans les exemples donnés qui concernent le plus souvent les collectivités locales mais cela ne change en rien à l’utilité de l’ouvrage.
Le point fort de l’ouvrage est l’aspect culture professionnelle abordée à la fois sous l’angle historique (par exemple l’historique des bases de données publiques et privées) et sous l’angle pratique (par exemple : nombreuses méthodes de recherche). Le point faible de l’ouvrage est l’évolution très rapide de la matière. L’édition de mars 2007, lue fin 2009 et déjà en partie obsolète sur certains aspects (notamment l’évocation des cédéroms). Didier Frochot, qui en est déjà à sa deuxième version avec l’édition 2007, devra sans doute régulièrement revoir certains chapitres (notamment le domaine de la veille qui évolue aussi très vite). Un bon moyen de patienter en attendant la mise à jour est de consulter le site internet des auteurs (Didier Frochot et Fabrice Molinaro) : http://www.les-infostrateges.com/

Pour cet ouvrage, voir la chronique de la dernière version parue en 2016.


Les Infostratèges : la veille juridique, concepts, techniques et outils, module d’auto-formation à jour septembre 2010 disponible sur le site mentionné ci-dessus.

« L’information juridique est souvent présentée comme une forme de documentation spécialisée au côté de l’information scientifique, médicale, musicale, etc. C’est une erreur de vue. Tout comme le droit s’impose à tout homme vivant en société, l’information juridique doit être maîtrisée, au moins dans ses bases par tout responsable d’information-documentation. » (page 175).
Le mode d’édition de cet ouvrage (pdf envoyé par les auteurs) permet je suppose d’avoir une version à jour au moment de l’achat ce qui est un avantage dans une matière qui évolue vite.
L’esprit module d’autoformation est bien respecté puisque le document est largement illustré. Idéalement il est préférable d’expérimenter en ligne quelques astuces, néanmoins on peut progresser facilement en ne consultant que le papier (pratique pour une lecture dans les transports par exemple). De nombreux outils gratuits sont traités avec plusieurs pages consacrées à Google (astuces de recherche dans Google, Google actualités, Google alertes, Google reader, Google CSE). Les annexes sont tout aussi intéressantes que la partie principale avec notamment une Présentation générale du droit (citation ci-dessus) que j’aurais aimé avoir en école de documentaliste et que j’ai eu plaisir à relire.

Béatrice Foenix-Riou : Recherche éveillée sur Internet : mode d’emploi

Recherche éveillée sur Internet par Béatrice Foenix-Riou

Béatrice Foenix-Riou : Recherche éveillée sur Internet : mode d’emploiBéatrice Foenix-Riou : Recherche éveillée sur Internet : mode d’emploi. – Bases/Lavoisier, 2011 – 368 p. – ISBN : 978-2-7430-1342-4
Outils et méthodes pour explorer le Web, web visible, web invisible, web social, web temps réels.

Beatrice Foenix-Riou est directrice de BFR Consultants, un cabinet spécialisé dans la recherche experte et la veille sur internet. Elle anime en particulier des formations intra- et inter-entreprises sur le thème de cet ouvrage.

Elle est par ailleurs, rédactrice en chef des lettres Bases et Netsources, éditées par Bases Publications ; ces deux lettres concernent respectivement les banques de données et la recherche sur Internet.

Dans sa forme, l’ouvrage est très agréable à consulter :grosse spirale facilitant l’ouverture à côté de l’ordinateur, mise en page agréable, livre bien chapitré et largement illustré d’exemples.
Quant au fond, l’ouvrage est limpide et très pédagogique : l’état de l’art en matière de recherche sur internet à jour à décembre 2010. On peut envisager son acquisition, soit comme excellent support de cours d’une formation suivie avec Madame Foenix-Riou, soit comme outil pédagogique afin de s’auto-former. Dans ce cas, il est possible de naviguer dans l’ouvrage et il est conseillé d’expérimenter devant écran les astuces suggérées par l’auteur. Les sous-titres percutant de certaines parties sont autant de moyens mnémotechniques pour mémoriser les astuces de recherche (« les accents : oui merci », « les guillemets : une précision délicate »…). Une large partie de l’ouvrage est dévolue à Google même si l’auteur ne manque pas une occasion d’indiquer d’autres pistes de recherche et de souligner ses limites dans certains cas. Les 2ème et 3ème de couverture reproduisent la quintessence de l’ouvrage à savoir : le cadre méthodologique pour une recherche éveillée sur internet et le tableau comparatif des fonctions avancées des moteurs, il est bien pratique de les avoir sous la main.

Certaines parties de l’ouvrage ouvrent de véritables perspectives d’évolution méthodologiques même pour un professionnel averti, je pense notamment à la méthodologie de recherche d’information sur une personne en exploitant les sources en langue étrangère (p. 285) ou certaines fiches outils très détaillées.

Attention, l’ouvrage en question n’est pas spécialisé dans la recherche juridique, ce qui importe peu en l’occurrence puisque les outils et méthodes sont tout à fait transposables dans ce domaine.

Cette matière évolue très vite, suivre l’actualité et la mise à jour de l’ouvrage sur le blog de l’auteur : http://blog.recherche-eveillee.com