Portrait de Marie-Eve Charbonnier

Et pourquoi pas libraire ?

Portrait de Marie-Eve CharbonnierUne interview de Marie-Ève Charbonnier

Au hasard d’un Tweet, j’ai lu une chronique littéraire de Marie-Eve Charbonnier, publiée sur son propre blog Les liseuses. En tirant sur le fil, j’ai compris qu’elle quittait le monde de l’édition juridique pour se lancer dans un nouveau projet.
Qui n’a pas rêvé, à un moment donné de sa vie, de choisir une autre orientation professionnelle ?

Quel est votre parcours ?

J’ai travaillé pendant 22 ans dans l’édition juridique, chez Lexis-Nexis, puis les éditions Dalloz. J’y ai exercé divers métiers, de « réviseuse » (relecture des textes sur le fond) à, en dernier lieu, directrice du développement numérique. Au passage, j’ai créé une dizaines de revues, en ai assuré la rédaction en chef, ai mis sur le marché des produits numériques. Bref… une vie professionnelle très variée et intense !

En 2018, vous avez décidé de changer de vie, pouvez-vous nous présenter votre projet ?

Parvenue à environ la moitié de ma vie professionnelle, j’ai dressé le bilan de ce que je faisais, ce qui me plaisait et me plaisait moins, et surtout de toutes les envies qu’il me restait à combler. J’aime être une passeuse de relais, une intermédiaire, et ça, je veux à tout prix le conserver. Mais je me suis rendue compte aussi que j’avais besoin de plus d’autonomie, et de créer, non plus une énième revue ou produit éditorial, mais une entreprise tout simplement. La mienne. L’idée de reprendre une librairie s’est imposée. C’est un rêve que je caresse depuis que je suis toute petite je crois, et j’ai l’impression d’enfin l’accomplir, avec aujourd’hui toutes les cartes en main, une maturité et une expérience qui le rendent possible.

Je souhaite reprendre ou créer une librairie généraliste qui soit à l’image de mon amour des livres. Immense, éclectique, et avec une très grande envie de partage. Cette notion est essentielle à mes yeux. Certes un libraire doit vendre, c’est le cœur du métier ; mais on vend mieux quand on est passionné et qu’on a envie de communiquer sa passion ! J’ai toujours aimé parler des livres, conseiller des titres, pas seulement ceux que j’aime, mais aussi ceux que je pense être les meilleurs pour tel ou tel, à tel ou tel moment. Je me suis beaucoup entraînée sur mes filles ! Je me délecte à leur mettre en main le livre parfaitement adapté à leur humeur ou leur envie du moment, en général je ne me trompe pas… et aujourd’hui, elles sont toutes les trois de grandes lectrices, avec des goûts variés.

Pour revenir à la librairie, après une enquête approfondie, il y a encore, de nos jours, de la place pour des librairies indépendantes, centrées sur l’accueil et le conseil adapté. Le physique sera toujours mieux que le virtuel. Un exemple parmi d’autres de cette vitalité, l’ouverture fin octobre à Paris, boulevard Poissonnière, de la plus grande librairie indépendante parisienne, Ici. Un dialogue, un conseil sur-mesure, personnalisé, sera toujours mieux qu’un simple « les lecteurs qui ont acheté XXX ont aussi acheté YYY ». Amazon n’est pas une fatalité ! D’ailleurs le libraire indépendant aussi peut commander des livres. Là où j’effectue mon stage en ce moment, il y a même dans des cas particuliers des services de portage à domicile, c’est dire à quel point la librairie peut faire mieux qu’Amazon…

Pile à lire par MEC

Pile à lire ? Pile en cours ?

Pour mettre toutes les chances de votre côté, vous suivez une formation. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Je n’envisageais pas de me lancer dans le métier sans avoir un minimum de formation. J’ai déjà effectué cette année des petites « stages », ou plutôt journées d’observation dans des librairies, plutôt d’ailleurs pour conforter mon envie de me lancer que pour me former à proprement parler. Mais il me semblait indispensable d’acquérir aussi des bases théoriques. Il y a une formation à Paris, dispensée par l’INFL (Institut national de formation de la librairie), qui s’intitule « Créer ou reprendre une librairie », et qui donne les bases du métier. Les modules sont très vastes, de la loi sur le prix unique du livre aux modes de gestion, en passant par le merchandising et l’accueil du client. C’est très complet. Cette formation se poursuit sur le terrain, avec un stage d’au moins 15 jours. J’effectue le mien pendant un mois à la librairie La 25e heure à Paris 15e. Et je pense que je le compléterai par d’autres, en attendant d’avoir trouvé l’endroit où m’installer.

Quels sont les points communs entre l’édition juridique et votre projet ?

Le livre, ou plus généralement le support écrit (puisque dans mon cas, j’ai travaillé sur des Encyclopédies, des revues, ou des sites internet) est le fil rouge de tout ce que j’ai fait jusqu’à maintenant. Dans l’édition, on est en amont, on travaille avec les auteurs, on élabore une réflexion sur le meilleur produit pouvant accueillir leurs écrits et satisfaire les clients ; en librairie il s’agit de vendre.  Il me semble que la transmission en est le point commun. Il s’agit dans tous les cas de mettre en les mains d’un lecteur final le meilleur produit, celui qui lui est le plus adapté. Le libraire est en bout de chaîne, il oriente et sélectionne, parce qu’il connaît son client, le livre ou produit qui lui correspondra le mieux.

Par choix, j’avais également envie de me lancer dans la littérature générale et de quitter l’univers du droit stricto sensu. Mais je reste très intéressée évidemment par le monde juridique, par goût et par mon entourage. Et tous les juristes que je connais, professeurs, avocats, magistrats, sont de très grands lecteurs !

Quid du blog les liseuses ?

A la base l’objectif de ce blog est d’être une vitrine. Afficher mon goût de la lecture et des livres, et surtout démontrer que c’est une passion familiale partagée. Par capillarité, si j’ai donné la passion du livre (avec leur père évidemment, grand lecteur aussi) à mes filles, il est cohérent de penser que je suis capable de le faire aussi avec d’autres qu’elles. Toujours en trouvant le bon livre au bon moment, adapté, et qui ne soit pas seulement pioché parmi ceux que j’aime.

Par ailleurs, je me suis prise au jeu, et j’éprouve un réel plaisir à écrire sur les livres que j’ai lus. Mes filles s’y mettent doucement aussi.

Et avec tout cela, du temps pour vos propres écrits ?

Les nuits sont courtes ! J’ai achevé un premier roman cet été, et en ai entamé un deuxième. J’écris tous les matins même si ce ne sont que quelques minutes. Mais comme beaucoup de choses, l’écriture est persévérance (voire acharnement) et patience…

Nagori, chronique littéraire par MEC

Nagori, chronique littéraire du blog Les liseuses

Pour finir, que vous évoque le mot sérendipité ?

C’est un de mes mots préférés ! En plus j’adore le mouvement du surréalisme, parfait exemple de la sérendipité… Je chéris le hasard, me laisser porter par lui, et ce mot qui désigne la capacité à découvrir une chose par hasard est merveilleux. Sans compter qu’il a une sonorité magnifique. L’une des idées que j’ai pour ma librairie (mais je ne sais pas encore si ce serait réalisable en pratique…), serait justement d’y instiller un peu de hasard. Pourquoi pas par exemple, au milieu d’un pur classement alphabétique, laisser traîner un livre incongru, qui se rapproche de ses voisins sans raisons, ou alors des raisons pas forcément visibles… Et que le lecteur serait heureux de rencontrer à un moment où il ne s’y attend pas. Chercher Le Guépard de Giusepe Tomasi di Lampedusa et tomber sur « L’art de la joie » de Goliarda Sapienza par exemple, quel bonheur, non ?

Merci et tenez-nous au courant !

Blog : https://lesliseuses.com

Compte LinkedIn https://www.linkedin.com/in/marie-eve-charbonnier-1a422522

Compte Twitter : M-Eve Charbonnier

Compte Instagram : les_liseuses

Mail : mecharbonnier25ATgmail.com

Médiathèque Valery Larbaud, Vichy

Biblitourisme à Vichy

A priori je n’étais pas partie à Vichy pour y faire du bibliotourisme mais bien nous en a pris de rentrer à l’intérieur de la médiathèque Valery Larbaud.
A l’accueil, au RDC, rien de bien exceptionnel à vrai dire : une médiathèque spacieuse, très calme en plein mois d’août, en mode vacances, y compris dans sa décoration.

Médiathèque Valery Larbaud, Vichy

En mode vacances

Pour l’anecdote, l’office du tourisme hébergeait lors de notre passage une exposition itinérante à base de grands panneaux sur le thème des villes thermales. L’angle d’approche était celui d’un peignoir qui se balade de ville en ville, le style celui du carnet de voyages, les dessins ceux d’un collectif de carnettistes réunis pour l’occasion. Je me suis étonnée auprès de l’office du tourisme qu’une telle œuvre à la fois drôle, instructive et graphiquement très réussie, ne fasse pas l’objet d’un livre publié. Personne n’a su me répondre. Il suffisait pourtant d’aller à la médiathèque de la ville où l’ouvrage trône bien fièrement sur le présentoir consacré à Vichy et au thermalisme. Comme quoi les médiathèques font vraiment un bon boulot ! Dans le cas présent c’est encore plus vrai puisque la médiathèque de Vichy publie en collaboration avec l’office du tourisme de petits fascicules sous formes de fiches cartonnées qui permettent de découvrir plusieurs aspects de la ville en suivant un circuit touristique. Fin de la parenthèse.

Médiathèque Valery Larbaud, Vichy

Entrée du musée

Ce qui rend la médiathèque Valery Larbaud unique à mes yeux est qu’elle abrite en son sein le musée Valéry Larbaud. Valery Larbaud est un écrivain français, poète, romancier, essayiste et traducteur, né le 29 août 1881 à Vichy, ville où il est mort le 2 février 1957. Fils unique de la famille propriétaire de la source Vichy Saint-Yorre, il voyage beaucoup en Europe, mène grand train, seulement ralenti par une santé fragile.

Grand lecteur et grand traducteur, il s’était entouré de livres qu’il avait fait relier selon leurs langues : les romans anglais en bleu, les espagnols en rouge ou selon leur auteur, bleu pour Gide, rouge pour Claudel, citron pour Fargue, vert pour Jammes. Leur classement, domaine anglais, espagnol, catalan, portugais, italien, français, mettait en évidence le cosmopolitisme de l’auteur.

Atteint d’hémiplégie et d’aphasie en 1935, puis ruiné, il doit revendre ses propriétés et sa bibliothèque en 1948, à la ville de Vichy. Cette bibliothèque représente un ensemble de 15.000 volumes, 433 titres de périodiques français et étrangers, 254 manuscrits, 6 500 lettres environ, des estampes, des photographies, etc. L’ensemble est conservé dans ses meubles et selon le classement d’origine.

C’est donc la collection de ce bibliophile voyageur que l’on peut voir à la médiathèque. Le bureau de Valery Larbaud est reconstitué avec sa décoration, ses objets familiers et ses ouvrages usuels. Dans ces usuels, on peut apercevoir une très belle collection de guides touristiques anciens. Par ailleurs, Valery Larbaud utilisait pour ses recherches et son travail d’écriture, des fiches cartonnées rangées dans des fichiers en bois de type de ceux qu’on trouvait dans les bibliothèques, avec une entrée par sujet ou auteur. Ça fait quelque chose de revoir l’ancêtre des bases de données actuelle !

Médiathèque Valery Larbaud, Vichy

Livres de Valery Larbaud

La ville de Vichy a créé en 1967 un prix littéraire Valery Larbaud afin de promouvoir la littérature française actuelle et faire connaître l’œuvre de l’écrivain vichyssois.

Il existe des visites commentées de la bibliothèque-musée Valery Larbaud.
Contacter la bibliothèque pour connaître les jours et les horaires.
Par ailleurs, il est possible de visiter librement l’espace Patrimoine aux heures d’ouverture de la médiathèque, ce que nous avons fait.
Je tiens à remercier la bibliothécaire qui nous a accueillis et qui nous a consacré du temps. Il faut savoir que le fonds documentaire Valery Larbaud n’est qu’une partie de l’espace patrimoine qui contient aussi d’importants fonds documentaires sur la ville de Vichy et son architecture, la ville de Vichy et l’histoire du thermalisme ainsi que la période 1940-1944 lorsque Vichy fut capitale de l’Etat français. Nous avons eu beaucoup de chance d’avoir un résumé condensé de la vie de Valéry Larbaud en dehors de la visite commentée.

Je pense sans me tromper avoir reconnu la personne qui nous a accueillie dans cette vidéo où elle lit un extrait d’une lettre où Valery Larbaud explique à Jean Paulhan la classification des ouvrages qu’il a mise au point ainsi que l’aménagement de ses différents espaces de travail.

Ce petit montage photographique et sonore donne une bonne idée du musée et de l’enthousiasme de Madame Chosson lorsqu’elle parle de Valery Larbaud.

Quel bonheur que cette rubrique du blog qui me permet de si jolies rencontres !

Les photographies sont interdites à l’intérieur du musée ce qui explique que cet article est peu illustré.

 

Sources :

Médiathèque Valery Larbaud, Vichy

Quelques sources sur Valery Larbaud

https://fr.wikipedia.org/wiki/Valery_Larbaud

Valery Larbaud et l’Europe (Vichy), Collection « (Re)Découvertes » éditée par la Direction du Livre et de la Lecture et la Fédération Française de Coopération entre Bibliothèques, septembre 1992. Don de la bibliothécaire. Merci !

La bibliothèque de Valery Larbaud, fascicule Les Maisons d’écrivains. Don de la bibliothécaire. Merci !

Dans les pas de Valery Larbaud et de ses contemporains célèbres à Vichy, fiches cartonnées et parcours touristique, coopération médiathèque de Vichy / Office de Tourisme. Achat à la médiathèque.


Médiathèque Valery Larbaud, Vichy

Médiathèque Valery Larbaud

106-110 rue du Maréchal Lyautey
03203 Vichy Cedex

https://www.ville-vichy.fr/mediatheque

Guille-Allès à St Peter Port à Guernesey

Bibliotourisme à Guernesey

Guille-Allès à St Peter Port à Guernesey

Le bâtiment de la bibliothèque en plein centre ville

Au printemps 2018, j’ai eu l’occasion de visiter la bibliothèque Guille-Allès à St Peter Port à Guernesey.

C’était juste une petite visite de curiosité et là encore je n’ai pas regretté cette initiative.

J’ai trouvé l’entrée très accueillante, un peu comme une boutique à la mode. Il faut dire que le bâtiment est ancien et très bien restauré.

De l ‘automate de prêt dernière génération

Guille-Allès à St Peter Port à Guernesey

Les automates de prêt

J’ai été un peu surprise par les automates de prêt qui ont remplacé le personnel. Il reste néanmoins du personnel à l’accueil et visiblement au vue de la cargaison d’ouvrages (un caddie de course plein) scanné par une emprunteuse, cet automate ne semble pas perturber le public plus que cela.

Au système de prêt du XIXème siècle, le Cotgreave Indicator

J’ai surtout découvert le Cotgreave indicator. Il tient son nom de son inventeur Alfred Cotgreave qui l’a développé à partir de 1877. A cette époque les ouvrages n’étaient pas en libre accès mais accessibles sur demande via les bibliothécaires qui prenaient place derrière un comptoir délimitant l’espace entre le stock et la salle.

Guille-Allès à St Peter Port à Guernesey

Le Cotgreave Indicator

Guille-Allès à St Peter Port à Guernesey

Le Cotgreave Indicator, très graphique et touchant malgré sa vitre de protection

Sur de petites étagères en zinc, des centaines de mini-livres témoin représentaient l’état du fonds documentaire, chaque livre étant repéré par un numéro. Ce système permettait aux bibliothécaires de savoir rapidement si un livre était disponible ou emprunté. Les coordonnées des emprunteurs étaient inscrites à l’intérieur des livres témoins. En changeant la tranche du livre témoin selon son statut, bleu pour disponible et rouge pour emprunté, les bibliothécaires et les utilisateurs visualisaient rapidement les emprunts.

Ce système de registre en trois dimensions, qui était assez populaire en Angleterre, a disparu du fait de la place nécessaire pour sa mise en œuvre et du fait de la généralisation du libre accès aux étagères. Le Cotgreave Indicator a eu cours jusqu’en 1962 à la bibliothèque Guille-Allès.

Nous voilà donc en quelques minutes dans un condensé de l’histoire du prêt en bibliothèque publique, amusant non ?!

Pour le reste, il s’agit d’une médiathèque assez classique qui a su évoluer depuis sa création en 1830 par Thomas Guille et Frederick Allès (deux amis d’enfance) tout en restant fidèle à sa vocation d’origine : regrouper dans un même espace une importante quantité d’informations et de loisirs pour les habitants de Guernesey.

Guille-Allès à St Peter Port à Guernesey

Ambiance salle de bal, ce que fut l’endroit avant d’être une bibliothèque

Guille-Allès à St Peter Port à Guernesey

Petite curiosité dans les étages

Guille-Allès à St Peter Port à Guernesey

Majestueux hall d’entrée

Guille-Allès à St Peter Port à Guernesey

Le plus joli porte parapluie de médiathèque !

Guille-Allès à St Peter Port à Guernesey

Et ces carreaux ciment, on en parle ?! Je veux les mêmes à la maison !

https://www.library.gg/

Cet article a fait l’objet d’une traduction en anglais par le personnel de la bibliothèque. La traduction a été postée sur la page Facebook de la bibliothèque. Je me permets de la reprendre intégralement ci-dessous, en espérant que cette traduction anglaise fera à la fois mieux connaître la bibliothèque Guille-Allès de Guernesey mais aussi la pratique du bibliotourisme.

Translation by Guille-Allès staff members:

In the spring of 2018, I had the opportunity to visit the Guille-Allès Library in St Peter Port, Guernsey.
It was just a little visit borne out of curiosity, but I certainly didn’t regret it.

I found the entrance hall very welcoming. The building is very old and very well restored.
I was a bit surprised by the self-service machines, there in place of library staff. However, there was still a member of staff in the entrance hall, and from what I saw, the public seem very comfortable with the machines.

One of the best things I discovered was the Cotgreave Indicator, on display on the second floor. It takes its name from its inventor, Alfred Cotgreave, who developed it in 1877. At this time the books were not openly accessible, but available on demand through the librarians, who stood behind a counter between the patrons and the stock.
Tiny zinc shelves bore hundreds of ledgers, each book marked with a number. This system allowed librarians to quickly ascertain if a book was available or on loan. If somebody borrowed it, their borrower number was written inside the ledger. By changing the colour of the ledger according to the book’s status, librarians and library users could see at a glance if it was on loan or not.
This system, which was quite popular in England, eventually disappeared due to the amount of space it required, and due to the opening up of access to library shelves for the public. This Cotgreave Indicator continued on until 1962 at the Guille-Allès Library.
So there we are, a condensed history of lending in public libraries – amusing, isn’t it?

The rest of the library feels historic, too, though it’s evolved considerably since its creation in 1830 by Thomas Guille and Frederick Allès (two childhood friends). But everything remains faithful to their original vision: bringing together under one roof a large quantity of information and entertainment for the inhabitants of Guernsey.

 

1144 livres par Jean Berthier, Robert Laffont, Les pass-murailles, 2018

Des pages en héritage

1144 livres par Jean Berthier, Robert Laffont, Les pass-murailles, 20181144 livres par Jean Berthier, Robert Laffont, Les pass-murailles, 2018

4ème de couverture

 » Ma mère, comme dans un conte cruel pour enfants, s’était transformée en livres.  » 
Ainsi s’exprime le narrateur, né sous X, bibliothécaire de profession, qui voit sa vie bouleversée par la lettre d’un notaire. Il y apprend que sa mère biologique, dont il ignore absolument tout, vient de mourir et lui laisse un héritage singulier : 1 144 livres.
Que penser de ce geste ? Faut-il accepter l’héritage de quelqu’un qui vous a abandonné ? Qui était la femme cachée derrière ces ouvrages ? Seront-ils le chemin vers une mère retrouvée ? Cet événement confronte soudainement le narrateur à ses origines et à son amour des livres.
1144 livres est un véritable éloge de la lecture et de la littérature, et de la place qu’elles occupent dans nos vies.

Mon avis

Si comme moi vous vous intéressez aux origines, à l’identité et à la transmission, ce livre est fait pour vous !

Si comme moi vous êtes documentaliste par vocation depuis votre enfance alors qu’il y avait personne dans cette branche, ni même dans l’information et la communication dans votre entourage, ce livre est fait pour vous !

Si comme moi vous vous posez parfois des questions comme : d’où tien-t-on l’amour des livres ? que disent les livres que nous aimons sur nous-mêmes ? une bibliothèque est-elle le reflet de son propriétaire ? peut-t-on concevoir une maison sans livre ? Ce livre est fait pour vous !

« Nous devrions lire pour nous quitter autant que pour nous retrouver. Dis-moi ce que tu lis et je ne te dirai rien de ce que tu es ou crois être. Connais-toi toi-même : parole de sage. Le lecteur, lui, est d’une autre nature. Dépends-toi de toi-même, telle devrait être sa maxime. » page 90

On a du mal à croire qu’il s’agisse d’un premier roman tant l’écriture est belle. Chaque phrase pourrait presque faire l’objet d’une citation.

Ce leg post-mortem de 1144 livres est un bien curieux héritage pour le narrateur qui a choisi de devenir bibliothécaire, «métier à l’ambition et aux contraintes mesurées, laissant justement du temps pour lire». Cette coïncidence entre métier et héritage ne peut être fortuite.

Après un début pudique et intime où le narrateur expose sa vie bien rangée, on bascule vite dans un récit dense. On se laisse prendre à cette quête de la mère via des indices littéraires.

« Arpenter la bibliothèque d’un autre, c’est traverser un pays dont on connaît la langue mais dont l’étrangeté grandit à mesure qu’on y pénètre ». Page 114

L’auteur, Jean Berthier, est aussi réalisateur de films. J’ai pensé que ce livre ferait un formidable scénario, avec dans le rôle principal l’acteur Fabrice Lucchini, tout d’abord en personnage à la vie rangée, telle une classification Dewey, puis de plus en plus flamboyant au fil du déballage des cartons.

1144 livres est un formidable livre sur l’amour de la lecture, au croisement de multiples lectures. Un livre qui ne résout pas toutes les questions mais qui invite le lecteur à se les poser au regard de sa propre histoire avec au passage une joli sélection de livres qu’il faudrait soi-même avoir dans ses cartons ou mieux sur ses étagères !

« Ce n’était pas vers elle qu’elle avait voulu que je revienne, car chaque livre ôté des cartons ajoutait encore à son absence, mais vers ces pages qui l’avaient accompagnée et nourrie. M’appelait-elle aussi à les lire ? La seule hypothèse de ce devoir de lecture me fit vaciller. J’en écartai la pensée ». Page 137

Crédit : j’ai repris le titre d’une chronique d’Isabelle Potel pour le titre de ce post. Cette chronique est parue dans le Magazine Air France Madame, Printemps 2018. Une chronique tellement belle et enthousiasmante que j’ai acheté le livre dès mon retour de voyage.

Je ne sais pas vous, mais moi, dès que je prends l’avion, je fais une petite revue de presse dans la salle d’attente avec les magazines Air France que je repositionne ensuite sur le présentoir comme si de rien n’était car le papier pèse lourd en voyage. Donc si un jour vous tombez sur des magazines Air France tout dépouillés, notamment dans l’aérogare d’Orly Ouest qui dessert la Corse, sachez qu’une documentaliste est sûrement passé par là ! Faute avouée à moitié pardonnée, non ?!

Bertrand Périer. La parole est un sport de combat. Paris : JC Lattès, 2017.

Sur l’éloquence

Bertrand Périer. La parole est un sport de combat. Paris : JC Lattès, 2017.Bertrand Périer. La parole est un sport de combat. Paris : JC Lattès, 2017.

J’ai beaucoup aimé ce livre pour plusieurs raisons.
Tout d’abord c’est un très beau livre sur la profession d’avocat avec une mise en lumière de plusieurs facettes du métier notamment celui moins connu du milieu des affaires de l’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation.
L’auteur, qui au départ avoue un sentiment de fascination répulsion pour le discours, tisse, au fil de son expérience, une réelle expertise de la parole.

Cet ouvrage fait écho au film A voix haute, le film qui a fait connaître au grand public le programme Eloquentia. Eloquentia vise à enseigner l’art oratoire auprès de jeunes de la Seine Saint Denis. Chaque année, le meilleur d’entre eux est récompensé lors d’un concours d’éloquence de haut niveau.

L’ouvrage n’est pas juste un témoignage sur Eloquentia. C’est un livre pratique qui vous sera utile dans vos présentations, formations, conférences, enseignements, dans votre vie professionnelle, personnelle ou associative.

Je partage avec l’auteur une certaine ivresse des mots. Lorsque dans l’exercice d’élaboration d’un discours, il incite le lecteur à « labourer le champ lexical de ces mots-clés », nous ne sommes pas loin de la recherche documentaire, de l’indexation.

N’y voyez pas de malice si je classe l’article concernant ce livre qui aborde l’oralité sous toutes ses formes dans la rubrique Autour de l’écrit du blog.

L’art de convaincre est un sujet d’actualité puisque ce sujet est à la Une du magazine Le Point n°2381 du 19 avril 2018.

Et sur le même sujet…

Je n’aurais jamais pensé que Stéphane de Freitas, réalisateur du film A voix haute, que j’ai connu stagiaire juriste aurait un tel parcours !

A voix haute c’est le « feel good moovy » par excellence ! On y retrouve Bertrand Périer à l’oeuvre, ainsi que tous les autres membres de l’équipe Eloquentia. Même si vous avez déjà vu le documentaire sur Arte au moment de sa diffusion, je ne peux que vous recommander de voir le film. L’énergie des professeurs et des élèves est communicative. La frustration que l’on ressent à la fin du film (tant on s’attache aux protagonistes) est adoucie par les nombreux bonus du DVD.

L’ensemble livre + DVD est un pack salutaire à mettre entre toutes les mains ! L’art oratoire n’est pas seulement utile aux avocats, il ouvre bien des portes.

A voix haute, filmLa fiche wikipedia du film A voix haute

 

Odeur de livre by L'Indéprimeuse

WishList Noël 2017 biblio orientée

La traditionnelle liste biblio-orientée est de retour sur le blog.

Voici ma version pour Noël 2017 en espérant que vous y trouverez votre bonheur ou de quoi faire le bonheur d’un(e) ami(e) documentaliste/bibliothécaire.

Un serre livre

Fermliving, serre-livre

Cloud, le serre livre en forme de nuage chez Habitat

Outline Bookend, le serre-livre d’inspiration art déco par Fermliving

Très jolie sélection d’articles de bureau sur ce site

Un parfum bibliothèque

Byredo Bibliotheque Parfum

Jusqu’à présent ce parfum en édition limitée était seulement disponible comme bougie. Depuis peu, il est disponible en Eau de parfum. L’odeur suggère une bibliothèque traditionnelle, avec des notes sucrées de pêche, prune contrebalancées par le cuir et le patchouli.

Pèche, prune, pivoine, violette, cuir, patchouli, vanille

https://byredo.eu/bibliotheque-eau-de-parfum-100ml

Ou un parfum de livre neuf ?

Odeur de livre by L'Indéprimeuse

L’INDÉPRIMEUSE ● P A R F U M
L’odeur unique du livre qui sort de chez l’imprimeur…
Le subtil mélange du papier & de l’encre

On a de la chance car l’Indéprimeuse nous ouvre son atelier depuis la fin de l’année 2017.

Parce que j’adore son humour, parce qu’elle est fille d’imprimeur, parce qu’elle vient d’ouvrir un nouveau site marchand poétique et décalé à son image.

Attention l’Indéprimeuse est facétieuse, le parfum de livre neuf n’est peut-être qu’une illusion.

https://www.lindeprimeuse.com/

Un protège livre

Du Cuir Pour Des Livres, boutique Etsy

Pour lire incognito dans les transports ou simplement pour l’assortir à votre sac à main !

https://www.etsy.com/fr/shop/DuCuirPourDesLivres

Un presse papier graphique

J’en ai un pour ma part que j’aime beaucoup.

https://www.etsy.com/fr/shop/OfRopesAndWires

Un rouleau papier peint bibliothèque

Papier peint bibliothèque, Castorama

Si comme moi, vous êtes passé par la case décoration en 2016-2017, vous savez sans doute que le papier peint signe son grand retour en force et que l’on en trouve facilement avec de fausses bibliothèques. De quoi donner un côté cosy à n’importe quel pièce ou mur un peu tristounet. Peut aussi convenir à un(e) bibliothécaire/documentaliste qui aime les activités manuelles (reliure, papèterie, relookage de meubles anciens ou de meubles contemporains avec défaut d’âme…).

On en trouve dans tous les magasins de bricolage. Parfois même dans des bacs de déstockage lorsque le magasin se sépare d’une collection. Un seul rouleau peut être suffisant pour vous changer une pièce !

Une part de la BNF

BNF, 8 mars 2016

Il est possible d’offrir un « don d’adoption » pour un proche.
Selon votre budget, vous pouvez choisir d’un don modeste mais symbolique pour la rénovation du Cabinet du roi jusqu’au parrainage plus couteux d’un emblème de la salle Ovale (2000 euros pour une place de lecture par exemple).

Pour en savoir plus sur :

Le projet de rénovation Richelieu

Faites un don et devenez mécène de Richelieu

 

*** Bonnes fêtes de fin d’année 2017 ! ***

BNF Richelieu, la salle Labrouste

Bibliotourisme à la BNF Site Richelieu

BNF Richelieu, août 2017

En août 2017, j’ai voulu tester la visite du nouveau site Richelieu. Une visite mise en place depuis la fin de la première tranche des travaux, c’est-à-dire depuis le début de l’année 2017.

Cette visite d’une bonne heure revient sur les fondamentaux de la BNF en abordant notamment l’importance du dépôt légal.
Dès 1537, François 1er instaure le Dépôt Légal qui impose à toute publication imprimée en France d’être déposée la bibliothèque.

BNFRichelieu, le lustre de Georges Bern

La cascade de leds de Georges Bern

Repensé, restauré, recomposé, le site historique de la Bibliothèque nationale de France accueille désormais les fonds de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) et de l’Ecole nationale des chartes (ENC). On y peut y voir l’empreint d’Henri Labrouste au travers la salle Labrouste qui porte son nom ainsi que le magasin des arts et spectacles, aménagé et décoré par lui pour accueillir la donation Auguste Rondelle. Seul le magasin qui se trouve au niveau de la collection des arts et spectacles est visible depuis l’extérieur. Le magasin central de la salle Labrouste ne se visite pas.

BNF Richelieu, la salle Labrouste

La salle Labrouste

BNF Richelieu, la salle Labrouste

La salle Labrouste

BNF Richelieu, la salle Labrouste

Les coupoles de la salle Labrouste

La rotonde de la salle des arts et spectacle tient lieu de pièce muséale tandis que la nouvelle passerelle de l’architecte Bruno Gaudin offre une vue privilégiée sur la Cour d’honneur, les coupoles de la salle Labrouste et permet l’accès à la très précieuse salle des manuscrits, le Graal du chercheur ! La salle des manuscrits est uniquement visible depuis sa porte. Elle ne se visite pas.

BNF Richelieu

La galerie de verre

BNF Richelieu

Détail de la porte d’entrée de la salle des manuscrits

La guide revient longuement sur la première phase des travaux (2010-2016). L’architecte Bruno Gaudin a dû composer avec l’existant, des parties classées, d’autres non, une circulation à revoir, des normes de sécurité à respecter, dans un lieu qui est resté ouvert au public pendant les travaux.

La prochaine tranche des travaux (2017-2021) concerne la prestigieuse salle Ovale, la galerie Mazarine, un nouveau musée qui aura vocation à accueillir certains trésors de la bibliothèque, ainsi qu’une librairie et un café.

BNF Richelieu

Magasin des arts et spectacles

Ces travaux font l’objet de souscriptions. A l’automne 2016, une souscription a été lancée pour la rénovation de la salle ovale. Il était alors possible d’associer le donateur à une lampe ou à une place de lecture.

A la rentrée 2017, une nouvelle campagne de dons est lancée. Il s’agit de participer à la restauration de l’ancien Cabinet du roi (ou salon Louis XV), aménagé au XVIIIème siècle pour accueillir les collections royales des monnaies et médailles.

BNF Richelieu

Portrait de Labrouste

BNF Richelieu

Cartouche sur la salle Labrouste

Oserais-je dire que j’ai trouvé la visite un peu courte à mon goût ? Il y a tant à dire sur l’histoire de la BNF. Il me semble qu’une visite plus longue devrait être réservée aux professionnels via une association professionnelle (ADBS, si tu m’entends, ce message est pour toi !).

Sinon j’ai beaucoup aimé en apprendre sur l’histoire du site Richelieu, notamment l’histoire de la salle Labrouste, les précisions sur l’architecture au temps de Labrouste, au temps des travaux phase 1 et dans la perspective des travaux phase 2, l’ambiance studieuse à l’intérieur mais détendue dans la cour d’honneur d’une belle journée en plein milieu du mois d’août.

Tout cela donne envie de revenir en 2021 pour avoir une vision globale de la réhabilitation du site.

En savoir plus

Les visites

http://www.bnf.fr/fr/la_bnf/anx_visites/a.visite_richelieu.html

Attention, il convient de réserver votre visite très en amont (si possible plusieurs semaines en avance). En effet, une faille du système permet de s’inscrire à la visite sans la régler pour autant. Le nombre de participants étant limité, des places peuvent se trouver rapidement bloquées alors que les participants ne se présentent pas. Pour cette raison, je n’ai pas pu visiter le site Richelieu pendant les vacances de Pâques. Lors de ma visite du 17/08, environ 10 personnes ne se sont pas présentées, bloquant ainsi l’accès à 10 visiteurs potentiels.

Les photos ne sont pas autorisées partout.

Certaines parties sont en accès libre mais sans aucune explication je trouve que l’intérêt est limité, d’autre part, vous courrez aussi le risque de commettre un impair en entrant dans des espaces strictement réservés aux chercheurs.

D’après notre guide, la vue sur la salle Labrouste depuis la galerie de verre est très belle lorsqu’il fait nuit. Une visite en fin d’après-midi en période hivernale est donc une bonne idée.

L’architecte de la restauration

C’est sur le site internet de l’architecte Bruno Gaudin que l’on trouve les plus belles photos de la première tranche des travaux.

http://www.bruno-gaudin.fr/

Les dons

Faire un don à la BNF pour sa deuxième phase de restauration (les dons sont déductibles des impôts).

http://www.mecenat.bnf.fr

Voyage dans le temps

Revoir le film Toute la mémoire du monde d’Alain Resnais. La BNF Richelieu en 1956. Le temps des casquettes, des blouses, des pneumatiques, des fichiers manuels. Fascinant !

https://youtu.be/i0RVSZ_yDjs

 

Nuage de mots pour Sérendipidoc

Le concept de sérendipité

29Nuage de mots pour Sérendipidoc

J’ai déjà expliqué dans ma présentation du site d’où venait le nom de ce blog Sérendipidoc.

Pour retracer dans le détail, la véritable genèse de l’idée, voici ci-dessous l’histoire de ma démarche et une bibliographie sélective sur ce sujet.

Un samedi matin, dans la librairie de ma ville (de banlieue parisienne), je suis tombée sur l’ouvrage suivant :

Sylvie Catellin. - Sérendipité, du conte au concept . – Paris : Seuil, 2014. - (Science ouverte). – 264 p. ISBN 978-2021136821

Sylvie Catellin. – Sérendipité, du conte au concept . – Paris : Seuil, 2014. – (Science ouverte). – 264 p. ISBN 978-2021136821

http://www.seuil.com/livre-9782021136821.htm

J’ai été attirée par l’ouvrage parce que je connaissais le terme. A vrai dire, j’étais surprise de le voir exposé parmi les nouveautés. C’était bien la preuve que ce libraire avait de la ressource et d’autres choses à nous proposer que les best-sellers de l’année. Je n’en doutais pas, c’est d’ailleurs pour cela que je le fréquente, mais ça m’a fait plaisir de le vérifier à cette occasion. Rien ne vaut le travail de sélection des libraires, un peu d’encouragement pour cette profession en passant. Il faut dire que ce libraire là serait le grand spécialiste du concept. Si je n’ai pas acheté l’ouvrage en passant ce samedi matin de mai 2014, le Père Noël, qui connait bien mes goûts, s’en est chargé pour Noël 2014. Qu’il en soit remercié ! Voir ma chronique sur ce livre.

En rentrant chez moi, j’ai cherché à rafraîchir mes connaissances sur le sujet et j’ai trouvé, la fiche Wikipédia plutôt bien faite :

Fiche Wikipédia Sérendipité : http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rendipit%C3%A9

Puis j’ai consulté d’autres articles en ligne que vous trouverez ci-dessous.

Il s’agit d’une bibliographie en ligne non exhaustive sur le concept de Sérendipité par ordre chronologique de publication.

Je la mettrai à jour (en mettant à jour l’article) à chaque nouvelle trouvaille sur le sujet en essayant de me concentrer sur l’angle Sérendipité et sciences de l’information et de la communication (recherche documentaire).

Bonne lecture ! N’hésitez pas à me faire part de vos découvertes.

Ingénieries de la sérendipité par Olivier Ertscheid, 3 février 2010

http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2010/02/ingenieries-de-la-serendipite.html

Déjà en 2010 ! A mon sens l’article fondateur de l’étude de la sérendipité appliquée aux sciences de l’information par un expert du domaine.

Marie-Anne Paveau. Ce lumineux objet du désir épistémique. Article accompagnant l’édition critique du conte Les aventures des trois princes de Serendip, 2011, pp.225-243. <hal-00596738>

https://hal.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/596738/filename/serendipiteMAP.pdf

Ne surtout pas s’arrêter au titre qui peut sembler barbare, l’article est limpide. Je tire la même conclusion que l’auteur : « bien plus qu’un hasard, la sérendipité est une philosophie et une manière de vivre ».

Karine Aillerie. – Pratiques juvéniles d’information : de l’incertitude à la sérendipité, Documentaliste-Sciences de l’Information 2012/1 (Vol. 49), p. 62-69. DOI 10.391/docsi.491.0062

http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=DOCSI_491_0062

Résumé : La sérendipité peut-elle être considérée comme une compétence ? À travers les propos d’une cinquantaine de collégiens et lycéens recueillis lors d’une enquête réalisée en 2008, Karine Aillerie étudie les comportements des jeunes internautes lors de leurs recherches d’information sur Internet. Loin de ressentir un sentiment d’incertitude, certains se laissent tenter par le chemin des écoliers sur les sentiers sinueux d’Internet ; d’autres au contraire ont peur de s’y perdre et n’osent s’aventurer hors des parcours balisés. Cette aptitude à accepter d’aller vers l’inconnu, à être ouvert à de nouvelles découvertes, cette ouverture à la sérendipité, raffermit ces adolescents dans une attitude de recherche plutôt que de résultats.

Intéressant à lire, même si l’on a pas d’adolescents à la maison. « Cette aptitude à la sérendipité s’associe par ailleurs étroitement, et logiquement, avec le réflexe de garder une trace de quelque chose que l’on a trouvé et que l’on pense pouvoir être utile ».

Marie-Anne Chabin. – Sérendipité in Sérendipité et autres curiosités, ELP Éditeur, 2013

http://www.marieannechabin.fr/2012/03/serendipite/

Dans le recueil qui réunit 59 billets du blog de Marie-Anne Chabin postés entre 2011 et 2012, la sérendipité correspond au chapitre 40 et donne aussi son titre au recueil. Ce billet étant également disponible en ligne dans sa version de publication d’origine, c’est un vrai bonheur de le partager avec vous car ce texte est une pure merveille.

La sérendipité sur Internet : égarement documentaire ou recherche créatrice? Par Eva Sandri in Revue Cygne Noir, n°1/2013

http://www.revuecygnenoir.org/numero/article/la-serendipite-sur-internet

Le deuxième article fondateur sur sérendipité et recherche documentaire.

La sérendipité ou comment trouver un contenu utile sans l’avoir cherché par rigthbrainme, publié le 12 septembre 2014

http://right-brain.me/2014/09/12/la-serendipite-ou-comment-trouver-un-contenu-utile-sans-lavoir-cherche/

Faire de la sérendipité un atout marketing et de communication digitale ou comment faire évoluer son entreprise (et sa carrière) en provoquant la sérendipité avec des exemples, passionnant !

Eloge de le sérendipité par Sophie Turpaud, publié le 6 octobre 2015

La sérendipité : ne cherchez pas, vous trouverez par Rebecca Benhamou, publié le 27 juin 2016

http://www.lexpress.fr/styles/psycho/la-serendipite-ne-cherchez-pas-vous-trouverez_1803055.html#m4KtvLAFXC6TLiBs.01

Le concept étudié en milieu professionnel et dans la sphère personnelle.

La sérendipité : une pratique informationnelle pas si hasardeuse, publié en avril 2017

http://www.reseau-canope.fr/savoirscdi/index.php?id=3023

Une interview de Florence Canet auteur de la thèse Veilleur 2.0 : d’une pratique professionnelle à une activité ordinaire par Savoirs CDI, ressources professionnelles pour les enseignants-documentalistes. L’article revient sur le rôle de la sérendipité dans le processus d’acquisition de l’information, sur la capacité des usagers à en faire bon usage et sur l’influence de l’environnement numérique sur ce processus informationnel.

Rechercher l’information stratégique sur le web par Véronique Mesguich, 2018

Cette sorte de flair, et d’intuition sera particulièrement utile sur le terrain du web, où les contenus sont peu organisés et structurés : il s’agira de trouver des « indices », à la manière d’un détective, pour favoriser le hasard et trouver l’information pertinente après parfois une courte phase de tâtonnement.


 

Dernière mise à jour de l’article : 29 août 2018

Bréviaire royal de Saint-Louis de Poissy

Soutenir la BNF, mécénat Saint-Louis

Entrez dans l’Histoire des rois de France en participant à l’acquisition du bréviaire royal de Saint-Louis de Poissy.

La Bibliothèque nationale de France lance un appel au don pour l’acquisition du bréviaire de Saint-Louis de Poissy, manuscrit royal enluminé de 700 ans, classé Trésor national. Une fois acquis, le manuscrit sera numérisé et accessible dans Gallica.

Voir sur le site de la BNF

Bréviaire royal de Saint-Louis de Poissy

Cette vidéo présente un entretien du président Bruno Racine à l’occasion de l’appel au don pour l’acquisition du bréviaire de Saint-Louis de Poissy, ainsi qu’un entretien de Marie-Hélène Tesnière, conservateur général au département des Manuscrits, qui nous fait découvrir l’intérêt artistique, historique et scientifique de ce livre liturgique classé Trésor national.

Pour différentes raisons, j’ai eu envie de participer à cet appel aux dons et comme je sais qu’il y a parmi mes lecteurs de gens généreux, sensibles au patrimoine et aux livres, je me permets d’en faire un peu de publicité ici.

Bréviaire royal de Saint-Louis de Poissy

© Anna Buklovska / Christie’s

Si vous aussi vous avez envie de participer, vous trouverez toutes les informations sur le site, sinon vous pouvez regarder la vidéo et consulter le dossier pour le plaisir.

Bréviaire royal de Saint-Louis de Poissy

© Anna Buklovska / Christie’s

Le travail de communication sur l’ouvrage est remarquable, la vidéo est très convaincante.

L’appel aux dons des « années financement participatif » n’a plus rien à voir avec les appels aux dons qu’ont pu connaître nos parents et grands-parents !

La souscription publique est ouverte jusqu’au 27 novembre 2015.
(les dons donnent droit à une réduction fiscale de 66 %).

Mise à jour du 30 novembre 2015

Vous êtes plus de 3 250 à avoir répondu à l’appel au don lancé il y a 3 mois pour l’acquisition du bréviaire de Saint-Louis de Poissy.

Grâce à vous, la BnF a réuni plus de 417 000 €, dépassant largement les 370 000 € espérés. Nous vous en remercions très chaleureusement.

Tous ces dons seront utilisés pour l’acquisition du manuscrit. Ce joyau du patrimoine culturel français va ainsi pouvoir rejoindre les collections nationales.

Il sera prochainement numérisé et deviendra accessible à tous via Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF.

Merci à tous pour votre mobilisation et votre générosité!

L’équipe de la Délégation au mécénat

Mise à jour du 5 avril 2017

Grâce à la générosité de plus de 33 000 donateurs et au mécénat de plusieurs entreprises, la BnF a pu acquérir en 2016 le bréviaire royal de Saint-Louis de Poissy, classé Trésor national. Commande royale de Philippe le Bel, qui le fit réaliser à la fin de son règne pour marquer sa dévotion à l’égard de son aïeul le roi Louis IX, ce manuscrit exceptionnel a été illustré par l’enlumineur Richard de Verdun il y a 700 ans. Ce témoignage unique de l’art de l’enluminure du XIVème siècle est à présent disponible dans Gallica.
Identifiant : ark:/12148/btv1b52507104x  et Identifiant : ark:/12148/btv1b55010390v

 

Morgane Rospars, créatrice d'ex-libris

Wishlist Noël 2016 biblio orientée

Comme chaque année à cette même période, retrouvez la Whishlist de Noël, une liste orientée bibliothèque et lecture. Ce qui est étonnant c’est que d’une année sur l’autre je trouve encore des nouvelles idées !

Un sceau de page

Ex libris Morgane Rospars, Please Return

Le modèle Please Return qui va bien !

L’ex-libris sert à indiquer l’identité du propriétaire d’un ouvrage. Il prend la forme d’une illustration accompagnée du nom, des armes, voire de la devise de la personne; il se place sur l’intérieur de la couverture ou sur la page de garde.

Possibilité de choisir votre ex-libris à partir des modèles existants ou création sur mesure. L’ex-libris est réalisé par Morgane Rospars, graphiste et illustratrice.

http://morganerospars.com/

[Spécial Documentaliste juridique] Des cadeaux de l’Assemblée Nationale

Saviez-vous que l’AN a une boutique cadeaux ?

Boutique Assemblée Nationale

L’équipe de la Boutique de l’Assemblée vous accueille dans le 7ème arrondissement à Paris, 7 rue Aristide Briand, du lundi au vendredi de 10h à 19h et le samedi jusqu’à 18h.

Vous trouverez sur le site internet l’ensemble des produits proposés à la Boutique de l’Assemblée.

Dans laquelle on trouve de très jolis objets, certes patriotiques, mais vraiment de bon goût.
De bon matin, devant votre miroir, vous pourrez vous brosser les dents en bleu/blanc/rouge, puis enfiler votre chaussette « droite bleue » et votre chaussette « gauche rouge » (pour les non-latéralisés c’est un must-have !), marinière, béret, cravate et foulard complètent la panoplie.

Voir aussi un foulard Bibliothèque (sur commande ?). Sur ce foulard est reproduit un dessin de Jules de Joly, architecte qui construisit la bibliothèque de l’Assemblée nationale en 1830.

http://boutique.assemblee-nationale.fr/Objets/Textile.html

Bookniture : un tabouret pliable qui se range entre vos livres

Tabouret d’appoint, repose pied, table de nuit, coin lecture, empilable, transportable, léger, solide, confortable. Il ne fait pas le thé aussi ?

https://www.noova.co/boutique-shop/107-bookniture.html

Lire et prendre un bain, what else !

Vu dans la plus vieille quincaillerie droguerie de France qui se trouve à Marseille. La maison Empereur, c’est une institution.

Ce pont de baignoire se compose de 3 supports : l’un pour poser un livre, l’autre pour y mettre une bougie et le troisième pour y déposer un verre. Et là j’ai envie de dire, c’est presque le paradis !

Pont de baignoire lecture

http://www.empereur.fr/art-de-vivre/716-pont-de-baignoire-hetre-huile.html

Un coussin de lecture pour livre ou tablette

Souvent croisé dans les magasins mais pas encore testé. Une invention australienne qui permet de lire les mains libres et qui semble assez souple pour pouvoir s’adapter. Peut aussi s’utiliser comme lutrin au bureau ou dans la cuisine (attention toutefois aux projections sur le tissus). Compatible livres et tablettes. Un petit cadeau cosy pour vos livres !

Un coussin de lecture pour livre ou tablette

http://www.thebookseat.fr/

Une affiche ou un bloc façon fausse couverture de livre

L’indéprimeuse travaille dans une imprimerie où chaque production serait inutile, voire aberrante. On trouve un livre qui ne sert qu’à caler une table, un roman à offrir à son chat pour qu’il puisse faire ses griffes dessus, ou un lot de cartes de visites vierges pour laisser carte blanche à ceux qui les reçoivent. Dans tous ses petits travaux, Davina, imprimeuse dans la lignée de son père et de son grand-père, s’amuse avec les codes du livre. (Texte Luli-shop).

L'Indéprimeuse

Elle est très drôle, fille d’imprimeur et corse, rien que pour ça je valide ! Ses humeurs et les créations qu’elle distille via Facebook me font souvent rire ou m’interrogent. Ce qui résume le mieux son esprit ? Le nom qu’elle s’est choisi !

http://www.luli-shop.com/fr/lindeprimeuse

Crédit photo de couverture : ex-libris par Morgane Rospars