Avocats et LinkedIn

Quelques arguments en faveur de la création ou de l’optimisation d’un compte LinkedIn pour un avocat.

Le documentaliste nouveau social manager ?

Le/la documentaliste peut avoir son rôle à jouer dans l’animation des réseaux sociaux de la structure qui l’embauche. REX, formations.

Vidéo pour mieux communiquer sur son offre de services documentaires

Retour d’expérience sur l’utilisation d’une vidéo pour mieux communiquer sur son Service Documentation

Legal design, 6/05/20, le programme

Formation Legal Design organisée par l’Incubateur du Barreau de Paris, 6 mai 2020

Legal design, 6/05/20, le programme

Le 6 mai 2020, j’ai pu participer en direct à une formation donnée par l’incubateur du Barreau de Paris sur le legal design :

Quelle méthode pour réussir à adopter simplement les techniques du Legal Design ?

Une formation organisée pendant le confinement avec un lien avec la crise sanitaire mais pas que…

« Au delà de la crise, pourquoi le légal design constituera une opportunité pour améliorer l’expérience utilisateur et la relation client ? »

J’ai apprécié cette formation et je vous encourage à la regarder en Replay si le sujet vous intéresse. Voici les raisons de mon enthousiasme.

Les intervenants, Caroline Laverdet et Alexandra Sabbe Ferri, ont l’état d’esprit des pionniers du web, à savoir une volonté de partager et de mettre à disposition de tous leur expérience du legal design pour que tout à chacun puisse se faire une idée de la matière, se l’approprier et rejoindre la communauté. Elles n’ont pas peur de partager leur savoir, elles n’ont pas peur de la concurrence (elles l’encouragent même). Grâce à leur confiance et à leur expérience, elles se positionnent comme de véritables expertes de la matière.

La formation accorde une large place aux nombreux exemples concrets mis en œuvre par les deux intervenantes, comme par exemple :

  • un processus contractuel pour limiter les impayés en support A3 façon jeu de l’oie, apprécié, mieux compris et surtout conservé par les collaborateurs du client pour référence,Legal design, 6/05/20, exemple C. Laverdet
  • des infographies sur les ordonnances spéciales covid-19 pour essayer de donner envie de lire des textes juridiques rébarbatifs, facilement partageables sur les réseaux sociaux et générant beaucoup de réactions positives, https://www.sagan-avocats.fr/vos-droits/coronavirus.htm
  • des CGV rendues plus claires afin d’éviter toute éventuelle contestation ultérieure, forme plus engageante, plus intelligible, plus effective,
  • un accord d’intéressement où tous les titres sont des questions ; du fait de son langage juridique clair, le salarié se sent concerné et mettra tout en œuvre pour atteindre l’objectif fixé.Legal design, 6/05/20, exemple A. Sabbe Ferri

https://www.sagan-avocats.fr/vos-droits/prime-macron-2020.htm

Le legal design n’est pas simplement vu comme une possibilité de présenter un livrable de droit de manière plus attractive mais aussi comme un véritable mode de pensée qui rejaillit sur la totalité de l’activité du cabinet.

Sa pratique permet une communication plus efficace et moderne. Tous les canaux de communication en profitent : le site internet du cabinet, les supports de communication, les réseaux sociaux et même les locaux du cabinet (façon boutique de droit). Evidemment il faut « oser se décoincer » mais le résultat est à la hauteur des attentes.

Les infographies se partagent facilement sur les réseaux sociaux et suscitent de nombreux retours positifs notamment auprès des clients RH ou chefs d’entreprise via LinkedIn ; postées sur un site internet elles permettent un référencement naturel exceptionnel (un des secrets d’un bon référencement étant la qualité du contenu du site).

Elles revendiquent toutes les deux un même état d’esprit d’innovation à « moindre coût ».

Les outils utilisés sont des outils grand public :

  • Google Form (pour la collecte de données afin de rassembler l’information à cartographier),
  • Miro (outil de brainstorming avec des post-it et de création de mind-maps, licence pro autour de $14/mois), https://miro.com/
  • Word, Powerpoint,
  • Canva (outil pour réaliser des infographies, licence pro autour de $14/mois) https://www.canva.com/

Le résultat est un outil de croissance assez bluffant avec des juristes qui se définissent toutes les deux comme étant à la fois juristes et designers sans pour autant avoir un background artistique ou technologique (même si elles sont modestes et clairement hors du lot en terme de créativité, d’innovation et d’expertise technologique).

Derrière tout cela on sent clairement beaucoup de temps investi par passion avec au final un fort retour sur investissement qui semble rejaillir bien au-delà de la sphère professionnelle.

J’ai ressenti pour ma part un très fort équilibre entre le droit, l’innovation, la technologie et la créativité et je pense que l’engouement qu’a suscité cette formation montre que les participants souhaitaient eux aussi faire évoluer leur pratique du droit. La période de la crise sanitaire accentue sans doute une volonté de changement vers plus de créativité.

La conclusion

la révolution juridique ne sera pas technologique, elle sera créative

il faut oser faire de nouvelle choses, créer des produits et des services que les gens veulent et aiment utiliser.

Le support de cette formation est disponible sur le site de l’Ordre :

http://avocatparis.org/ma-formation/travaux-des-commissions/quelle-methode-pour-reussir-adopter-simplement-les-techniques

Remerciements

Au service de formation de l’Ordre des avocats, aux intervenants et aux organisateurs, à l’Incubateur du Barreau de Paris. C’était de loin la meilleure conférence virtuelle de tout mon confinement et même si le sujet m’intéresse depuis longtemps j’ai appris beaucoup de choses.

Legal design, 6/05/20, les animateurs de la formation

Les sources

Caroline Laverdet, avocat https://www.laverdet-avocat.com/

We love legal design https://www.welovelegaldesign.com/

Alexandra Sabbe Ferri, avocat https://www.sagan-avocats.fr/

Calculer les indemnités de rupture du contrat de travail https://mesindemnites.com/

Legal creatives https://www.legalcreatives.com/ : a Movement of Legal Creators and Innovators led by Tessa Manuello

Think Led d’Open Law, une des branches d’Open Law : https://openlaw.fr/travaux/cycles/think-led-legal-design

Margaret Hagan, la papesse US du legal design : http://www.margarethagan.com/ et son livre librement accessible sur internet https://www.lawbydesign.co/ (la bible !)

Sur le langage clair en droit, sources citées dans le support que je me permets d’activer ici (mon input de documentaliste)

Le langage clair en droit : pour une profession plus humaine, efficace, crédible et prospère ! par Stéphanie Roy in Cahier de Droit Volume 54, Numéro 4, Décembre 2013, p. 975–1007
Article téléchargeable gratuitement ici :

https://www.erudit.org/fr/revues/cd1/2013-v54-n4-cd01015/1020657ar/

Dire le droit et être compris. – Comment rendre le langage judiciaire plus accessible par l’Association Syndicale des Magistrats (belges), Editeur : Anthemis, 2e édition, Parution : 02/2018, ISBN : 978-2-8072-0336-5. Ouvrage payant (39 euros), ouvrage belge.

https://www.lgdj.fr/dire-le-droit-et-etre-compris-9782807203365.html

Une chronique de cet ouvrage à lire ici : https://www.justice-en-ligne.be/Nous-avons-lu-Dire-le-droit-et

Le langage clair, un outil indispensable à l’avocat, Barreau du Québec

Ouvrage téléchargeable gratuitement ici : http://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/bs2006344

Voir aussi

Avocats, comment adopter les techniques du legal design ? Le barreau de Paris fait le point par Bérangère Margaritelli, le 13/06/2020

https://www.jss.fr/Avocats_comment_adopter_les_techniques_du_legal_design__Le_barreau_de_Paris_fait_le_point-2092.awp

Y a t-il des profils plus crédibles que d’autres en Legal Design ?

Article proposé par Elodie Tessedre, Chef de Projet, Clear’case.

Elodie Teissedre, Clear’case

Vous avez commencé à identifier des documents internes auxquels une approche « legal design » pourrait apporter quelque chose. Une rapide recherche d’acteurs se présentant comme “legal designers” sur Google vous a permis d’isoler des profils étonnamment variés : juristes, avocats, designers, consultants en communication, consultants en marketing ou encore en innovation/digital.

Cela présente une première difficulté : les métiers de ces professionnels hors du droit sont plus difficiles à comprendre. D’autant qu’ils n’ont pas tous la même antériorité sur le marché, ne candidatent pas avec des structures similaires, et vous proposent des approches différentes. Vous pensiez externaliser une prestation (confier la refonte d’un document), alors que certains vous orientent plutôt vers une formation pour vos équipes, ou encore une co-création des supports. Parfois on vous parle de livrable (vous espérez qu’il sera “prêt à l’emploi” à l’issue de la prestation !), parfois… de prototypes.

Pour commencer et avant même de faire un choix quant à la méthode employée, certains profils sont-ils plus crédibles que d’autres en Legal Design ? En l’état il est difficile d’aborder simplement la réponse.

Le sujet du legal design a été porté en France par des publics élargis : notamment au sein d’Open Law le droit ouvert, dont les travaux et les réflexions ont permis d’infuser une définition du legal design restant, plus de 2 ans plus tard, bien partagée d’une majorité d’acteurs. Le milieu de la formation s’est à son tour très tôt positionné sur le sujet, des écoles d’avocats comme ERAGE, puis EFB et IXAD lui dédiant des heures de formation puis des événements (Lab, Forum, Parcours…). Mais aussi des écoles de design comme l’ENSCI. Les juristes et avocats en exercice eux-mêmes se sont rapidement intéressé aux premières expérimentations sur des documents et des processus. Tout comme un public de professionnels curieux et actifs issus de la communication, du design, de la pédagogie… Les premières contributions au legal design n’ont pas été partisanes et encore aujourd’hui, tout le monde a sa pierre à apporter à l’édifice.

Pour aller plus loin, chaque profil a une valeur ajoutée particulière.

Un juriste ou un avocat externes à votre équipe apporteront certainement un avis extérieur sur le fond juridique de vos documents, du temps (que vos juristes n’ont pas), de la vulgarisation sans simplification trompeuse. Lorsqu’ils ont franchi le pas de créer leur propre agence de consulting, ils ont pu se forger des méthodes propres pour améliorer les documents et mieux collaborer avec vous.

Si leur apport présente un intérêt incontestable, un designer comme un consultant actifs hors du secteur juridique offriront d’autres atouts :
– une autre approche de l’univers de vos clients internes, et donc un avis éclairé sur leurs usages, besoins et difficultés éventuelles
– une expertise pour prendre en compte l’expérience utilisateur et proposer des solutions ergonomiques
– en fonction de leur profil et formation, une créativité, une connaissance du digital et des aptitudes en communication pour donner de l’impact et de l’écho aux solutions trouvées
– des méthodes de designers ou des méthodes de consultants (selon les cas) : que ce soit pour réaliser un parcours utilisateurs, une carte d’empathie, faire un audit, établir un reporting des actions menées…

Le conseil : favoriser les candidatures multi-disciplinaires pour les projets de grande ampleur, rechercher des chefs de projet disposant avant toute chose d’une expérience en management de projet, et valoriser le contact : l’aspect relationnel est déterminant, au-delà du fait de disposer de méthodes.

Article proposé par Elodie Tessedre, Chef de Projet, Clear’case.

Legal design, le droit collaboratif, Clear’case

Infographie Clearcase

Dot Legal chez Kwerk

Inauguration de l’agence Dot

La première exposition de legal design

Dans le cadre de la design week, le 13 septembre 2018 a eu lieu l’inauguration de l’agence française Dot.
A ma connaissance, il s’agit de la première agence de Legal Design en France (avec une équipe complète dédiée) bien que certaines personnes exercent déjà cette activité à titre individuel.

Dot Legal chez Kwerk

Dot Legal chez Kwerk, crédit photo @LegalTechStudio uniquement pour celle-ci

Dot Legal chez Kwerk

Dot Legal chez Kwerk

La communauté de Legal Design s’est retrouvée à cette occasion dans les locaux de Kwerk, où l’on pouvait visualiser les récentes missions de l’agence sous formes d’arbres illustrés (un arbre = une mission). Notons d’ailleurs la performance de Dot. car chacun sait qu’il n’est pas évident de représenter sous forme d’exposition une mission de conseil.

La diversité des projets

L’agence, basée à Helsinki, est composée de plusieurs personnes.

L'équipe DOT.

L’équipe Dot.

L’exposition donnait à voir toute la diversité de leurs projets.

Voilà à quoi peut servir le legal design :

  • Une procédure d’arbitrage simplifiée pour le Finnish Arbitration Institute (numérique)
  • Un contrat de partenariat numérique simplifié entre MAC Cosmetics et les influenceurs (notamment les influenceurs Instagram)
  • Une lettre annonçant le montant et les formalités de la pension de retraite d’une personne pour Varma Insurances (papier)
  • La page de confidentialité d’Estée Lauder, conforme au RGPD (numérique)
  • Un jeu de cartes qui rappelle les droits des femmes (papier)
  • Une politique de conformité (numérique)
Exposition legal design DOT

La page de confidentialité d’Estée Lauder, conforme au RGPD

Marie Potel-Saville, responsable du bureau parisien, fait le constat que les utilisateurs du droit sont les grands oubliés du marché du droit. Si un client ne comprend pas un contrat, il ne peut raisonnablement l’appliquer. Le contrat, censé protéger le client, peut être source de nombreuses incompréhensions.

Rendre le droit et les conseils juridiques accessibles, intelligibles et engageants, telle est la mission que s’est fixée l’agence Dot.

Quelques méthodes du legal design

Plusieurs propositions d’exercices permettaient de se rendre compte que le legal design n’est pas seulement un petit « crobard » sur un coin de table mais une véritable étude des besoins des utilisateurs.

Exposition legal design DOT

Parmi ces exercices, on notera : la définition d’utilisateurs types (user persona), les cartes d’empathie (toujours pour mieux comprendre les utilisateurs), le parcours de l’utilisateur et ses interactions avec la problématique qu’il doit résoudre (customer journey map), autant d’outils que l’on retrouve dans l’étude du design, ici appliqués aux interlocuteurs juridiques.

Exposition legal design DOT

Projet pension de retraite

Les futurs adeptes ?

Il aurait été intéressant de connaître la répartition par catégorie des visiteurs de l’exposition. J’ai noté pour ma part des personnes pratiquant déjà le Legal Design, des juristes s’intéressant à la matière, des personnes travaillant dans la communication des avocats. Je ne sais pas en revanche si beaucoup d’avocats étaient présents.

Je pense que le Legal Design intéressera dans un premier temps les directions juridiques de grands groupes. Elles sont habituées aux activités de brainstorming pour l’innovation, à faire appel à des facilitateurs graphiques pour les comptes rendus de réunions, à concevoir des supports de communication visuels à la fois pour la communication interne entre services et pour la communication externe envers leurs clients.

Les éditeurs s’intéressent aussi au Legal Design. Les initiatives commencent à fleurir : illustrations d’arrêts emblématiques, frises chronologiques, version simplifiées et visuelles de procédures complexes, etc…

Les avocats qui ont une clientèle de particulier ou de PME et de petites entreprises de type start-up pourraient aussi être les premiers à investir le domaine.
En revanche, les avocats des grands cabinets d’affaires me semblent encore ignorants de la matière pour la plupart d’entre eux ou réticents à vulgariser le droit. Analyse personnelle qui n’engage que moi. Vos commentaires et/ou démentis sont les bienvenus.

Exposition legal design DOT

Un jeu de cartes qui rappelle les droits des femmes


En savoir plus sur Marie Potel-Saville, voir l’interview accordée à la LJA

parue dans la LJA n° 1350, 14 mai 2018, consultée le 19 septembre 2018

Dot. : https://dot.legal/fr

Sur le site, on retrouve l’outil The design canvas pour identifier les points clés d’un projet de legal design.

 Le droit en mieux – enfin

Le jardin des Carmes, ICP Paris

10 conseils pour être visible sur les réseaux sociaux

Le jardin des Carmes, ICP Paris

Dans l’enceinte de l’EBD se trouve un jardin secret !

Ce document a été préparé pour un atelier que j’ai animé le 20 juin 2018 à l’EBD dans le cadre de la journée Emploi. C’est un retour basé sur ma propre expérience qui s’adresse à un public de documentalistes en formation ou en reconversion professionnelle.

Quelques généralités sur les réseaux sociaux

Pour être visible sur les réseaux sociaux il convient de faire vivre son profil. Publier, partager, commenter, interpeller ceux que vous citez.

Twitter : Très réactif. Permet une bonne veille métier + veille technique (dans mon cas veille juridique) notamment sur les signaux faibles.

LinkedIn : attention, écrire du contenu dans LinkedIn (Pulse) est un bon moyen d’augmenter votre visibilité mais ce contenu ne vous appartient pas. Que se passera-t-il si LinkedIn décide de changer sa politique d’accès ? Avec un blog, vous êtes chez vous !

Facebook : attention aux emportements de cette communauté qui réagit à chaud. A réserver à la sphère amicale.

Instagram : en cours d’apprentissage dans mon cas pour un autre blog ; ce n’est pas mon réseau prioritaire mais c’est un réseau très intéressant en tant que documentaliste pour le travail sur les hastags.

Blogs et réseaux sociaux

Attention blogs et réseaux sociaux ne s’inscrivent pas dans la même temporalité.

Les réseaux sociaux traitent l’immédiat, l’éphémère alors qu’un article publié sur un blog peut être pertinent plusieurs années après sa publication. Il peut aussi être mis à jour.

Si vous ne souhaitez pas vous lancer dans l’aventure du blog, vous pouvez commencer en publiant quelques articles en tant qu’invité sur des blogs déjà existants et/ou sur LinkedIn. Si vous avez beaucoup de contenu, vous serez alors prêts pour évoluer vers votre propre blog afin d’être maître de votre contenu.

Voir à ce sujet l’étude L’instantanéité du contenu sur les réseaux sociaux [consultée le 21 juin 2018]

Durée de vie d’un Tweet, 18 minutes, durée de vie d’un article de blog 2 ans ! CQFD !

Mes 10 conseils pour être visible sur les réseaux sociaux

1. Ecrivez votre propre contenu
En disposant d’un blog, on peut partager son propre contenu, marketing personnel. On construit sa marque personnelle dans le temps. En associant blog et réseaux sociaux, on maximise l’impact de sa présence en ligne.

2. Partager du contenu pertinent
Partager le contenu des autres, vous développerez ainsi votre réseau. Vous vous inscrivez dans une communauté de centres d’intérêts qui peut être différente de votre communauté professionnelle d’origine.
Se positionner sur du contenu de niche, du contenu viral, du contenu utile aux autres, du contenu exclusif et thématisé : content is king !

3. Perso v/ Pro
Savoir se servir de son expérience personnelle des réseaux sociaux ou de l’internet pour enrichir sa pratique professionnelle et développer son identité numérique.
Attention toutefois à ne pas mélanger les sphères personnelles et professionnelles.
«MySpace c’est le bar, Facebook, c’est le barbecue au fond du jardin, LinkedIn, c’est le bureau» Reid Hoffman, co-fondateur de LinkedIn

4. Trouver son style, sa charte éditoriale, s’y tenir
Chacun a ses sujets de prédilection. Se faire un nom sur ces sujets. Les renouveler au fil de vos engouements sans trop vous disperser. L’idée est d’être rapidement identifié par ceux qui vous suivent.

5. Citer les interlocuteurs, interpeller les marques, les fournisseurs @
Toujours avec courtoisie, ce qui n’empêche pas la fermeté. Interpeller en public. Poursuive en MP.

6. Hastags #
Choisir le mot-clé pertinent est à la fois ludique et dans l’ADN des documentalistes

7. Interagissez autant que possible
Répondre aux messages, aux sollicitations, aux commentaires

8. Persévérance
Etre régulier, persévérez. L’image numérique se construit sur le long terme.

9. Choisissez le bon moment
Pour publier selon votre audience mais n’en faites pas non plus une obsession, tout est affaire de bon sens.

10. In Real Life : rester soi-même !
Pour ma part, je suis contre la programmation des publications, contre l’analyse, les statistiques, contre la dictature du like (même si j’apprécie d’être lue). Il ne s’agit pas non plus d’une question de vie ou de mort. Sachez prendre du recul.
N’oubliez pas la vraie vie !
Je dirais même les réseaux sociaux s’alimentent aussi des rencontres faites dans la vraie vie. Soyez attentifs lors de conférences, manifestations, salons et congrès.
Ne partez jamais sans vos cartes de visite !

Le conseil bonus

Un conseil que j’ajouterais : il est utile de s’auto-former régulièrement aux réseaux sociaux.

Les plateformes évoluent régulièrement. Il y a toujours moyen, soit d’améliorer son profil, soit d’apprendre à maîtriser un nouveau réseau, soit de repérer un outil qui facilite l’administration d’un réseau.

Il existe sur internet de nombreux spécialistes de la communication digitale. Ils ne sont pas avares de conseils, soit sous forme de petits articles, soit sous forme de vidéos. Passer quelques minutes pour mettre à jour ses connaissances peut vraiment optimiser l’expérience utilisateur d’outils que l’on utilise régulièrement.

Mise à jour du 21 août 2018

A la suite de la publication de cet article, j’ai été contactée par l’équipe de Canva, un outil de création graphique en ligne gratuit, qui m’a proposé de mettre en lien un article dans le même esprit que celui-ci mais dédié au réseau social Instagram.

Visibilité Instagram : les 10 règles d’or pour booster (réellement) son compte.

Bien que je n’ai pas de compte Instagram pour mon blog Sérendipidoc et alors que je suis en apprentissage de ce réseau social pour mon autre blog racines-corses, j’accepte volontiers de partager ce lien car comme je le signale dans mon conseil bonus, il est utile de s’auto-former régulièrement aux réseaux sociaux. Dans mon cas, grâce à cet article, j’ai appris des choses sur le bon usage d’Instagram que j’espère mettre en application prochainement. Et pourquoi pas un jour un compte Instagram pour Sérendipidoc ?!

Tenir un blog professionnel

A la fin de l’année 2017, il m’est venu l’idée d’écrire un article qui fasse le point sur les quatre années d’existence du blog et sur ses coulisses.

L’aventure du blog professionnel est une aventure chronophage mais très enrichissante.

Produire du contenu régulier et pertinent n’est pas toujours facile surtout lorsque l’on est seul maître à bord. L’écriture reste une affaire très personnelle. Vous avez beau essayer de convaincre certains lecteurs de témoigner de leur expertise, très peu osent le faire.

Le contributeur occasionnel serait comme saisi par le vertige de la page blanche alors que le blogueur régulier est comme saisi par le vertige de l’écriture : plus on écrit, plus on a envie d’écrire et d’être lu, c’est un fait.

Pour ne pas subir moi-même la hantise de la page blanche, j’écris donc le plus régulièrement possible, assez souvent dans les transports ou sur des temps morts.

Mon inspiration vient de ma veille métier sur les réseaux sociaux (Twitter et LinkedIn). Parfois les idées d’articles me viennent en discutant avec d’autres documentalistes, lors de manifestations professionnelles ou tout simplement à l’occasion de lectures, de formations.

Bien sûr, je suis attentive aux autres blogs professionnels et notamment au blog d’Emmanuel Barthe, Precisement.org, dont j’apprécie le caractère scientifique et détaillé des articles.

Pour d’autres raisons (régularité, humour, pertinence), je suis bonne cliente des articles de Choblab, blogueur, responsable en communication digitale

Tout naturellement, une sorte de ligne éditoriale s’est imposée à moi : https://www.serendipidoc.fr/a-propos/

Je ne parle bien que de ce que j’aime ou de ce que j’ai envie d’expérimenter. J’assume également d’introduire de temps à autre quelques articles plus personnels et moins directement liés à mon métier de documentaliste juridique (rubrique Autour de l’Ecrit).

Mon plaisir réside principalement dans la recherche et l’écriture, je délègue donc l’aspect graphique et technique à Fabrice Court, créateur de sites, graphiste et formateur. Il est de précieux conseil et d’une patience d’ange lors de mes épisodes de stress pour raisons techniques !

Quand on sait que la durée de vie d’un article de blog est de deux ans alors que la durée de vie d’un Twitt est de dix-huit minutes, cela fait réfléchir sur le choix des outils de communication. J’ai peut-être tort, mais je crois en l’avenir du blog !

Quelques statistiques

Google Analytics et moi cela fait deux ! Je ne prends pas le temps d’y aller, d’autant plus que pour ce blog professionnel je n’ai pas d’éventuel partenaire à convaincre.

Néanmoins quelques statistiques donnent une idée de l’impact du blog et de sa croissance sur quatre ans.

En novembre 2017 : 4095 pages vues par 2791 internautes (visiteurs).

217 articles publiés depuis le début du blog (2014) dont certains sont mis à jour régulièrement.

212 abonnés à la newsletter. Celle-ci permet de recevoir chaque nouvel article publié au moment de sa mise en ligne.

Un nombre de followers sur Twitter et sur LinkedIn en hausse régulière, souvent en rapport avec la thématique des articles publiés.

Y-a-t-il un danger à tenir un blog professionnel ?

Le premier danger est la lassitude de l’auteur. Je blogue pour ma part depuis plus de 15 ans (à titre personnel et professionnel) et je ne pense pas encore avoir fait le tour de la question.

L’autre danger est une sorte de surexposition qui apporterait une vision déformée du métier. Seuls quelques individus sont visibles par leurs écrits alors que beaucoup d’autres mériteraient de partager leur expertise. C’est un point auquel je suis sensible et que j’essaye d’améliorer en faisant régulièrement appel à contributeurs même si dans les faits cela porte peu ses fruits. C’est bien dommage.

Enfin, étant cliente des solutions que je suis amenée à commenter, on pourrait craindre le conflit d’intérêt. Je m’efforce de conserver un ton neutre. Je laisse par exemple l’évaluation des bases de données juridiques au très bon groupe de travail Juriformation.

Ces quelques dangers, sont bien peu de choses par rapport aux bénéfices que je peux retirer du fait de tenir un blog :

  • Plaisir d’écrire, de rechercher, de partager, de publier,
  • Auto-formation permanente car pour parler de quelque chose il faut l’avoir testé soi-même,
  • Confiance en soi,
  • Rencontres de qualité,
  • Sollicitations pour parler du métier ou l’enseigner.

Si vous aussi vous souhaitez tenter l’aventure du blog professionnel, je me tiens à votre disposition pour partager mon expérience.

Il est aussi possible d’écrire des articles hébergés sur un blog tiers (j’accueille volontiers les contributeurs pour ma part) ou d’écrire des articles sur LinkedIn (sauf que si LinkedIn change sa politique commerciale brusquement vous risquez de perdre la main sur votre contenu).

Bibliothécaires, documentalistes, il ne suffit pas d’avoir un savoir-faire, il faut le faire savoir !

En cultivant votre visibilité sur internet et sur les réseaux sociaux vous contribuez au rayonnement de la profession. En ces temps « d’ubérisation » des métiers, elle en a bien besoin.

Pour mémoire vous pouvez retrouver mes articles via différents canaux de diffusion :

Même si je pratique peu la technique du « call to action », c’est-à-dire terminer un article par une question invitant le lecteur à donner son avis dans les commentaires, tous les articles peuvent être commentés directement sur le blog. Je vous invite à le faire sur le blog plutôt que sur les réseaux sociaux si vous souhaitez enrichir les articles.

Chers lecteurs, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année 2017.

  Cultivez votre sérendipidé !

Rendez-vous en 2018 !