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L'oiseau de Twitter par @GuelfucciC

Pourquoi utiliser Twitter pour sa veille métier ?

L'oiseau de Twitter par @GuelfucciC

Sculpture oiseau fourchette par @GuelfucciC

Vous l’avez sans doute remarqué, les listes de diffusion professionnelles se vident progressivement de leur contenu, c’est une des raisons pour lesquelles il convient de se tourner vers Twitter pour effectuer sa veille métier.

En voici quelques autres :

Pour obtenir l’information en exclusivité ou pour obtenir une information que l’on ne retrouvera pas forcément ailleurs car il est difficile de suivre soi-même tous les sites. Twitter peut être considéré comme un agrégateur de contenus, qu’il convient néanmoins de relever très régulièrement car la durée de vie de l’information y est très courte.

Pour avoir une seconde chance de lire une information à haute valeur ajoutée.  
Certains blogueurs productifs et influents (re)diffusent via Twitter leurs contenus anciens. Ce sont souvent des articles à forte valeur ajoutée, plus ou moins anciens (en général de six mois à deux ans) mais toujours pertinents. De tels messages sont souvent précédés par la mention [Relire] qui indique que l’on a bien affaire à un contenu déjà diffusé. Ce dispositif est particulièrement intéressant lorsque l’on suit depuis peu une personne, que cette personne publie beaucoup (parfois même sur plusieurs sites) et que l’on a loupé ses « bonnes feuilles ». Pour celui qui twitte de la sorte c’est un moyen d’être dans l’actualité sans effort et en valorisant du contenu vraisemblablement enfoui dans la masse internet; pour celui qui le lit, c’est un moyen de faire une veille métier sur des billets où l’information est toujours bonne à prendre même plusieurs mois après sa diffusion.

Suivre des comptes personnels et identifier les experts :

En tant que medium d’information, Twitter permet d’obtenir du contenu plus rapidement et en provenance de profils plus variés que ceux utilisant les classiques fils RSS (étrangers/français, professionnels/amateurs éclairés, etc.).

Pour veiller et diffuser sa veille ou pour suivre la veille de twittos influents.

Pour échanger avec ses pairs, créer et entretenir un réseau de collègues, pour communiquer avec certains professionnels parfois peu accessibles par ailleurs.

Pour obtenir un conseil, une expertise sur un sujet particulier.

Pour trouver des points de vue étrangers (principalement en anglais), des articles (posts) partagés par leurs auteurs ou des lecteurs.

Pour créer du trafic vers son blog, sorte de teasing (le cas échéant).

Suivre les comptes des éditeurs. Certains sont très proactifs sur Twitter alors que leur communication traditionnelle (papier) et numérique (e-mail, newsletters) est limitée. Une communication en temps réel qui pourrait à terme être utilisée pour prévenir des pannes ou éventuels dysfonctionnements et interagir avec les utilisateurs.

Suivre des comptes associatifs (par exemple ADBS, Juriconnexion) : notamment pour être informés d’évènements, pour connaître les points clés d’un évènement grâce aux tweet émis depuis l’évènement en question, pour commenter soi-même un évènement (livetweet). Pour être informé des formations.

Pour élargir ses connaissances en s’intéressant à d’autres secteurs d’activité ou à des outils communs aux métiers de l’information et de la communication. Pour flairer les nouvelles tendances et anticiper les évolutions du métier.

Pour trouver des infographies qui y sont souvent commentées d’autant plus qu’elle sont tellement plus parlantes qu’un long discours.


Les limites :

Se limiter dans les abonnements : trop de tweet tue le tweet… Ou alors il faut créer deux comptes pour ne pas mélanger intérêts personnels et suivi professionnel.

Ne pas hésiter à revoir régulièrement sa liste de ses abonnements.

Sachant que j’utilise Twitter pour une veille métier, je suis amenée à supprimer régulièrement les Twittos qui mélangent engouements personnels et compte professionnel. Je n’ai rien contre un message un peu personnel de temps à autre, notamment le week-end car souvent je peux aussi y trouver un intérêt (par exemple pour les messages à caractère culturel). En revanche, je trouve pénible de suivre une personne qui plusieurs fois par jour fera état de ses pauses café, dégustations de vins, de bières, apéros en tous genres et autres étapes gastronomiques. Non pas, que je n’ai pas l’esprit festif, mais ce genre d’engouement n’a pas de place à mon sens dans un compte Twitter à vocation professionnelle (sauf sur un compte de critique gastronomique ou d’œnologue). Je conseillerais plutôt à la personne d’ouvrir un autre compte Twitter ou de diffuser ce type de contenu à ses amis sur Facebook. Avis personnel qui n’engage que moi.

Pour une autre raison, j’ai été aussi amenée à supprimer des Twittos qui utilisent un logiciel de diffusion automatique de leur contenu et qui vous abreuvent plusieurs fois par jour de messages relatifs à du contenu plus ou moins ancien vous donnant la fausse impression qu’ils sont très productifs alors que vous avez affaire à 10-15 articles qui tournent en boucle. Autant je trouve la pratique de rediffusion de contenu ancien utile [fonction Relire évoquée ci-dessus] si elle est utilisée avec modération, autant l’automatisation de diffusion de contenu, façon matraquage du même article tous les deux jours, est particulièrement pénible. Tout est question de dosage.

Il faut par ailleurs savoir gérer son temps disponible. Suivre plusieurs comptes Twitter demande du temps (mais peut se faire sur dispositif mobile pendant les transports par exemple). Analyser quelques messages en détail demande aussi du temps. Interagir et publier sa veille peut être considéré comme une activité en soi, d’ailleurs certains twittos particulièrement actifs sont parfois consultants ou formateurs à titre principal, ou dorment très peu, ou les deux !

De façon plus générale, la veille effectuée grâce à Twitter doit être intégrée dans sa veille métier tout en conservant ses autres canaux d’information (presse professionnelle, ouvrages professionnels), e-mail, newsletters, fils RSS, recherches sur internet et surtout présence physique lors des manifestations avec un échange verbal entre participants qui ne sera pas limité à 140 signes !


Bref retour d’expérience de ma veille métier sur Twitter :

A la création de votre compte Twitter, méfiez-vous des propositions automatiques d’abonnements. Les miennes concernaient uniquement la communauté corse, on se demande bien pourquoi !

Pour sélectionner des abonnements, il suffira de consulter les abonnements d’un Twittos déjà inscrit au profil similaire. Une fois le profil lancé, Twitter vous suggère aussi des abonnements. N’oubliez pas de limiter vos sources en les évaluant régulièrement, sachez les diversifier plutôt que les additionner.

Sur ce point, on peut se reporter à un extrait du livre de Corinne Dupin Guide pratique de la veille, Klog éditions, 2014 :

Comme leur territoire est très vaste, le défi consiste à y dénicher les contributeurs susceptibles de faire pour soi office de filtres pertinents et de capteurs d’attention. En recommandant les publications qu’ils considèrent clefs dans l’actualité disponible, ils aiguillent leurs contacts vers des lectures ciblées. La délégation du choix de lecture peut avoir ses vertus : gain de temps, indentification de nouvelles sources, découverte de points de vue inédits, ouverture du champ d’investigation…

Ce rôle d’aiguilleur peut évidemment parfaitement être endossé par le professionnel de l’information. Sa tâche consiste ainsi à la fois à identifier ses « tiers de confiance » (de l’art de bien s’entourer !) et à faire lui-même office de « recommandeur » après avoir gagné ses galons de « garant de l’information pertinente ». (p. 65)

Je consulte mon fil d’actualités plusieurs fois par jour.
Je scanne les titres rapidement, je lis parfois une actualité en ligne sur dispositif mobile, éventuellement je retweete une information (assez peu pour l’instant pour éviter les doublons).

Une à plusieurs fois par semaine, je choisis une actualité avec un lien, j’imprime l’article que je lis à tête reposée. Certains de ces articles inspirent ma réflexion et me donnent parfois l’idée d’un article sur ce blog où j’essaye de synthétiser ce que j’ai lu (appropriation de l’information) en ajoutant mon propre point de vue.

J’émets un tweet si j’estime avoir une information originale. Je diffuse les articles de mon blog via Twitter ce qui me permet d’améliorer leur communication.

Je n’oublie pas les autres canaux d’information.

L'oiseau de Twitter par @GuelfucciC

Décoration métal l’oiseau de Twitter par @GuelfucciC

@GuelfucciC, twittos débutante

Avec l’aimable relecture de Pascale Richard, @rascalitsa

 

 

 

Connecté

Documentalistes juridiques, nouvelles fonctions, le point de vue américain

Connecté

L’article de Robert Ambrogi, Turning challenges into opportunities: new directions for legal information professionals: http://www.lawsitesblog.com/2014/10/turning-challenges-opportunities-new-directions-legal-information-professionals.html publié le 28 octobre 2014 sur le blog Law Sites, donne aussi quelques pistes d’évolution du métier, version américaine et fait écho à un article que j’ai publié sur ce sujet : https://www.serendipidoc.fr/les-evolutions-du-metier-documentaliste-nouvelles-fonctions/

L’auteur y met en avant plusieurs nouvelles fonctions : éditeur, intermédiaire facilitant l’accès à l’information légale, analyste de marché, formateur, knowledge manager…

A signaler un argument qui me semble de plus en plus juste :

« Librarians as publishers, Part II: Help your firm or institution use blogs and social media to help push it knowledge and resources to its constituents. You can help in researching, writing and maintaining blogs and in both tracking and participating in social media. »

Ce point complète utilement un récent article que j’ai écrit sur le sujet : Avocats, pourquoi tenir un blog ? https://www.serendipidoc.fr/avocats-tenir-blog/

Sur l’article de Robert Ambrogi je souhaiterais néanmoins apporter une nuance qui tient à la particularité du marché du droit français.

Dans le monde anglo-saxon, les fonctions communication/marketing/business development sont bien distinctes des fonctions documentaires.
De ce fait, plusieurs auteurs américains semblent récemment s’étonner du rôle que pourraient jouer les documentalistes dans le business development du fait de leur maîtrise des bases de données presse et d’une manière générale de leur parfaite maîtrise des recherches sur les entreprises, sur leurs dirigeants et sur les secteurs d’activité.
Dans les structures françaises, la frontière est plus floue entre ces deux départements. Il arrive assez fréquemment qu’un cabinet (français) externalise la fonction communication ce qui amène forcément le/la documentaliste à utiliser des outils (agrégateur de presse, bases de données d’intelligence économique, bases de fiches CV gratuites ou payantes) qui ont plus à voir avec le business development que la recherche juridique pure.
Il me semble que l’on ne s’étonnera pas en France de voir une documentaliste juridique sortir un panorama de presse pour aider un avocat à préparer un rendez-vous ou à répondre à un appel d’offre, comme on ne s’étonnera pas de voir les départements documentation et communication collaborer au sein d’une même structure dans le but de servir les avocats et non se concurrencer comme cela semble être sous-entendu par quelques auteurs américains.
Cette concurrence contre-productive est sans doute induite par la crise qui oblige chaque fonction support à défendre son territoire.

Veille

Les consultants en veille, les formations en veille juridique

Veille

Petit panorama de quelques consultants en veille et de formations en veille juridique.

Plusieurs possibilités pour se former aux techniques de veille :

 

 

 

 

  • assister aux conférences/ateliers animés par les intervenants cités ci-dessous,
  • les suivre sur leurs sites respectifs ou sur les réseaux sociaux,
  • lire leurs publications,
  • suivre une formation via un organisme de formation ou une formation individuelle.

NB : je me suis limitée aux consultants, formateurs et organismes que je connais; je vous invite à compléter la liste en m’écrivant le cas échéant.
Liste par ordre alphabétique de nom.
Le texte Descriptif de leur activité correspond à un copier/coller des informations de présentation trouvées sur les sites internet des consultants.


Béatrice Foenix-Riou

http://www.recherche-eveillee.com/ : blog entièrement refondu en septembre 2014

Descriptif de son activité :

Béatrice Foenix-Riou a créé BFR Consultants – un organisme de formation agréé – en décembre 2008, et offre son expertise dans le cadre de formations sur-mesure, de conférences et d’accompagnements personnalisés, sur des thématiques liées à la recherche d’information et à la veille sur Internet (Google, flux RSS, outils du Web social, etc.).

Depuis 2010, elle est administratrice de l’ADBS (Association des professionnels de l’information) ; elle est responsable du secteur Veille et Recherche sur Internet, qui rassemble près de 800 adhérents ; elle organise régulièrement pour ce secteur des ateliers couvrant le large domaine de la recherche et de la veille (“Comment diffuser les résultats de sa veille ?”, “Quelles alternatives à Google ?”, etc.).

On trouvera sur le Blog de Recherche-eveillee.com le compte-rendu des différentes manifestations.


Didier Frochot et Fabrice Molinaro

http://www.les-infostrateges.com/

Descriptif de leur activité :

Dans un monde où l’information devient la denrée économique essentielle, notre société Les Infostratèges maîtrise la gestion de l’information dans toutes ses dimensions stratégiques. De l’accompagnement en droit de l’information jusqu’à l’organisation de son capital information-connaissances en passant par la gestion de projet web, l’e-réputation et la veille stratégique, nous intervenons auprès des entreprises privées, des collectivités territoriales et des ministères.

Nos modalités d’intervention se déclinent autour de l’Audit, du Conseil, du Développement, de la Formation, mais aussi de la Presse et de l’édition professionnelle, autour de notre site d’information.

Les Infostratèges, ont lancé le blog votre-reputation.com en septembre 2014.

Hormis les pages de présentation des activités en e-réputation des Infostratèges, la partie blog proprement dite publiera des informations ciblées sur ce domaine devenu très vaste. Le domaine couvert par l’e-réputation va en effet du bon référencement naturel aux lentes évolutions du droit de l’Internet et de la responsabilité éditoriale, en passant par la veille stratégique pour la surveillance des vecteurs de réputation, ou par les stratégies de noms de domaine et de marques. C’est dire qu’il y aura matière à traiter régulièrement de ces diverses facettes.


François Libmann Consultants (FLA)

http://www.fla-consultants.com/fr/

Descriptif de leur activité :

FLA consultants, cabinet de veille, d’intelligence économique et d’intelligence scientifique Veille (stratégique, concurrentielle, technologique, etc) Recherche d’informations ponctuelles à la demande Conseil (Système de veille, processus documentaires, etc) Formations à la recherche d’informations et la veille Soutien informationnel pour le développement à l’international.

Bases Publications, SARL de presse créée en 1985, est la société-sœur de FLA Consultants. Elle édite deux lettres professionnelles destinées aux professionnels de l’information ou toute personne intéressée par ces problématiques: Bases et Netsources.


Frédéric Martinet

http://www.actulligence.com/

Descriptif de son activité :

Spécialiste des outils de veille et de recherche d’information sur Internet Online reputation management : surveillez, évaluez et gérez votre réputation Formations des équipes de documentation et de veille aux méthodes et outils de veille et de recherche d’information Gestion de projet, conseil et accompagnement sur la mise en place et l’animation des démarches de veille


Les formations en veille juridique

NB : par ordre alphabétique de nom de formateur

♦ Mieux utiliser internet pour vos recherches juridiques (LAMY) par Benoît Bréard, Responsable Documentation du Cabinet Shearman & Sterling :

http://www.lamy-formation.fr/formation/5335-mieux-utiliser-internet-pour-vos-recherches-juridiques.html

♦ Optimiser sa veille juridique (ADBS) par Stéphane Cottin, Chargé de mission au Secrétariat Général du Gouvernement

http://www.adbs.fr/optimiser-sa-veille-juridique-143505.htm?RH=1410350879074

♦ La veille juridique (SERDA) par Didier Frochot, Consultant-Formateur veille et e-reputation Les Infostratèges

http://formation.serda.com/formations/veille_juridique

♦ Organiser une veille juridique efficace (EFE) par Jean Gasnault, Responsable Documentation du Cabinet Gide

http://www.efe.fr/formation/organiser-une-veille-juridique-efficace.html

♦ Internet juridique : méthodes de recherche et de veille (ELEGIA) par Tiphaine de Mauduit Responsable Documentation du Cabinet Franklin
http://www.elegia.fr/formations/internet-juridique-methodes-de-recherche-et-de-veille_d32190015

♦ Veille juridique sur internet. Trouver et transmettre rapidement l’information juridique (COMUNDI) par Sandrine Rouja, Juriste, Responsable Veille juridique – Juriscom.net

http://www.comundi.fr/formation/13197/veille-juridique-sur-internet.html

Nuage de mots pour Sérendipidoc

Lancement du site Sérendipidoc

Nuage de mots pour Sérendipidoc

 

Chers tous,

J’ai le plaisir de vous annoncer le lancement du site https://www.serendipidoc.fr/

Il s’agit d’un site personnel qui regroupe des articles à caractère professionnel sur le métier de documentaliste juridique. Ce site est constitué, d’une part, par la reprise de la partie « Pro » de mon (ancien) site internet personnel et d’autre part, par la mise en ligne de nouveaux articles préparés depuis juin 2014.

Vous trouverez sur ce site : une bibliographie sur le métier de documentaliste juridique, des retours d’expérience notamment sur l’utilisation des logiciels SPIP et PMB, des comptes-rendus de réunions dans le cadre de mes activités de documentaliste juridique et de webmaster.

Egalement sur ce site des pages plus personnelles sur certaines de mes activités en rapport avec l’écrit : carnets de voyages, visites de bibliothèques, « bibliotourisme », livres objets…

Si vous souhaitez mettre en ligne un retour d’expérience, une bonne pratique, un compte-rendu de conférence/atelier/formation ou une synthèse de message d’une liste de diffusion professionnelle, n’hésitez-pas à me le faire savoir.
De même, si vous aussi vous pratiquez le « bibliotourisme » pendant vos congés, n’hésitez pas à partager vos meilleurs souvenirs.

Bonne lecture !

Bien cordialement,

Carole Guelfucci

Et pourquoi ce drôle de nom ? https://www.serendipidoc.fr/a-propos/

 

Documentaliste

Les missions d’un documentaliste juridique

Documentaliste

Un article qui recence les missions courantes d’un Service Documentation Juridique.

1.1.        Gestion quotidienne du service

La gestion des abonnements regroupe à elle seule la réception, l’enregistrement, le classement, la reliure, la facturation et la commande de numéros manquants pour les périodiques et les feuillets mobiles.

o   inventaire du fonds documentaire ayant pour but la réalisation d’une base de données consultable directement sur les postes sous forme de site intranet

o   commandes : commandes de codes, mémentos, ouvrages, périodiques et feuillets mobiles, suggestions d’acquisitions ou de résiliations, recherches bibliographiques

o   enregistrement du courrier : bulletinage, numéros manquants

o   reliure : des périodiques

o   relations avec les fournisseurs, négociation des offres

o   factures et suivi comptable du budget

o   mises à jour : des collections à base de feuillets (parfois via un agent classeur)

1.2.        Réalisation de produits et services documentaires

o   construction, utilisation et mise à jour des outils de classement et d’indexation (thésaurus, plan de classement, langage contrôlé d’indexation)

o   revue des sommaires

o   dossiers documentaires ou synthèses documentaires,dépouillement d’articles(de plus en plus électroniques)

o   panoramas et revue de presse ou diffusion sélective de l’information selon sujet d’actualité ou groupes de travail

o   lettres d’information ou de veille

o   veille juridique selon recherches en cours, centres d’intérêt des avocats

o   veille économique, information sur les sociétés et leurs dirigeants selon les clients

o   base de connaissances contenant des notes, modèles, contrats (Knowledge Management, KM) ou administration d’une partie dédiée de la base Gestion électronique des Documents (GED)

o   organisation, rédaction et publication de contenus sur le Web

1.3.        Recherches documentaires

Recherches ponctuelles ou complexes à partir du fonds documentaire papier, sur bases de données en ligne publiques ou privées, sur internet ou par commande à l’extérieur.

Types de recherches : jurisprudence, doctrine, textes législatifs, conventions collectives, modèles d’actes, rapports, données chiffrées (informations financières), marques/brevets, information économique, information sur les sociétés et leurs dirigeants, informations prospectives de type intelligence économique, références bibliographiques, etc…

1.4.        Relations avec les utilisateurs

o   accueil, orientation, assistance et conseil des avocats et stagiaires avocat, juristes

o   conception et réalisation d’enquêtes de besoin et de satisfaction

o   formation à l’utilisation des sources et des outils documentaires, méthodes et outils de recherche d’information, livret d’accueil

o   circulation et prêt des documents, diffusion sur profil

1.5.        Autres tâches (relativement courantes)

o   Webmaster : création et mise à jour des sites internet et intranet

o   Communication : annuaires, classements, relations presse

o   Record Manager : gestion des archives documentaires de l’entreprise

 

Pour en savoir plus sur les évolutions du métier et les nouvelles missions, consulter l’article sur les nouvelles fonctions.

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Plan du cours HEAD : savoir faire une recherche juridique performante

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Depuis 2014, j’enseigne un module Documentation Juridique pour l’école HEAD (l’Ecole des Hautes Etudes Appliquées du Droit).

Objectif du cours : faire une recherche juridique performante en se familiarisant avec les différentes sources et en apprenant différents trucs et astuces. Savoir optimiser les ressources d’un Service Documentation lorsque celui-ci est présent dans la structure.

Cours 1

·         Présentation de l’intervenant et du métier de documentaliste juridique : le métier/les missions d’un centre de documentation

·         Les différentes sources juridiques : quel type de source employer selon votre recherche ?

·         Savoir lire une abréviation juridique

·         Débat papier c/ électronique : les avantages et inconvénient de chaque support

·         Les évolutions de l’édition juridique

·         Les critères d’évaluation d’un site web

·         La logique booléenne et les opérateurs de recherche

·         Les règles pour trouver l’information pertinente sur internet

·         Tirer le meilleur parti de Google en recherche juridique : les fonctionnalités avancées

Cours 2

·      Faire une recherche juridique sur les sites publics (Légifrance, AN, Sénat, Eurlex…)

·      Faire une recherche juridique sur les sites privés

Connaître le contenu et l’organisation des bases de données, trucs et astuces de recherche.

Cours 3

Faire une recherche juridique dans des sources spécialisées :

·         presse économique/actualité,

·         information sur les sociétés,

·         autorités administratives indépendantes,

·         intelligence économique,

·         recherches bibliographiques,

·         domaines du droit.

Cours 4

·         Visite de la bibliothèque et présentation des outils : livret d’accueil de la Bibliothèque, intranet documentaire, intranet cabinet

·         La veille juridique : techniques, outils et sites spécialisés

·         La gestion des connaissances ou knowledge management

·         Le coût de la documentation juridique

·         Quelques notions de communication juridique

Logo traduction

Vocabulaire documentaire bilingue français-anglais

Logo traduction

 

Flavie Verrey, documentaliste juridique, nous propose un lexique français-anglais en sciences de la documentation.

Cette synthèse s’inspire très largement du vocabulaire de la documentation mis en ligne sur le site de l’ADBS mais son format original (fichier excel synthétique de 4 pages) en fait un outil pratique que l’on peut imprimer et consulter facilement.
Une petite révision peut s’avérer utile dans plusieurs circonstances comme : avant un entretien d’embauche en anglais, avant une visite de bibliothèque ou un salon professionnel à l’étranger, avant une présentation de base de données par un fournisseur étranger.

Article initialement mis en ligne en mars 2011.

Télécharger le vocabulaire (fichier excel) : English for librarian : lexique français-anglais en sciences de la documentation

Sur ce même sujet, voir la synthèse d’Emmanuel Barthe English for librarians.

Bibliothèque

Bibliographie de sources d’information sur le métier de documentaliste juridique

bibliothequeCette bibliographie s’est imposée lors de la préparation d’un cours de documentation juridique. Les sources citées étaient toutes présentes sur mon bureau mais n’avaient pas forcément été consultées dans le détail.

J’en tire quelques conclusions sur l’utilité de se documenter régulièrement sur son propre métier.

Il s’agit d’une auto-formation qui me semble indispensable si l’on souhaite « rester dans la course », d’autant plus que le métier de documentaliste juridique de 2011 n’a plus rien à voir avec le métier à mes débuts (1992).

Lorsque l’on est seule documentaliste à un poste, il est difficile de cumuler toutes les tâches. Contrairement à ce que l’on peut lire dans certains articles, les activités traditionnelles de documentation ne disparaissent pas au profit d’activités nouvelles et plus à la mode, elles se superposent ! Ainsi faut-il dans sa journée trouver du temps pour la réception physique des documents et pour leur intégration dans un catalogue de bibliothèque nouvelle génération avec tout ce que cela suppose de connaissances dans l’administration d’un intranet documentaire (ceci est un exemple parmi d’autres).

Néanmoins, même si l’on ne peut tout faire, ni tout connaître, il est toujours bon d’avoir lu une explication sur l’existence de telle technologie, telle fonctionnalité d’un moteur de recherche, tel terme barbare, traduit ou non de l’anglais, qui reviendra sans cesse dans les articles.

Prendre du recul sur son métier, permet souvent de constater que l’on fait les choses de manière intuitive avec parfois une certaine efficacité; si ce fonctionnement intuitif donne satisfaction, il est toujours rassurant de le vérifier; dans le cas contraire, il est toujours temps d’améliorer un point faible.

Nous n’avons pas attendu l’avènement du web 2.0 pour constater l’efficacité des réseaux professionnels. Une grande partie de l’information utile sur la profession s’échange entre professionnels. Elle se trouve au détour d’une conversation téléphonique, d’un déjeuner informel entre collègues, lors de la réunion d’une association.

Les informations utiles à la profession de documentaliste juridique ne proviennent pas exclusivement de la sphère juridique. Il faut donc cumuler la lecture d’articles sur la fonction documentaire au sens large, sur les nouvelles technologies et sur le domaine juridique.

1 – Les ouvrages font chacun l’objet d’un article individuel dans cette même rubrique.

2 – Sites internet

http://www.precisement.org/ : incontournable site du non moins incontournable documentaliste juridique, à savoir Emmanuel Barthe. Il a su faire évoluer son site avec les technologies. Il est très réactif et prend position, souvent de manière assez virulente, ce qui n’est pas forcément du goût de tout le monde mais sans lui la documentation juridique n’en serait pas là.

Sur son site : blog d’un documentaliste juridique, voir aussi son annuaires de liens juridiques et ses supports de cours.

3 – Listes de diffusion et newsletters

Même si les listes de diffusion ont tendances parfois à être détournées par les membres pour y solliciter des échanges de services, elles restent néanmoins une source importante d’information.

ADBS-juridique

L’ADBS est l’association de documentalistes la plus importante en France. Elle est répartie en délégations régionales et en secteurs d’activités. C’est ainsi qu’existe un Groupe sectoriel de documentation juridique. Il faut être membre de l’association pour recevoir la liste de discussion généraliste et la liste de discussion juridique.

http://www.adbs.fr

CUJAS

Flash Cujas : Lettre bimestrielle réalisée par la bibliothèque Cujas, à destination des professionnels de l’information en sciences juridiques.

Cette publication recense les nouvelles parutions en sciences de l’information, des documents en texte intégral, des brèves (actualités ou informations rapides), les nouveaux sites internet, les sommaires des revues professionnelles.

Pour chaque rubrique les informations concernent les sciences de l’information et les sciences juridiques.

Vous trouverez tous les numéros en texte intégral, depuis 2005 :

http://bcujas-digitool.univ- paris1.fr/R/ GQ22J9GHFQKURIVLMCATBNCGYUVKHN 1N1FKBLPB27VMJDLKSBD-01917? func=collections-result& collection_id=8881

Est également consultable la lettre @lice, ciblée sur les ressources électroniques (bases de données, trucs et astuces, thèses en ligne, signets, guide d’utilisation..), à destination de nos lecteurs étudiants mais des informations peuvent intéresser un public plus large.
http://bcujas-digitool.univ- paris1.fr/R/ GQ22J9GHFQKURIVLMCATBNCGYUVKHN 1N1FKBLPB27VMJDLKSBD-01501? func=collections-result& collection_id=888

JURICONNEXION : association fondée en 1988 par des documentalistes et juristes avec pour objectif de devenir un club d’utilisateurs de bases de données juridiques. L’évolution des techniques a permis à l’association de diversifier ses activités tout en restant dans son objectif initial : suivre tous les produits juridiques au format électronique quel qu’en soit le support et les modalités d’accès. Liste de discussion publique et modérée ouverte à toute personne souhaitant y participer (pas d’adhésion nécessaire)

http://www.juriconnexion.info/

TERRITORIAL : éditeur de la Lettre du cadre territorial qui diffuse une newsletter hebdomadaire dite « reseau documentation », gratuite, orientée web 2.0 et juridique

http://www.territorial.fr

4 – Périodiques

Archimag : mensuel qui aborde les thèmes suivants : knowledge management, veille et intélligence économique, GED workflow, stockage, internet-intranet, portail-content management, documentation, bibliothèque, archives, records management.
http://archimag.com/fr/

Publie régulièrement des numéros spéciaux sur un sujet.

Documentaliste sciences de l’information : revue trimestrielle éditée par l’ADBS depuis 1964. La revue aborde tous les aspects professionnels de l’information-documentation : techniques, outils, métiers, droit, politiques, etc. ainsi que la recherche en sciences de l’information.

La gestion de la documentation juridique par Stéphane Cottin

La gestion de la documentation juridique par Stéphane Cottin

La gestion de la documentation juridique par Stéphane CottinStéphane Cottin : La gestion de la documentation juridique. – Paris : LGDJ, Système Droit, 2011. – 252 p. – ISBN : 978-2-275-03534-5

Présentation par l’éditeur
Trouver l’information juridique pertinente, de façon rapide et économique, est un gage de réussite pour tous les juristes, de l’universitaire, étudiant ou chercheur, au professionnel confirmé, mais aussi pour tous ceux qui, un jour, sont confrontés à un problème de droit.
Savoir comment cette information est produite, diffusée et traitée par les différents acteurs de la chaîne de production documentaire (jurisprudence, norme, doctrine) est aussi un moyen de s’approprier les usages et les bonnes pratiques de recherche et d’écriture du droit.
Voici les objectifs que ce manuel de gestion de la documentation juridique souhaite remplir, en présentant les méthodes les plus éprouvées ainsi que les plus innovantes de traitement et de recherche de l’information juridique.

L’auteur, de double formation juriste et documentaliste, a créé le système d’information du Conseil constitutionnel et été éditeur juridique en ligne. Il est, depuis 2008, chargé de mission « Valorisation des ressources documentaires » auprès du Secrétaire général du Gouvernement.

Avec tout le respect que je porte à mon collègue Stéphane Cottin, je pense que le titre du l’ouvrage ci-dessus peut porter à confusion. C’est un formidable ouvrage pour tout savoir sur les données juridiques publiques et privées en France, en Europe et aux USA. A noter notamment un remarquable historique des bases de données en France (p. 105) grâce auquel on comprend mieux ce que l’on peut trouver en ligne et ce que l’on ne trouvera jamais. Néanmoins ce n’est pas un livre sur la gestion documentaire au sens classique du terme.
La position de l’auteur, chargé de mission auprès du Secrétaire général du Gouvernement, influence largement le point de vue de l’ouvrage. L’auteur détaille de manière exhaustive l’offre des bases de données juridiques publiques (notamment Légifrance) et aborde des sujets habituellement peu traités en documentation juridique (bien que passionnants !) comme la légistique.

Net recherche 2013 par Véronique Mesguich et Armelle Thomas

Net recherche 2013 par Véronique Mesguich et Armelle Thomas

Net recherche 2013 par Véronique Mesguich et Armelle ThomasVéronique Mesguich et Armelle Thomas. – Net recherche 2013 : surveiller le web et trouver l’information utile. – Paris : ADBS éditions/De Boeck, 2013. – 263 p. – 5ème éd. refondue et mise à jour.

Tout simplement passionnant surtout lorsque l’histoire personnelle du lecteur se confond avec l’histoire de la recherche sur internet, des débuts du web des pionniers, jusqu’aux nouvelles technologies les plus sophistiquées de recherche sur internet. Un livre qui intéressera les documentalistes mais aussi toutes les professions liées au web comme webmasters, professionnels du référencement, etc…Même les technologies les plus abstraites sont clairement expliquées et font l’objet d’exemples concrets. Là aussi la matière évolue très vite mais cet ouvrage en est déjà à sa cinquième édition ce qui prouve que les auteurs n’hésitent pas à le remanier régulièrement pour coller au plus près de l’évolution des technologies. L’édition 2013 inclut des méthodes de recherche dans le web social, l’open data, le web temps réel…