Blog Mère et Fille 2.0

Interview de Sandrine Delage

Dans la famille Mère et fille 2.0, j’ai obtenu une interview de la maman, Sandrine Delage, grâce à qui j’ai appris des choses passionnantes sur la transmission digitale, sur la technique du sketchnote et sur les « slashers » qui ont une vie dense qu’ils peuvent organiser grâce au Passion Planner !

Peux-tu te présenter ?

Sandrine DelageJe suis engagée dans la transmission du digital à son voisin … de domicile ou de bureau. J’ai découvert la puissance et la facilité de ce monde digital il y 4 ans maintenant grâce à ma fille de 18 ans et à mes collègues Génération Y (20 à 30 ans).

On peut parler véritablement de révolution de la société. La simple fonctionnalité de contribuer et de donner son feed-back sur les réseaux sociaux (Web 2.0)  a changé à tout jamais nos usages au quotidien. Même si vous n’êtes pas vous-même utilisateur des réseaux sociaux, vous recommandez des hôtels, contribuez financièrement à des projets directement sur des plateformes, échangez votre appartement, pratiquez le co-voiturage … La valeur de la propriété s’atténue au profit de l’échange; en faisant confiance à de parfaits inconnus. Le digital devient donc une compétence qu’il faut maîtriser, comme lire et écrire, au risque de devenir un handicap dans son métier et son quotidien.

J’ai eu envie de rendre ce qui m’a été transmis par la jeune génération et je suis devenue un « slasher », au sens où je cumule plusieurs activités autour de la transmission digitale dans ma vie professionnelle et personnelle (http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-91256-slashers-et-autres-mutants-sociaux-1003238.php)

Pour répondre à la question, je suis Sandrine Delage qui a une activité professionnelle « classique » de projets digitaux tout en développant une communauté de collaborateurs digitaux engagés comme moi sur la transmission digitale @EnjoyDigitAll. Et le soir, je suis blogueuse avec ma fille pour transmettre nos regards croisés sur le digital Mère et Fille 2.0 (www.digitaltruelife.com). L’idée est de démystifier le digital pour que chacun s’autorise à se lancer.

Qui sont tes lecteurs ?

La communauté digitale engagée aussi dans l’accompagnement de la transmission mais aussi des personnes d’autres horizons, curieuses du sujet. Et puis ma mère de 70 ans qui est mon baromètre pour savoir si on atteint l’objectif : simplifier et faire comprendre.

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Est-ce que la technique du sketchnote s’apprend ? Est-ce que tout le monde peut en faire ?

C’est une collègue et amie qui me la fait découvrir @cibi1974. Elle avait cette passion et à réussi à inscrire une formation pilote de 3 jours dans mon entreprise, que j’ai suivie.

Mais le fond du sujet est toujours le même : s’autoriser à …

J’aimais dessiner jeune mais je n’ai jamais pris de cours de dessin. Il a suffit d’une rencontre et d’un peu de confiance grâce à la formation pour me lancer. Tout le monde peut le faire car ce n’est pas du dessin en fait. Il s’agit de représenter visuellement des idées.

Grâce au bog, je suis autodidacte sur tout et je m’autorise à expérimenter. C’est ce que j’ai fait et cela a marché. Le côté « dessiné » montre l’humain, génère une proximité qui touche le lecteur. Et le contenu a beaucoup plus d’impact.

Pour commencer, je conseille YouTube, mon espace d’apprentissage favori et Pinterest pour observer et s’inspirer. J’ai commencé sur des feuilles de papier que je scannais pour publier sur mon blog; puis j’ai acheté une tablette graphique (Wacom, 100 euros environ). J’ai testé le stylet en créant directement un format digital. J’ai amélioré au fur et à mesure et trouvé mon style peu à peu. Je n’ai jamais suivi de cours sur les outils type Photoshop et j’ai tout appris sur Youtube. Je ne suis pas super efficace mais j’aime bien ce temps de Test/Learn derrière mon écran, sans mails, coup de fils et interruptions continues !

Sandrine Delage
Peux-tu m’en dire plus ?
Je trouve ton article précédent très complet. Un compte à suivre que j’aime beaucoup est https://twitter.com/ElyxYak. Elyx est un petit personnage dessiné, ambassadeur de l’ONU. Son papa Yacine AIT KACI, un vrai dessinateur, l’a imaginé le plus simple possible.
L’idée est de tracer l’essentiel et c’est qui donne à son personnage l’universalité. Je conseille de le suivre sur Instagram également car il a créé une véritable communauté où il valorise ceux qui dessinent « leur » Elyx dans leur vie quotidienne. Et c’est international car le dessin est compréhensible par tous, bien sûr !
Passion Planner

Passion Planner, mind map

Peux-tu me parler de ton agenda Passion Planner ?

Je suis toujours à l’affut des passionnés, des idées, des nouveautés … et qui en plus me facilitent la vie.

Passion Planner a été imaginé par Angelia Trinidad, une jeune créatrice américaine de 20 ans : http://www.madmoizelle.com/passion-planner-351205

C’est un agenda qui réconcilie le suivi des objectifs et actions perso/pro et quotidien/long terme. J’aime bien le côté « coach » aussi : une citation positive par jour, des espaces de recul sur ce que l’on a réussi …

C’est vraiment le compagnon quotidien idéal pour tout ceux qui entreprenent et qui ont plusieurs vies !  Je le recommande !

http://www.passionplanner.com

Ma seule remarque évidemment : un sketch par semaine ou par mois rendrait l’agenda encore plus intéressant …

Mère et Fille 2.0 : www.digitaltruelife.com

Twitter @SANDDELA 

Crédit images : Mère et Fille 2.0 sauf pour Passion Planner

Sketchnotes bu Tracey Levasseur

Sketchnote, dessinez vos idées

C’est le tutoriel Devenir Curateur de Mère et Fille 2.0 qui m’a amené à m’intéresser à la technique du sketchnote.

Devenir Curateur par Mère et Fille 2.0

Devenir Curateur par Mère et Fille 2.0

Dans les différents tutoriels du site web Mère et Fille (Maîtriser son identité numérique LinkedIn, Twitter), on trouve non seulement une définition exacte des outils abordés mais aussi une représentation visuelle permettant une vulgarisation ludique de concepts parfois inconnus en dehors de nos sphères professionnelles.

Si à l’inverse de Mère et Fille 2.0, votre maman n’est pas une twittos acharnée, c’est peut-être l’occasion de lui expliquer l’importance de Twitter dans votre processus de veille !

Le « Sketchnote » ou « Croquinote » en français, consiste aussi à traduire en pensée visuelle des concepts, processus, idées, conversations, mais individuellement et comme technique de prise de note.

Définition extraite du site : http://www.heuristiquement.com/2012/12/sketchnote-ou-croquinote-une-technique.html

J’ai déjà abordé le sujet du legal design (infographie juridique) dans un précédent article. Le sketchnoting part du même principe :

un long dessin vaut mieux qu’un grand discours !

Cette technique a différentes applications dans le milieu professionnel : brainstorming (technique complémentaire du mind-mapping), formation et tutoriel (comme dans l’exemple choisi), compte-rendu de réunion (à réserver aux sketchnoters confirmés car il n’est pas donné à tout le monde de croquer vite et bien !).

 

Sketchnotes bu Tracey Levasseur

Yes, you can ! Sketchnote by Tracey Levasseur

Je vois mal un livret d’accueil entièrement réalisé en sketchnotes mais j’imagine que l’on pourrait parfois appliquer le dessin à certaines procédures administratives de l’entreprise, par exemple comment déposer ses congés. Vous visualisez comme moi le dessin du bonhomme sous son parasol ?

Idem pour certaines parties du livret d’accueil de la bibliothèque : pour une méthode de recherche ou pour un tutoriel relatif à une base de données.

Sketchnotes by Chris Spalton

Incitation à se lancer. Sketchnote by Chris Spalton

Voir aussi sur le sujet : Sketchnote army qui semble être la plus grosse communauté internationale de cette pratique.

Et si nous lancions un challenge tutoriel sketchnote doc juridique pour 2016 ?

A vos crayons !

Mère et fille 2.0, la culture Web pour tous !

Tweetiebyte, vos données Twitter en infographie

J’ai découvert Tweetiebyte lors d’une intervention de Béatrice Foenix-Riou (Comment les médias sociaux ont modifié mes pratiques de veille) dont elle vient de publier la synthèse.

Tweetiebyte est une application gratuite en ligne qui vous permet de créer automatiquement une spectaculaire infographie qui analyse en détail vos statistiques Twitter.

Tweetiebyte Logo

Pour cela, il suffit d’entrer votre compte twitter et de valider : on ne peut pas faire plus simple !

Vous aurez ainsi accès :

  • à la date anniversaire d’ouverture de votre compte,
  • au nombre de tweets, d’abonnements et d’abonnés,
  • à la répartition de vos tweets selon qu’ils contiennent seulement du texte, des liens, des images ou des vidéos,
  • au pourcentage de vos tweets qui sont retweetés,
  • à des informations sur vos habitudes : jour de la semaine où vous twittez le plus, oiseau de jour ou de nuit, créneaux horaires de vos gazouillis,
  • au classement des comptes Twitter avec qui vous interagissez le plus,
  • aux hastags que vous utilisez le plus,
  • à votre tweet le plus populaire depuis la création de votre compte.

Le tout est présenté dans une infographie très ludique et se compose sous vos yeux de manière automatique, vous allez adorer !

Je considère pour ma part l’outil plus comme un jeu que comme un véritable outil de monitoring. J’envisage de faire le point une ou deux fois par an, notamment à la date anniversaire de l’ouverture de mon compte Twitter.

J’ai eu des surprises en le lisant. Ainsi, je ne pensais pas être un oiseau de nuit !

En 2015, j’ai été très investie dans différents MOOCs et visiblement j’ai beaucoup tweeté autour du #MOOC #ARCHINFO (MOOC architecture de l’information) #UX (je n’avais pas le souvenir que c’était à ce point) ; en toute logique, je tweete aussi sur le #droit, la #veille et les #MOOC.

Sans surprise @Cottinstef est un peu mon maître à penser sur Twitter mais visiblement je suis aussi une bonne « cliente » de @choblab et d’ @Archimagredac !

J’ai encore une belle marge de progression à accomplir pour être d’avantage retwettée, pour améliorer la qualité de mes tweets avec plus de liens et plus d’images et avec des hastags qui reflètent bien ma profession de documentaliste juridique.

Même si nous sommes en début d’année et dans la période des bonnes résolutions, cela ne veut pas dire que je me fixe un quelconque objectif ou que je vais modifier mes pratiques mais il est toujours intéressant de voir comment son compte Twitter évolue.

Vous pouvez transférer votre infographie par e-mail ou dans un message Twitter : dans les deux cas il s’agit d’un lien actif (pratique par exemple si vous gérez le compte Twitter d’autrui et que vous devez rendre des comptes).

Pour l’instant, il n’est pas possible de récupérer l’infographie sous format PDF ou image. Il faut faire un petit bricolage si vous souhaitez l’afficher sur votre blog comme ci-dessous.

@GuelfucciC

TweetieByte

TweetieByte, infographie du compte @GuelfucciC le 14 janvier 2016

Site : http://www.tweetiebyte.com/

Tableau de bord Analytik Médias et Tonalité, Europresse

Interview Europresse sur l’analyse de la présence médiatique

Pour mémoire Europresse est un agrégateur de presse (imprimée) qui a étendu sa couverture presse à la surveillance des réseaux sociaux, de la radio et télévision, des sites web et blogs, des études et rapports, des fils et communiqués de presse (couverture dite à 360°).

En 2015, vous avez intégré le tableau de bord Analytik (soit une partie de la solution complète) à votre plateforme Europresse, quels sont les cinq outils qui composent votre tableau de bord ?

Le tableau de bord regroupe la répartition médiatique, la tonalité générale, l’évolution temporelle, les principales sources qui traitent du sujet et les influenceurs.

Tableau de bord Analytik Médias et Tonalité, Europresse

Tableau de bord Analytik Médias et Tonalité, Europresse

En quoi ces outils apportent-ils une valeur ajoutée à la veille ou aux actions de communication ?

Ces cinq indicateurs sont clés à la compréhension rapide d’un sujet. Dans le cadre d’actions de communication, ils permettent en un coup d’œil de vérifier si les objectifs initiaux de la campagne sont atteints. Par exemple, identifier rapidement si les principaux médias et journalistes / bloggeurs / individus qui traitent du sujet sont bien ceux qui étaient ciblés initialement. Dans un contexte de veille cela permet entre autres de surveiller la variation du volume d’information autour du sujet sur le temps, ainsi que la tonalité générale.

Au sujet de l’indicateur de tonalité, quelles sont ses limites ?

Vaste sujet… Il est important de démystifier les systèmes de détection de tonalité. Aucun système existant ne peut prétendre rivaliser avec l’analyse humaine. La majorité des outils d’analyse de tonalité sont basés sur le vocabulaire employé. Des mots comme « bon », « extraordinaire » ou « magnifique » vont augmenter le poids positif d’un document. Des mots comme « mauvais » ou « exécrable » vont faire le contraire. La tonalité finale sera une moyenne pondérée de l’ensemble des mots du document. Il est évident que de tels systèmes ne sont pas capables de détecter le sarcasme par exemple.

Cependant tout n’est pas à jeter. Nous avons effectué des tests dans le but de comparer l’algorithme de tonalité avec des analyses humaines effectuées par des documentalistes. Ces tests ont produit plusieurs résultats.

Nous avons déjà remarqué que la tonalité automatique offrait globalement de meilleurs résultats sur des corpus de presse plutôt que dans les réseaux sociaux. Sans surprise, ceci s’explique aussi par le fait que le sarcasme est beaucoup plus fréquemment employé dans les réseaux sociaux que dans les articles de presse.

En second lieu nous nous sommes rendus compte que le même document pouvait être jugé différemment par plusieurs analystes. Cela a rendu très difficile la tâche de comparer objectivement la qualité de détection de la tonalité document par document.

Par contre, ce qui est intéressant c’est que lorsque nous regardons les résultats sur des corpus volumineux de documents nous obtenons des résultats similaires entre l’humain et la machine dans la majorité des cas.

Tableau de bord Analytik Sources et Influenceurs, Europresse

Tableau de bord Analytik Sources et Influenceurs, Europresse

Qu’entendez-vous par influenceur ?

Là encore, c’est un vaste sujet qui mérite d’être longuement discuté. Il existe de nombreux points de vue valables.

Pour nous, l’influenceur est un individu qui par son exposition et sa crédibilité va pouvoir faire bouger l’opinion, que ce soit à propos d’un sujet d’actualité ou de consommation. Les deux composantes indispensables d’un influenceur sont son audience (pas seulement en termes quantitatifs, mais aussi qualitatifs. Qui il rejoint.) et sa crédibilité (la confiance qui lui est accordée). Il y a là aussi de grands enjeux à détecter automatiquement des influenceurs. La machine peut aider à proposer des candidats parmi un grand nombre d’influenceurs potentiels mais encore un fois le jugement humain reste indispensable.

Dans la version de base d’Europresse nous avons pris le parti d’identifier comme influenceurs les individus ou entités rédactionnelles ayant le plus d’audience, laissant la crédibilité au jugement de l’utilisateur.

Notre solution Analytik permet cependant d’aller beaucoup plus loin dans l’identification d’influenceurs en mettant en relation un grand nombre de métriques (score klout, portée, type de média, tonalité, géographie…) afin de traiter uniformément les influenceurs sociaux et traditionnels.

Tableau de bord Analytik Evolution, Europresse

Tableau de bord Analytik Evolution, Europresse

D’après-vous se dirige-t-on dans un avenir proche vers une meilleure analyse des tendances, des rumeurs, de l’e-reputation d’une entreprise ?

L’augmentation croissante des volumes d’information, ainsi que les bouleversements majeurs de l’environnement médiatique impliquent de porter une plus grande attention à la réputation (et pas uniquement l’e-reputation), donc d’engager des efforts additionnels. Les technologies en place sont encore jeunes mais de nombreuses entreprises et laboratoires de recherche s’y intéressent de plus en plus. Nous travaillons d’ailleurs conjointement avec le CRIM (Centre de Recherche en Informatique de Montréal) sur un ensemble de projets de recherche.

Même si je reste convaincu que, pour de nombreuses années encore, ceux qui sortiront le mieux leur épingle du jeu de la surveillance de la réputation ne se limiteront pas à des systèmes tout automatisés, les technologies pour aider à la détection et l’analyse vont grandement s’améliorer dans les courtes années à venir.

Europresse Analytik Presse Imprimée

Europresse Analytik Presse Imprimée


Merci à Philippe Bouffaut, Europresse.

Les illustrations de l’article ont été gracieusement fournies par Europresse. Elles portent sur l’analyse du mot clé « Moirans » sur 30 jours.


Site internet : http://www.europresse.com/

Networking

Le numérique n’est pas le saint Graal par Pascal Mendak

Présence numérique, veille et curation de contenus en ligne, inbound et outbound marketing, animation  et participation sur les réseaux sociaux : exister et s’exprimer sur supports numériques est devenu l’incontournable voie pour se faire connaître, développer son activité ou rechercher de nouvelles missions. Mais, tous ces leviers de communication ne doivent pas occulter la relation humaine et les contacts de visu.

Networking

 

Vous avez dit inbound marketing ?

Vous avez réalisé votre audit et réalisé le diagnostic de votre activité, via un SWOT[1], notamment, défini votre ciblage et votre positionnement qui vous distingue des concurrents réels ou potentiels, bref votre stratégie marketing ; il s’agit désormais d’attirer, séduire, convertir, permettre ou évangéliser, conclure et suivre[2]. Toutes ces étapes sont bien connues et souvent maîtrisées par les marketeurs. Depuis quelques années, l’inbound marketing, littéralement marketing entrant, prend une place dans toute démarche de conquête. Il s’agit tout simplement de faire venir les clients à soi au lieu d’aller les chercher. Créer un contenu pertinent, régulier et bien référencé sur son site (des mots-clés qui reviennent régulièrement dans vos articles et qui « parlent » à vos interlocuteurs), le faire connaitre par des emailing et des newsletters est l’étape fondatrice pour conquérir et gagner des leads. Les tutoriels ou formations basiques en quelques slides, livres blancs sont des outils judicieux pour poursuivre et entretenir toute démarche de fidélisation.

Mais l’inbound marketing n’est pas uniquement online : les traditionnels petits déjeuners-débats dans son cabinet ou une salle louée pour l’occasion restent assez efficaces pour attirer client ou prospects, pour peu qu’ils soient proposés gracieusement. Certes, la mise en place de webinars ou conférences en ligne a le vent en poupe depuis quelques années, mais cela nécessite quelques compétences et une formation technique (on voit encore trop souvent des vidéos réalisées par un smartphone mal maitrisé).

Dans une tout autre dimension « financière », on peut mêler le présentiel et le digital comme les récentes rencontres de l’UDECAM [3] où l’on pouvait suivre les débats salle Wagram, répondre à des sondages via une application dédiée sur son smartphone et disposer des résultats dans l’heure suivante et des synthèses immédiates des interventions !

L’humain avant tout !

Construire et entretenir son identité numérique apparaît donc aujourd’hui comme une évidence pour tout business development ou recherche d’emploi, mais les bonnes « vielles » recettes restent incontournables.

Elargir son réseau et l’entretenir nécessitent une présence physique régulière aux évènements professionnels qu’il importe de lister en amont pour organiser son activité (voir Maeght M., le guide du networking, pour développer votre clientèle, éd. Eyrolles).

Etre présent aux conférences, colloques et autres cocktails professionnels sera profitable sous deux conditions : savoir ce que l’on souhaite obtenir et avoir préparé la sortie, sinon, vous perdez votre temps sauf à profiter d’un hypothétique superbe buffet.

Au-delà de la traditionnelle carte de visite (avec ou sans QR code), savoir se présenter en 30 secondes ou plus (2 mn maximum; prenez un chronomètre pour mesurer votre temps de parole, car on a quelquefois de mauvaises surprises) nécessite un petit entrainement préalable. Une phrase d’accroche, son positionnement, sa valeur ajoutée experte au-delà de la simple identité professionnelle, cela se travaille seul ou accompagné, sauf à être un improvisateur né.

Une veille rapide de l’actualité avant tout évènement est aussi fortement conseillée. Les outils de veille de type Netvibes ou Hootsuite vous facilitent la tâche. Il importera alors de « capter, retenir l’attention et savoir s’adapter à son interlocuteur » (Boothman N., convaincre en 2 minutes, éd. Marabout). Comme sur les réseaux sociaux, donnez de l’information pour en recevoir. Ceux et celles qui prétendent encore que l’information c’est le pouvoir font désormais partie des has been.

Ensuite, prenez le temps de synthétiser par écrit votre rendez-vous et les prochaines étapes : contacts, remerciements, transmissions d’informations pertinentes par messages à vos contacts.

Et n’oubliez pas de sourire (même au téléphone cela « s’entend »), tout en adaptant votre gestuelle à vos propos et à votre interlocuteur.


[1] Strength (forces internes), weaknesses (faiblesses internes), threats (risques- extérieurs , opportunities (opportunités- extérieures) ; je conseille une formation marketing dédiée en 2 ou 3 jours à HEC exécutive ou ESSEC, testées…ou bien l’un des multiples ouvrages sur le marketing stratégique.

[2] La stratégie du sherpa, développée par G. Szapiro dans son ouvrage « L’inbound marketing » (éd. Jacques-Marie Lafont).

[3] Union des entreprises de conseil et d’achat média, http://www.udecam.fr/


Pascal MendakPascal Mendak, professionnel de l’information et de la communication

 

 

 

 

 

Les blogs juridiques et la dématérialisation de la doctrine, actes de la journée d'étude organisée par le Centre de Théorie et Analyse du Droit le 16 juin 2014, sous la direction d'Anne-Sophie Chambost, chez LGDJ (collection Contextes).

Les blogs juridiques et la dématérialisation de la doctrine

Les blogs juridiques et la dématérialisation de la doctrine, actes de la journée d'étude organisée par le Centre de Théorie et Analyse du Droit le 16 juin 2014, sous la direction d'Anne-Sophie Chambost, chez LGDJ (collection Contextes).Les blogs juridiques et la dématérialisation de la doctrine, actes de la journée d’étude organisée par le Centre de Théorie et Analyse du Droit le 16 juin 2014, sous la direction d’Anne-Sophie Chambost, chez LGDJ (collection Contextes), 2015. ISBN 978-2-275-04573-3

Pour acheter l’ouvrage : http://www.lgdj.fr/les-blogs-juridiques-9782275045733.html

Je vous laisse le soin de savourer le résumé de l’éditeur, avides que vous êtes d’en savoir plus sur cet ouvrage !

Résumé fourni par l’éditeur :

Par le rapport spécifique que le droit entretient avec l’écrit, le juriste ressemble parfois à un documentaliste juridique, avide des documents qui nourriront son raisonnement. Davantage sans doute que les autres sciences, le droit nourrit (et se nourrit) en effet une relation étroite au texte, et une importante production d’écrits est à la base de la science juridique (lois, normes, décisions de justice, œuvres de la doctrine…). Or si la littérature scientifique se penche volontiers sur la documentation juridique en général (voir les recherches récentes menées sur les genres doctrinaux, les manuels de droit ou les revues juridiques), elle n’abonde encore que peu au sujet de la documentation juridique électronique : la doctrine commence ainsi à peine à se pencher sur la thématique spécifique de sa dématérialisation.
Si la doctrine reste généralement définie comme une publication éditoriale, il convient sans doute de prolonger la question des supports de la doctrine, laissée en suspens en 2004 par Philippe Jestaz et Christophe Jamin (La doctrine, Dalloz) ; ces auteurs négligeaient en effet la distinction du papier et du numérique, au motif que ce dernier n’avait apparemment pas modifié les genres doctrinaux. Dans un contexte de développement de la numérisation de la documentation juridique, et face à la dématérialisation de la doctrine, l’audience toujours plus forte de certains blogs et la façon dont les institutions judiciaires se sont désormais dotées de sites web, n’oblige-t-elle pas à reconsidérer cette affirmation ? Type spécifique de site web ou composante d’un site plus général, le blog est en effet utilisé à fin de publication d’informations régulières, sous forme d’articles ou de billets généralement succincts, et rendant compte d’une actualité autour d’un sujet ou d’une profession donnés. Face à la prolifération des blogs juridiques, dont l’audience ne semble pas devoir se démentir, l’ambition de ce nouvel ouvrage de la collection Contextes. Culture du droit est de prendre la mesure du rôle que ces supports numériques jouent dans les évolutions actuelles de la doctrine, et de suivre l’évolution de l’écriture du droit à travers le développement de la dématérialisation de la doctrine.

Sous la direction d’Anne-Sophie Chambost, avec les contributions de Pierre-Nicolas Barenot, Hannah Birkenkötter, Hervé Croze, Gilles Devers, Yann-Arzel Durelle-Marc, Gilles J. Guglielmi, Edith Guilhermont, Geneviève Koubi, Roseline Letteron, Jean-Paul Moiraud, Vincent Ramette, Caroline Regad- Albertin, Nicolas Rousseau, Serge Slama, Maximilian Steinbeis et Marie-Andrée Weiss.

Pour consulter le sommaire détaillé et pour visualiser à l’écran l’avant-propos d’Anne-Sophie Chambost qui constitue une synthèse de l’ouvrage :

http://www.unjf.fr/recherche/nomodos/116-parution/8312-a-s-chambost-dir-les-blogs-juridiques-et-la-dematerialisation-de-la-doctrine-lgdj-2015

Mes impressions :

Ce n’est pas un ouvrage qui étudie le blog juridique sous ses aspects marketing et communication mais le professionnel qui envisage de devenir blogueur juridique pourra y trouver de nombreux arguments.

Sont abordés :

  • La place du droit et du juriste dans l’espace public médiatique

« Celui-ci (le blog) permet en effet de se faire une place dans un espace public médiatique dont le juriste n’apparaît pourtant plus forcément comme une figure incontournable ; en rendant sa matière moins aride, le juriste blogueur tient sans doute un moyen de reconquérir l’espace public…» (p. 7).
Voir notamment les propos de Gilles sur le rôle du blog pédagogue ou de la doctrine de vulgarisation (p. 101).

  • La liberté d’expression du blog versus l’esprit formaté des publications traditionnelles

« Les blogs sont associés à la liberté d’expression, que n’offriraient plus forcément les circuits classiques de diffusion éditoriale des connaissances : le ton des revues est formaté, alors que le style varie d’un blog à l’autre, d’une écriture objective à un parti pris d’écriture subjective et personnelle. » (p.11)

  • L’interactivité du blog favorisant le développement d’une doctrine à plusieurs mains

« Ils (les blogs) sont avant tout des carnets de bord sur lesquels on teste des idées et des hypothèses, qu’on améliore ensuite à partir des commentaires et des critiques » (p.14)

  • La complémentarité ou la concurrence entre blogs et revues juridiques

« Le blog est un marqueur en temps réel d’évolutions que les articles de revues viendront ensuite confirmer ou infirmer. » (p. 19)

Voir également le chapitre entier consacré à ce sujet Le point de vue d’un éditeur sur la dématérialisation de la doctrine : le cas des blogs juridiques par Vincent Ramette.

Si l’on est déjà blogueur juridique soi-même, cet ouvrage donne une vue d’ensemble de la blogosphère juridique et de ses motivations ainsi qu’une incitation à persévérer car croyez-moi, si l’on souhaite tenir sur la durée, il faut régulièrement se remotiver. Le blog juridique n’est jamais évoqué aussi longuement dans les revues juridiques ou même sur internet. La compilation des actes de la journée d’étude en donne une photographie actuelle, vivante et contrastée.

Si l’on envisage de se lancer dans l’aventure du blog juridique, on trouvera dans cet ouvrage des motivations et des conseils autres que techniques. Cette étude donne du sens à l’investissement personnel nécessaire dans le fait de tenir un blog juridique.

Pour tous ceux qui enseignent la matière juridique, cet ouvrage est aussi un moyen d’attirer l’attention sur cette nouvelle source d’information juridique.

D’autre part, je ne suis pas la seule à penser qu’un blog juridique est un moyen de se distinguer de la masse des 65.000 avocats français (ou 25.000 avocats parisiens) car plusieurs intervenants abordent ce point dans le livre. Il est temps d’en informer les étudiants juristes.

Pour le monde de l’édition juridique, il ne fait pas de doute qu’il faudra désormais compter sur les blogs juridiques et que ceux-ci par leur gratuité, leur instantanéité et leur diffusion via les réseaux sociaux, empiètent sur le terrain des revues papier et les offres numériques des éditeurs traditionnels.

Enfin pour qui a déjà un blog juridique, cet ouvrage est d’une lecture qui fait du bien, certes légèrement nombriliste mais essentielle pour entretenir la flamme, si j’ose dire. Les témoignages sur l’envers du décor d’un blogueur (juridique ici) sont rares en dehors des conseils techniques ou conseils en rapport avec l’écriture et le référencement qui foisonnent sur internet.

J’ai personnellement adoré tous les témoignages complémentaires et éclairants des blogueurs Roseline Letteron (liberté, libertés chéries), Gilles Devers (Les actualités du droit), Nicolas Rousseau (Les chevaliers des grands arrêts) et Yann-Arzel Durelle-Marc (Nomôdos).

On y parle de motivation, de rencontre entre l’auteur et son lecteur, de méthodologie dans la recherche des sujets ou dans la recherche d’un nom de blog, de vulgarisation et de démocratisation de la connaissance du droit, de tout ce qui fait la richesse de l’activité de blogueur.

Pour une approche marketing complémentaire, voir le Livre blanc sur le marketing digital pour les avocats de l’agence 1MIN30 qui fait l’objet d’un billet récent.

En prenant l’ouvrage en main, je m’étais dit que je ferai peut-être l’impasse sur la quatrième partie qui donne quelques exemples de blogosphères étrangères. Il ne faut pas ! Non seulement le droit comparé appliqué aux blogs juridiques est passionnant mais on y parle aussi des raisons de l’indifférence et de défiance à l’égard des blogs (donc une vision réaliste).

Je ne peux que conseiller la lecture de cet ouvrage d’autant plus que l’été est propice à la réflexion et la rentrée propice aux bonnes résolutions. Et si vous teniez un blog juridique ?

Jean-Michel Saläun, Benoît Habert (dir.). – Architecture de l’information. Méthode, outils, enjeux. Paris : ADBS/De Boeck, 2015. – Coll. Information & stratégie. – 206 p. – ISBN : 978-2-8041-9140-5

Manuel Architecture de l’information sous la direction de Jean-Michel Salaün et Benoît Habert

Jean-Michel Saläun, Benoît Habert (dir.). – Architecture de l’information. Méthode, outils, enjeux. Paris : ADBS/De Boeck, 2015. – Coll. Information & stratégie. – 206 p. – ISBN : 978-2-8041-9140-5Jean-Michel Saläun, Benoît Habert (dir.). – Architecture de l’information. Méthode, outils, enjeux. Paris : ADBS/De Boeck, 2015. – Coll. Information & stratégie. – 206 p. – ISBN : 978-2-8041-9140-5

Information et achat de l’ouvrage sur le site de l’éditeur : http://www.deboecksuperieur.com/titres/132647_2_0/9782804191405-architecture-de-l-information.html

(Description, sommaire, fiche techniques, auteurs, critiques, suggestions)

Sur ce billet du blog Introduction à l’architecture de l’information (http://archinfo01.hypotheses.org/1580), il est possible de consulter le sommaire de l’ouvrage ainsi que les résumés des différents chapitres (en cliquant sur la photo de l’ouvrage).

Un ouvrage coordonné avec le MOOC du même nom

Cet ouvrage a été lancé pendant le MOOC Architecture de l’information diffusé en mai 2015.

Là je dis BRAVO car faire émerger un concept jusqu’à lors inconnu avec un MOOC et un manuel me semble être une approche très intelligente.

Tous les inscrits au MOOC seront potentiellement des lecteurs de l’ouvrage.

A noter, ce livre est le premier manuel francophone sur le sujet.

On retrouve dans l’ouvrage les différents points abordés dans le MOOC mais d’une manière un peu plus détaillée.

Le niveau est ardu tout comme dans le cours mais curieusement, au bout de quelques semaines de cours, on commence à se faire au vocabulaire, aux concepts, aux principes de l’architecture de l’information et du coup relire certains chapitres permet d’avoir la sensation de mieux fixer ses connaissances.

L’ouvrage avec sa table des matières et son index est aussi un support plus facile à manipuler que le cours imprimé (si on a choisi de l’imprimer).

Des problèmes de traduction

L’ouvrage évoque lui aussi le problème de traduction des concepts dont j’ai déjà parlé dans mon retour d’expérience sur le MOOC.

« Nous avons choisi de traduire les noms anglais des principes de Resmini et Rosati par des verbes éventuellement accompagnés d’un adjectif. Dans tous les cas, c’est en effet un processus qui est visé – quelque chose à faire – ce qu’en français un verbe accompagné d’un adjectif traduit plus clairement qu’un nom ». p. 53

Quid du lecteur ?

Pour cet ouvrage, la position du lecteur me semble importante, selon que l’on est professionnel de l’information (et que l’on souhaite le demeurer) ou futur architecte de l’information.

Pour le professionnel de l’information, il est vraiment passionnant de découvrir le sujet et d’essayer de compléter ses lectures par de nombreuses sources annexes pour avoir une sorte d’état de l’art de la matière à un moment donné.

On pourra conserver dans sa pratique professionnelle certains conseils ou méthodes mais il ne sera vraisemblablement pas possible d’appliquer à la lettre tous les beaux principes théoriques lus et étudiés pendant le MOOC sauf à devenir soi-même un véritable architecte de l’information.

Personnellement j’ai été fascinée par la méthode du tri par cartes évoquée au chapitre 8 : classer numérique. Voir mon billet : La méthode du tri par cartes pour concevoir un plan de site internet.

Mais qu’est devenu le cahier des charges ?

J’ai été surprise de constater que le cahier des charges d’un site internet, qui est le seul document dont j’ai entendu parler lors de mes différents projets web, ne soit jamais mentionné, ni dans le MOOC, ni dans l’ouvrage.

Mon hypothèse est la suivante :

ceci vient peut-être du fait que le cahier des charges est sous la responsabilité du client qui l’envoie à plusieurs prestataires internet potentiels afin de les informer du projet et de leur permettre de candidater. Nous avons donc d’un côté le client (en demande d’un projet web) et de l’autre l’architecte de l’information qui exerce en agence web (prestataire). Le MOOC et l’ouvrage se placeraient plus du côté du prestataire que du côté du client (sauf pour évoquer l’expérience utilisateur) ?

Ou alors le cahier des charges est tout simplement has-been ?

De nombreux exemples

L’ouvrage présente l’avantage (par rapport au MOOC) de s’intéresser aux principes de l’architecture de l’information dans leur globalité et pas seulement pour un site internet.

De nombreux exemples permettent de mieux se figurer les différents principes : l’exemple de l’organisation d’un séminaire, le site internet de cosmétiques, le site internet d’un réseau de professeurs, le magasin IKEA…

Un titre qui fait sens

J’ai beaucoup aimé les analogies avec le métier d’architecte (de bâtiments).

« Contrairement à l’architecte traditionnel qui construit des bâtiments faits pour durer, l’architecte de l’information travaille une matière mouvante et fluide. Son projet doit être conçu pour pouvoir évoluer en permanence » (p. 88)

« Tout comme l’architecte d’un bâtiment n’est ni maçon, ni charpentier, ni électricien, ni plombier, mais doit connaître les principales possibilités et contraintes de ces corps de métier pour imaginer un bâti non seulement esthétique et fonctionnel, mais aussi réaliste et solide, l’architecte de l’information doit avoir une bonne culture numérique de base. Il n’est pas nécessaire qu’il soit informaticien mais il doit acquérir les expertises complémentaires indispensables » (p. 183).

A noter, sur le blog de l’Université de Lyon, les droit d’auteur de l’ouvrage (vendu 24,50 euros) reviendront à la junior entreprise des étudiants du master en architecture de l’information de l’université de Lyon. Très belle initiative de la part du collectif d’auteurs.
On peut donc parler d’un titre qui fait sens au sens propre comme au figuré !

Expérience utilisateur, enjeu économique majeur

Ce livre peut aussi constituer une première approche du concept d’expérience utilisateur (UX). Même si je me moque gentiment des gourous de l’UX design dans mon retour sur le MOOC, ce concept est, si l’on en croit les média, un des principaux leviers de l’économie numérique (cf. le succès des sites comme UBER ou Airbnb).

L’expérience utilisateur – UX (chapitre 7) fut aussi pour moi une grande découverte.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce sujet, je viens de lire une chronique récente sur la seconde édition de l’ouvrage de Sylvie Daumal : Design d’expérience utilisateur, Principes et méthodes UX (Eyrolles, 2015).

Chronique : http://www.cio-online.com/actualites/lire-la-rigueur-d-une-conception-orientee-utilisateur-7674.html

Site de l’éditeur : http://www.editions-eyrolles.com/Livre/9782212141764/design-d-experience-utilisateur

En conclusion

Si vous vous intéressez au sujet de l’architecture de l’information, que vous souhaitiez ou non en faire votre métier, ce livre me semble être un très bon investissement, un monde va s’ouvrir à vous !

 

Mooc Archinfo Logo

Retour sur le MOOC Architecture de l’information

Mooc Archinfo LogoC’est quoi un architecte de l’information ?

Je me suis inscrite à ce MOOC dans l’objectif de découvrir à quoi correspondait l’architecture de l’information. Je pense que je ne suis pas la seule dans ce cas. C’est une fonction qui semble bien développée et reconnue en Amérique du Nord mais est encore inconnue en France. Je pense que ce MOOC la révèlera aux professionnels intéressés par les évolutions de leur métier.

Référentiel de compétences sur le site Archinfo : http://archinfo.universite-lyon.fr/referentiel-de-competences/

Tel Monsieur Jourdain…

Le premier cours m’a convaincue que je faisais de l’architecture de l’information sans le savoir. J’ai en effet occupé les fonctions de chef de projet sur plusieurs sites internet et intranet. Si l’on considère le système d’information définit par JJ Garett (Module 1 : l’essentiel est invisible), j’admets sans peine que j’avais tendance à m’attaquer directement à la surface (dernière étape) sans passer beaucoup de temps sur les autres étapes (stratégie, cadrage, structure, ossature) à l’exception du cahier des charges. Ce comportement est sans doute assez commun, j’imagine que c’est aussi la différence entre l’étude théorique d’un métier et la vraie vie en entreprise où la pression est grande pour arriver vite à un résultat justifiant la dépense engagée dans la construction d’un site.

Un Mooc à la carte

Je n’étais pas disponible pour le lancement du Mooc ni pour la deuxième session. J’ai pu rattraper l’ensemble de chez moi le jeudi de l’Ascension. Je souligne à nouveau la grande souplesse de cette méthode d’enseignement qui permet d’adapter le Mooc à son emploi du temps même si l’idéal reste de suivre sa session hebdomadaire avec régularité.

Je n’avais pas bien saisi le caractère facultatif du livret que j’ai ouvert avant le début de cours. Dans la fiche « Modalités de suivi du Mooc », il est expliqué que le premier niveau consiste à suivre le cours et à répondre aux quiz tandis que le deuxième niveau consiste à alimenter un livret d’architecte de l’information avec les exercices proposés à chaque séquence dans le module « Pour aller plus loin ».

Dès la deuxième session, j’ai abandonné l’idée de faire tous les exercices du livret car j’étais également inscrite au MOOC Informatique et Libertés dont le calendrier chevauchait celui du MOOC Architecte de l’information. J’ai néanmoins conservé le Livret ouvert pour y consigner d’éventuels travaux de réflexions comme suggéré dans le premier webinaire.

Archinfo 9782804191405Un bon timing

La particularité de ce Mooc est d’accompagner la sortie d’un manuel publié dans la troisième semaine du programme. Là je dis BRAVO car faire émerger un concept jusqu’à lors inconnu avec un MOOC et un manuel me semble être une approche très intelligente. Tous les inscrits au MOOC seront potentiellement des lecteurs de l’ouvrage. Malheureusement avec tous les ponts du mois de mai 2015, je n’ai obtenu de mon libraire habituel le livre que le 1er juin (alors que nous étions dans la 5ème semaine du Mooc). Idéalement j’aurais apprécié d’avoir l’ouvrage sous les yeux quelques semaines avant le début du cours afin qu’il joue son rôle de support du cours.
A noter, ce livre est le premier manuel francophone sur le sujet. Il est très dense. Voir ma chronique de l’ouvrage Architecture de l’information, méthodes, outils et enjeux, sous la direction de Jean-Michel Salaün et Benoît Habert, ADBS/De Boeck, 2015.
Si vous vous intéressez au sujet, ce livre me semble être un très bon investissement, un monde va s’ouvrir à vous !

Bon travail à tous les ninjas ! (message d’encouragement de MJSalaun)

Autant vous dire que pour ce MOOC il faut du temps. Le nombre d’heures annoncées au lancement du MOOC (3 heures) est très en dessous de la réalité.

Je dirais même si vous faites le cours + les quizz + les exercices dans votre livret Architecte de l’information + les défis dans Stample + un peu de lecture dans « Pour aller plus loin » + beaucoup de lectures via Stample + la lecture du livre + le forum + les webinaires + les vidéos suggérées, c’est presque un job à temps partiel, je dirais 10/12 heures par semaine !

Pour ma part, j’ai suivi le cours + quizz + lectures (sur internet, via Stample, dans le livre) + forum + webinaires + certains exercices dans le livret mais adaptés à un projet personnel + quelques vidéos. Je pense que j’ai consacré à ce MOOC environ 6/8 heures par semaine, ce qui est déjà énorme pour un salarié à temps plein, sachant par ailleurs que je m’étais inscrite au MOOC Informatique et Liberté (même plateforme) qui commençait à la même période.
Du coup je n’ai pas vu beaucoup le soleil en mai. J’ai mangé du MOOC matin, midi et soir ! MIAM !

Pour être honnête, j’ai failli abandonner plus d’une fois, à cause de la charge de travail demandée pour suivre ce MOOC, à cause de sa difficulté technique et enfin du fait de la « pression de malade » mise sur tous les apprenants pour qu’ils complètent au plus vite leur livret d’architecte de l’information (non obligatoire je souligne à nouveau). Si on ajoute à cela la pression professionnelle classique et nos propres contrariétés personnelles (comme tous les objets, cafetière, compteur électrique, compteur de gaz, voiture, adoucisseur d’eau, thermomètre, qui se liguent contre vous le même mois), je dirais qu’il faut le tempérament du ninja pour survivre, mais croyez-moi, ça vaut vraiment la peine ! Même si vous ne faites qu’une partie du MOOC, il y aura forcément des aspects techniques, informatiques, documentaires, humains ou organisationnels qui vont vous passionner.

En mai, teste ce qu’il te plaît

Dans un premier temps, il vaut mieux être familier de la plateforme FUN sur laquelle est hébergée le MOOC ce qui vous donne déjà un peu plus d’assurance dans le suivi du cours.

Livret Archinfo, dessiné par Chloé ManceauEnsuite il convient de se familiariser avec Booktype : plateforme collaborative pour écrire des livres numériques. Même si la construction du Livret n’est pas obligatoire (ce qui n’était pas clair pour moi au début du MOOC), je pense qu’il est bon d’avoir un livret, soit pour y consigner les exercices, soit pour y prendre des notes.

Voir le mode d’emploi pour créer son livret d’architecte de l’information avec Booktype

http://archinfo.booktype.pro/livret-archinfo/_draft/_v/1.0/ecoweb-inf24-pun5-sci6355/

Puis il faut ouvrir un compte sur Stample : outil de veille collaborative et base de connaissances partagée si l’on souhaite lire les nombreuses ressources partagées par les membres du MOOC. Et croyez-moi il y en a eu des centaines !

Stample. Veille et curation en mode collaboratif par Fidel Navamuel (09/01/2015)

http://outilsveille.com/2015/01/stample-veille-et-curation-en-mode-collaboratif/

Si vous vous lancez dans les exercices, ça continue dans la valse des outils :

Codepen.io : pour modifier le code HTML d’une page et le code CSS associé

Et pourquoi pas un logiciel gratuit de mind mapping ou carte mentale pour l’exercice concernant la structure d’un site web ? Ou un logiciel pour construire ses maquettes d’interface ? Ou un logiciel pour présenter ses personas ?

En résumé, si vous aimez tester des outils, ce MOOC est fait pour vous ! Sinon, ça marche aussi avec des dessins sur du papier.

Les ensembles de compétences

Autant sur tout ce qui touchait aux sciences de l’information, je me suis sentie à l’aise et ravie d’apprendre de nouvelles choses, autant sur la partie Informatique du web…comment vous dire…j’ai beaucoup peiné et après une journée de travail ou même une semaine très chargée, certaines cessions étaient vraiment de trop (je pense à celle sur Web et bases de données). Je comprends mieux maintenant pourquoi tant de personnes décrochent des MOOCs en cours de route !

Ne vous laissez pas trop tromper par le mot « information » du titre de la fonction. Le MOOC architecture de l’information est certes compatible avec la fonction documentaire mais il faut tout de même être un documentaliste très très GEEK, limite informaticien dans une vie antérieure, si vous voyez ce que je veux dire…

Quant à la partie sur l’expérience utilisateur (on dit UX), ne manquez pas de visionner plusieurs vidéos suggérées sur le sujet.

Vous y verrez, des américains très sûrs d’eux, qui ne savent pas situer Paris sur la carte du monde, mais qui vous présenteront, avec leurs slides parfaits, la cartographie parfaite du site web parfait centré sur l’expérience de l’utilisateur parfait !

Le ninja se rebelle !

Jesse James Garrett (avec ton look à la Jonny Deep), si tu me lis en français dans le texte – j’en doute-, tu as une nouvelle fan à Paris (tu sais la patrie de Claude Debussy !) – je serai ta Vanessa ! Je caricature un peu mais à peine.

Cf. : http://www.nealite.fr/blog/evenement/ux-paris-jesse-james-garrett-video-6118.htm

Je rajouterais juste que parfois on a tout de même envie d’introduire un peu de « latin-franco-corso rebelle » dans tout ça !

Adopter certains réflexes et certaines méthodes, oui, se calquer sans sourciller sur la pensée des gourous du UX design, très peu pour moi !

Toutes ces théories, tous ces concepts, importés d’Amériques et Nord et traduits tant bien que mal en français, parfois ça m’a semblé très structurant, parfois ça m’a semblé complètement artificiel.

Ce paragraphe n’engage que moi, il reflète ma propre expérience utilisateur : une utilisatrice qui pendant le MOOC est tombée sur une cafetière toute neuve (d’une marque justement connue pour son design) tellement mal fichue qu’elle est partie à la benne directe, la preuve qu’en manière d’UX design, l’avenir est devant nous ! Haut les cœurs les braves Ninjas !

Excusez-moi chers lecteurs, j’ai juste fait 5 minutes de rébellion, normalement je suis plus mesurée…

Dans la vraie vie

http://www.choblab.com/gestion-projets/creation-ou-refonte-dintranet-un-retour-dexperience-sans-complaisance-10412.html

Je souhaitais juste reprendre ici un extrait du commentaire que j’ai laissé suite à la lecture du billet ci-dessus.

« D’autre part, je suis actuellement une élève du MOOC architecture de l’information (sur FUN) et ce billet est bien la preuve qu’il existe une sacrée différence entre les règles de l’art théoriques et idéales pour mener à bien un projet web et la dure réalité de la vraie vie en entreprise où les moyens humains et matériels ne sont pas toujours à la hauteur de vos attentes. Quant à l’investissement des futurs utilisateurs, il est parfois très relatif, d’où l’intérêt de ne les mobiliser qu’à bon escient. »

Dans la vraie vos projets ne seront pas forcément conduits dans le respect de toutes les règles de l’art apprises via ce MOOC.

Bien qu’ayant participé à l’élaboration de plusieurs sites intranets et internet avec de nombreuses agences web ou prestataires internet de toutes sortes, je n’ai JAMAIS entendu parler d’architecture de l’information, d’expérience utilisateur, de persona, de maquettes fonctionnelles, de méthode agile et encore moins de niveaux de Garrett. Je précise néanmoins que j’ai travaillé sur de petits projets au service d’une profession libérale ce qui n’a rien à voir avec de gros projets web au service d’une société commerciale.

Je pense retenir plusieurs concepts de ce MOOC pour mes projets futurs mais j’ai bien conscience que je ne serai pas en mesure de toute appliquer, ni que mes interlocuteurs habituels changeront leurs habitudes (sauf s’ils ont suivi ce MOOC !).

Avec le recul, je suis contente de m’être accrochée pour suivre les parties les plus techniques (informatique) et de ne pas être restée dans ma zone de confort (documentation, classification, gestion de projet). Faut pas se leurrer les ninjas, avec le phénomène des big data et celui de « l’ubérisation des services », on va vers une prise en compte grandissante de l’expérience utilisateur et vers plus de technologies donc autant prendre le train en marche. Ce MOOC est juste parfait pour ça !

Je modère ici mes précédents propos tenus sur les gourous de l’UX. L’étude de l’expérience utilisateur est non seulement un sujet passionnant mais c’est aussi une des clés du succès de nombreuses entreprises pour les années à venir. (Restons amis, Jesse James Garrett !).

 

UXMatthieuMingasson

Méthodologie du design d’expérience utilisateur par Matthieu Mingasson à Parisweb 2010

Attention aux traductions

J’ai beaucoup lu d’articles (même après la fin du MOOC) et regardé de vidéos en anglais. Au départ, il faut vraiment apprivoiser le vocabulaire spécifique au domaine mais ça vient très vite. Beaucoup de ressources sur le sujet ne sont disponibles qu’en anglais.

Ceci dit, au sujet de la délicate traduction des concepts de webdesing, qui viennent principalement d’Amérique du Nord, j’ai une anecdote intéressante.

Lors d’une présentation officielle de la future version d’une base de données, le présentateur, très imprégné de culture américaine, a traduit littéralement les termes « moles and warts » par verrues pour évoquer le fait que le site de démonstration n’était pas encore tout à fait au point et présentait des imperfections. Si les termes « moles and warts » sont tout à fait usités lorsque l’on parle de prototypes (non aboutis) avec des anglos-saxons, certains clients français ont eu un petit moment d’effroi, heureusement vite compensé par une mise au point lexicale. En conclusion, il faut se méfier des traductions !

Un MOOC qui respecte les cinq principes de Resmini et Rosati

Saluons l’excellent travail de l’équipe pédagogique ainsi que la qualité de la communauté autour du MOOC.

Ce MOOC était nativement riche, novateur et très bien structuré. Grâce à la communauté des apprenants, c’est devenu une vraie bible sur la matière.

C’est bien simple, j’ai trouvé ce MOOC à la fois explorable et appropriable (j’y ai fait mon propre chemin de documentaliste-webmaster), cohérent, souple et robuste, simple (bon pas toujours simple dans son contenu mais simple dans son organisation sur la plateforme FUN) et FORCEMENT coordonné, puisque selon les principes de R&R :

coordonner c’est faciliter les trouvailles, c’est favoriser la sérendipité,

vous pensez que ça me parle !

Ce retour d’expérience est personnel et se rattache uniquement à mon vécu, à ma formation et à mon expérience professionnelle. Votre vécu et votre expérience utilisateur pourraient être tout autre, notamment si vous êtes digitale native, étudiant ou informaticien.

Pour d’autres retours sur ce MOOC, voir le blog Introduction à l’architecture de l’information de l’Université de Lyon : http://archinfo01.hypotheses.org/

Livre blanc 1MIN30, marketing digital pour les avocats

Livre blanc sur le marketing digital pour les avocats par l’agence 1MIN30

Livre blanc 1MIN30, marketing digital pour les avocatsIl s’agit d’un livre blanc intitulé Le marketing digital pour les avocats, en 9 leçons. Gagner de nouveaux clients avec l’Inbound Marketing par l’agence 1MIN30. Format PDF, 22 pages, (2012 ?).

https://www.1min30.com/ressource/le-marketing-digital-pour-les-avocats-en-9-lecons

Ce document donne des conseils judicieux principalement sur l’intérêt de tenir un blog juridique pour un avocat avec l’objectif de s’en servir  pour développer ses prospects et ses clients.
C’est un document beaucoup plus détaillé et concret que les habituels articles d’agences de communication qui se contentent de dire que bloguer c’est bien et que de ne pas assurer son marketing digital c’est mal !

Un manuel de conseils et de bonnes pratiques pour répondre à 9 questions :

  • Quel est l’intérêt de bloguer pour un avocat?
  • Comment réussir son blog?
  • Comment trouver les mots justes pour adresser vos futurs clients?
  • Comment renforcer votre visibilité et générer du trafic?
  • Comment utiliser les réseaux sociaux pour démultiplier le rayonnement de votre site?
  • Comment respecter les recommandations du conseil de l’Ordre?
  • Comment fidéliser vos lecteurs et les convertir en clients?
  • Comment mesurer l’efficacité de votre action?
  • Comment s’inspirer des bonnes pratiques?

Chaque chapitre de l’ouvrage fait l’objet de recommandations fort pertinentes et vraiment adaptées aux avocats. Un encadré relatif à l’expérience agence clôture chaque chapitre. Cet encadré comprend des incitations neutres de type « si vous recourez aux services d’un prestataire externe », « si vous confiez à un prestataire le développement de votre présence sur le web ».On l’aura bien compris, l’idée est de placer les services de l’agence 1MIN30, auteur du document, mais c’est de bonne guerre !

Ce document me semble très utile dans plusieurs cas :

  • pour les avocats qui envisagent de se lancer de manière autonome dans l’aventure du blog juridique,
  • à lire avant de rencontrer une agence webmarketing quelques soient vos projets,
  • à lire avant de suivre une formation dans ce domaine car elle devra être plus détaillée et plus opérationnelle que le livre blanc évoqué ici car sinon à quoi bon ?

Plusieurs blogs juridiques d’avocats sont mentionnés au fil des chapitres à titre d’exemples, il est juste dommage de ne pas trouver une liste récapitulative avec les adresses des sites en annexe.

Blog et réseau

J’adhère à tous les conseils de l’agence sauf celui de l’externalisation de la production de contenus pour un blog juridique.

Je m’explique.

Je trouve primordial de se faire aider par une agence ou un webdesigner indépendant pour la réalisation technologique d’un site internet ou d’un blog juridique. Programmation, ergonomie, graphisme ne s’apprennent pas à la fac de droit, autant les confier à des spécialistes.

Idem pour ce qui est de produire des infographies ou des vidéos professionnelles ou tout type de contenu qui nécessiterait une expertise technologique propre que l’avocat ne possède pas forcément.

Quant au contenu texte d’un site internet, on peut imaginer qu’un avocat serait mieux placé pour défendre ses valeurs même si l’on peut envisager qu’il fasse appel à une agence pour rédiger le texte (à valeur pérenne) à sa place, faute de temps par exemple.

En revanche, pour le contenu d’un blog juridique, qui est du contenu d’actualité et qui va de pair avec la veille juridique et l’expertise de l’avocat, je ne vois pas l’utilité de confier cette tâche à une agence (même remarque pour la tenue d’un compte Twitter). Que direz-vous à votre potentiel client qui vous aura connu par vos billets ou par votre compte Twitter si vous n’êtes pas l’auteur des billets ou des twitts en question ?

  • OUI à de l’aide pour l’organisation ou la mise en place de la ligne éditoriale du blog juridique,
  • OUI à de l’aide dans la rédaction de billets dont vous pourrez confier certaines recherches à des stagiaires juristes (en oubliant pas de les citer comme co-auteurs),
  • OUI à l’utilisation de bases de données juridiques gratuites ou payantes pour alimenter votre veille juridique,
  • OUI au recours aux services d’un documentaliste juridique pour vous aider dans votre veille juridique si vous avez la chance d’en avoir un mais,
  • NON aux billets prémâchés par une agence web qui vous privera de tout l’intérêt intellectuel de la démarche d’écriture, de l’effort que constitue la synthèse de vos idées, de l’exploration de domaines juridiques hors de votre zone de confort, de la satisfaction du billet écrit par vos soins qui rencontre son lectorat.

Attention je sors du contexte de ce livre blanc pour insister sur ce point de l’externalisation de la rédaction de contenus pour blogs juridiques par des agences de webmarketing, appelées aussi agences de « content marketing ». J’ai récemment lu ce conseil d’externalisation à plusieurs reprises; or il me semble que c’est une erreur.

Le bon conseil serait pour moi : si vous pensez, après étude, que vous n’êtes pas fait pour tenir un blog juridique (ou que vous n’avez pas de temps à consacrer à ce projet), n’en faîtes pas un à tout prix mais concentrez vos efforts marketing sur autre chose.

Ceci dit, ce point n’est pas du tout l’unique préoccupation de l’agence 1MIN30, bien au contraire. Il s’agit juste d’une suggestion parmi beaucoup d’autres. Les missions de l’agence 1MIN30 sont bien plus variées que le « content marketing », voir leur site pour s’en convaincre.

J’aurais juste envie de vous dire qu’il est URGENT de lire Le marketing digital pour les avocats en 9 leçons, d’autant plus que l’été est une période propice à la mise en place de ce type de projet.

Bravo à l’agence 1MIN30 pour la qualité de ses recommandations et merci à Pascal Mendak de m’avoir signalé ce document via Twitter.

Maxime MAEGHT

Interview de Maxime Maeght, auteur du guide du networking

Maxime MAEGHTPrécédemment journaliste puis fiscaliste chez un notaire, Maxime Maeght est responsable du développement du cabinet d’avocats Alerion.  Il a rédigé un livre dédié aux professions du conseil, « Le Guide du networking pour développer votre clientèle », publié aux Editions Eyrolles. Retour sur son utilité pour les avocats.

 

 

Comment vous est venue l’idée d’écrire ce guide du networking ?

Mes premières expériences journalistiques m’ont d’abord donné l’occasion de côtoyer des professionnels d’horizons très divers et disposant souvent d’un réseau très étoffé : cela m’a permis de prendre très rapidement conscience de l’importance du réseautage. Mon passage dans le conseil, d’abord au sein d’un office notarial, puis dans un cabinet d’avocats a conforté cette impression. J’ai donc tenté de synthétiser les meilleures pratiques et de mettre les pièges en perspective pour présenter une méthode de réseautage aussi réaliste et efficace que possible pour le monde du conseil spécifiquement.

Pourquoi une cible si large ?

Je ne pense pas que cette cible soit large. Le networking revêt principalement deux finalités : satisfaire une exigence en termes de ressources humaines (recruter ou évoluer dans sa carrière) ou développer son chiffre d’affaires. Ce livre envisage uniquement ce dernier aspect. Surtout, les techniques de réseautage commerciales différent en fonction des secteurs d’activité. Au sein même du secteur tertiaire par exemple, on ne réseaute pas de la même façon selon que l’on vend des services aux collectivités ou du conseil. C’est pourquoi il semblait nécessaire de circonscrire le propos au networking commercial pour les professionnels du conseil uniquement. La cible me semble donc au contraire assez restreinte.

Pour les avocats, l’ouvrage tient-il bien compte des règles déontologiques propres à la profession et du décret relatif à la sollicitation personnalisée (29/10/2014) ?

Le réseautage a toujours été utilisé par les avocats pour développer leur clientèle. Ce guide détaille simplement les techniques permettant à chacun de réseauter en bénéficiant d’un retour sur investissement commercial : bénéficier de recommandations, se rendre utile à un client cherchant un poste, réseauter avec ses confrères, etc. A charge pour eux de les utiliser dans le respect de leur déontologie, en termes de secret professionnel et de prévention du conflit d’intérêt notamment.

S’agissant de la sollicitation personnalisée (ou démarchage), la réponse est très simple : il n’en est pas question dans le livre qui se cantonne au réseautage. Ce dernier permet en effet d’être contacté par un client sans avoir à le solliciter directement.

Le démarchage étant d’actualité pour les avocats, j’ai cependant souhaité le comparer très sommairement au réseautage et interroger d’autres professionnels du conseil (banquiers d’affaires, consultants, etc.) sur ces questions. A ce titre, il est intéressant de constater qu’un grand nombre de ces professionnels ayant depuis toujours la possibilité de démarcher privilégient le réseautage, tant pour asseoir leur notoriété que pour développer leur chiffre d’affaires. Ceux-ci ne recourent ponctuellement au démarchage que dans certaines situations particulières (lancement de nouvelles activités, prospection sur de nouveaux territoires, etc.). En outre, les deux techniques peuvent être mixées en réseautant avec des personnes connues au gré d’une action de démarchage par exemple.

J’imagine que vous vous appuyez sur votre propre expérience. Avez-vous découvert des outils, des astuces à l’occasion de la rédaction de l’ouvrage ?

Mon expérience personnelle a été un bon point de départ pour rédiger ce livre. En termes de développement du chiffre d’affaires, les meilleurs réseauteurs ne sont pas forcément ceux qui écrivent des ouvrages sur ce sujet : ce sont plutôt ceux qui ont du succès sur le terrain. C’est pourquoi il était primordial de les rencontrer pour donner une valeur ajoutée au projet. J’ai donc profité de ce dernier pour échanger avec d’autres professionnels de différents âges et de différents métiers. Ce livre détaille en effet les différentes pratiques des différentes professions du conseil complémentaires à celles de l’avocat : conseils en fusions & acquisitions, notaires, experts-comptables, conseils en stratégie, chasseur de têtes, etc. Aussi lui permettra-t-il de comparer ses méthodes avec celles d’autres professionnels. Un avocat détaché en entreprise pourra par exemple s’intéresser à la manière dont réseautent les consultants qui passent une grande partie de leur temps dans les locaux de leurs clients par exemple.

Le lecteur de l’ouvrage pourra-t-il facilement mesurer un retour sur investissement (avant/après la lecture) ?

Je l’espère ! Une partie du livre est d’ailleurs consacrée directement à la mesure de son potentiel et de sa progression. Cette dernière ne doit pas uniquement s’envisager en termes de chiffre d’affaires encaissé, faute de quoi le retour sur investissement semblerait bien décourageant au début…

D’autres critères intermédiaires peuvent être pris en compte : nombre de fois où l’on a été recommandé, nombre de fois où on a pu se rendre utile à un dirigeant, progression dans la précision des mises en relation, etc. Le livre donne d’ailleurs quelques conseils pour lutter contre les phases de découragement survenant lors des efforts de réseautage.

Quelles sont les clés du succès d’un bon réseauteur ?

 Il existe de multiples manières de réseauter pour développer son chiffre d’affaires : tout dépend de son tempérament. Toutefois, quelle que soit la méthode choisie, deux éléments doivent être gardés à l’esprit.

Il convient d’abord de bannir tout raisonnement à court terme : les actions de réseautage donnent leurs fruits au bout d’un certain temps, très souvent au moment où on ne s’y attend pas. Aussi faut-il s’armer de patience. Il importe ensuite de réseauter prudemment. S’il faut doser ses efforts pour ne pas perdre trop de temps soi-même, il est primordial de ne pas en faire perdre à ses contacts. C’est pourquoi les prescriptions doivent être qualifiées et utiles pour les personnes mises en relation, faute de quoi il en résulte une perte de crédibilité au fil du temps.

Il semble par ailleurs nécessaire de préciser que tout le monde dispose d’un réseau. La première chose à faire est de l’auditer pour s’en convaincre. Qu’ils s’agissent d’anciens camarades d’université, d’anciens collègues ou de personnes croisées dans le privé, la plupart des gens ne soupçonnent même pas l’étendue de leur réseau. Tout le monde peut s’y mettre.

Merci Maxime !
Relire ma chronique sur le Guide du networking.

MMaeght Guide Networking