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Sketchbook Project

Brooklyn Art Library à New-York

Lors d’un récent voyage à New-York, j’ai visité le quartier de Brooklyn avec Elise qui possède sa propre agence de visites de New-York en français (New York Off Road) .

Elise ne pouvait pas me faire plus plaisir en me faisant découvrir The Brooklyn Art Library qui est à l’origine du Sketchbook Project.

Qu’est-ce que le Sketchbook Project ?

C’est un projet d’une bibliothèque collaborative de carnets d’artistes alimentée par des particuliers du monde entier. La bibliothèque contient environ 34.000 carnets créés par des personnes de plus de 135 pays.
Ce projet est né en 2006 à Atlanta puis à déménagé à New-York en 2009. La bibliothèque d’art de Brooklyn, au cœur de Williamsburg, est la vitrine permanente des collections qui peuvent être consultées par le public.

Sketchbook Project

Sketchbook Project

Concrètement comment cela se passe ?

Vous achetez un carnet vierge, vous le remplissez avec des dessins, une histoire, du texte, des collages, des découpages, des photographies, puis vous le renvoyez à la bibliothèque où il intégrera la collection. Selon la formule du carnet ($28 pour intégrer la collection et être disponible à la consultation sur place ou $63 pour être consultable sur place et numérisé donc consultable depuis internet) votre audience sera plus ou moins large.
Une partie de la collection voyage également dans un bibliobus spécialement conçu pour le projet dans les différents états américains et au Canada.
Pas besoin d’être un artiste reconnu, il y en a pour tous les goûts et tous les styles !

Sketchbook Project, carnets

Sketchbook Project, carnets vierges

Sketchbook Project, exemple

Sketchbook Project, exemple de carnet

Et les documentalistes là-dedans ?

L’ensemble des carnets ont été indexés dans une base de données par nom d’auteur, type de projet, pays, ville, état mais aussi par techniques (encre, peinture, pop-ups, photographie, aquarelle, couture, plié en accordéon, écriture…) ou par thèmes (mode, science, architecture, musique, technologie, voyage, abstrait…).

Sketchbook Project, vieux casiers (déco)

Sketchbook Project, vieux casiers (déco)

Même si tous les carnets sont exposés sur des étagères directement accessibles par les visiteurs, l’accès aux carnets n’est pas libre. Pour obtenir un carnet, vous devez faire une demande à un documentaliste en lui communicant les mots-clés de votre choix ou demander une sélection liée au hasard.

Le fait qu’un carnet sortira du lot des 34.000 carnets pour être consulté par un lecteur dépend donc de la demande du lecteur, de l’indexation qui a été faite par les documentalistes ou du hasard.

Sketchbook Project, vieux catalogue

Sketchbook Project, vieux catalogue (déco)

C’est comment sur place ?

L’endroit qui occupe un ancien bâtiment industriel, comme beaucoup de boutiques dans ce quartier, est tout simplement magique. Vous pouvez vous installer sur de grandes tables en bois pour consulter les carnets. J’imagine facilement comment cette bibliothèque d’art est une source d’inspiration sans limite pour tous les créatifs new-yorkais (milieu de la mode, du design, du graphisme, de la création d’une manière générale).

Sketchbook Project

Sketchbook Project

Sur place je me suis procurée l’ouvrage The Sketchbook project World Tour par Steven Peterman, Sara Elands Peterman  et Shane Zucker (les fondateurs du projet), Princeton Architectural Press, 2015, en anglais (également en vente sur internet). Ce livre est une sélection de pages de carnets avec des focus quelques artistes sous forme d’interviews. Les carnets sont répertoriés par continent ce qui permet de repérer quelques tendances graphiques liées à l’environnement culturel des auteurs.  256 pages d’inspiration et de motivation à consulter avant de réaliser votre propre carnet si l’angoisse de la page blanche vous saisit ! Il y a de tout, du très pro comme du très enfantin, de l’artiste reconnu comme du simple particulier qui aime dessiner ou écrire, ou coller, ou photographier, des carnets de vies, des carnets imaginaires, des carnets de voyages, des carnets d’observation. Impressionnant !

 

Sketchbook Project

Sketchbook Project, lumineuse idée

Sketchbook Project, le livre

Sketchbook Project, le livre

Comment je participe ?

http://www.sketchbookproject. com/participate

Sketchbook Project, envie d'écrire

Sketchbook Project, envie d’écrire ?

Comment j’y vais ?

Seul ? Brooklyn Art Library, 1030 A N. 3rd Street, Brooklyn, NY 11249

Accompagné ? par Elise bien sûr ! New York Off Road

Pour cette étape en particulier, j’ai été comme en apnée pendant toute la durée de notre visite, tellement j’étais excitée par cette découverte. Imaginez un peu mes deux passions (bibliothèque et carnets (de voyages/de vie)) rassemblées dans un seul et même endroit !

Ceci dit, je vous assure que l’intégralité de la visite de Williamsburg vaut la peine car il y a vraiment de superbes endroits à découvrir dans ce quartier et l’enthousiasme d’Elise (qui vient d’y déménager) est hautement communicatif ! C’est bien simple, je crois que c’est de loin ce que j’ai préféré de tout notre séjour New-Yorkais même s’il est difficile de comparer des activités qui n’ont pas toutes le même sens.

Sketchbook Project, rayonnages

Sketchbook Project, rayonnages

En attendant de réaliser votre propre carnet

Vous pouvez vous créer un compte et consulter les carnets numérisés en ligne :

http://www.sketchbookproject. com/

Sketchbook Project, rayonnages

Sketchbook Project, bientôt le votre ?

Médiathèque du Petit Picquey

Bibliotourisme Le Corbusier en Gironde

2015 marque le cinquantenaire de la mort de Le Corbusier.

L’occasion pour la médiathèque du Petit Piquey (Lège Cap Ferret) d’organiser une exposition sur les années que passa l’architecte au Bassin d’Arcachon.

Médiathèque du Petit Picquey

Médiathèque de Petit Picquey

L’occasion pour nous de faire un peu de bibliotourisme architectural.

L’exposition bien que petite en taille présente de nombreux dessins, peintures, photos et vidéos dont beaucoup d’originaux en provenance de la Fondation Le Corbusier. Jolie mise en scène dont l’unité de mesure est la cabane, une unité architecturale qui parle bien aux habitants du bassin.

Exposition Le Corbusier, Médiathèque de Petit Piquey

Projection d’un film dans une des cabanes

Tout comme l’exposition du Centre Pompidou, l’exposition de la médiathèque du Petit Piquey révèle des facettes moins connues du Corbusier comme ses dessins, ses peintures, ses photos, sa correspondance avec ses proches.

Exposition Le Corbusier, Médiathèque de Petit Piquey

Le Corbusier, Pêcheuse d’huîtres

Comme le dit Yannick Delneste, journaliste de Sud Ouest, « ces années de villégiatures font l’objet d’une exposition qui éclaire le personnage d’une manière inédite et moins rigide, plus humaine ».
En effet, une ombre plane sur le cinquantenaire de la mort de Le Corbusier. De nombreuses publications reviennent sur le passé politique trouble de l’architecte.
Point de polémique dans cette exposition où il est surtout question d’harmonie entre l’homme et la nature, d’équilibre des constructions (parfaite simplicité des cabanes), d’innocence « sauvage » et d’authenticité.

Le petit catalogue de l’expo est un joli souvenir d’une époque bienheureuse et malheureusement révolue sur le Bassin. Nombreux extraits de correspondances Edité à 1000 exemplaires uniquement c’est objet collector ! En vente à la médiathèque, 10 euros.

C’est la construction de la route qui a fait fuir Le Corbusier, on imagine mal sa réaction face à l’affluence touristique de l’été 2015 !

Je ne peux pas vous dire grand-chose de la médiathèque de Petit Piquey si ce n’est qu’elle était agréable, spacieuse, bien achalandée et particulièrement vivante en ce jour de pluie. Elle faisait plaisir à voir cette médiathèque car elle grouillait de visiteurs, venus pour l’exposition ou pour un petit moment de lecture à l’abri des éléments.

A la sortie de l’exposition, plusieurs ouvrages sur la thématique étaient mis en avant.

Exposition Le Corbusier, Médiathèque de Petit Piquey

Sélection d’ouvrages de la médiathèque sur Le Corbusier

Exposition Le Corbusier, mes années sauvages au Bassin (1918-1936) du 11 juillet au 23 septembre 2015 : http://www.mediatheque-legecapferret.fr/

L’association Pilitak en partenariat avec la ville de Lège-Cap Ferret propose une exposition consacrée aux vacances du célèbre architecte Le Corbusier sur le Bassin d’Arcachon de 1918 à 1936.

C’est la première exposition consacrée au rapport que Le Corbusier entretenait avec le Bassin d’Arcachon et son amour pour cette nature sauvage et authentique.

Cette exposition présentera le visage d’un Le Corbusier rêveur, créatif qui voit le bassin comme un refuge naturel. À travers cette exposition c’est aussi une partie de l’histoire de la presqu’île que nous découvrirons.

Exposition gratuite. Se renseigner au préalable sur les jours de fermeture et les horaires d’ouverture.

Salle culturelle Pauilhac
Médiathèque de Petit Piquey
avenue des écoles
33950 LEGE-CAP FERRET


Sur le même sujet, parce que nous aimons bien les années thématiques, nous avons vu :

La villa Savoye à Poissy

Bon plan, si la place est libre, possibilité de se faire bronzer sur une chaise longue du solarium de la villa Savoye.

http://www.villa-savoye.monuments-nationaux.fr/

Villa Savoye, Poissy

Villa Savoye, Poissy (78)

Villa Savoye, Poissy

Lire Les heures claires de la villa Savoye sur le toit terrasse de la vila Savoye, c’est raccord !

L’exposition Le Corbusier, mesures de l’homme au Centre Pompidou, Paris (29 avril – 3 août 2015)

https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/coy8gny/rzyodRb

La petite cité ouvrière de Lège Cap Ferret (1923-1924), à visiter avant ou après l’expo à la médiathèque

Avant celle de Pessac, la première collaboration entre Le Corbusier et l’industriel Henry Frugès qui souhaitait y loger les ouvriers d’une caisserie qu’il venait d’acquérir.

En face du poste de

secours. Elle ne se visite pas mais il est possible de voir l’extérieur des six logements individuels qui ont conservés leur vocation sociale (ils sont gérés par le bailleur Gironde Habitat). Attention à respecter la tranquillité des locataires.

 

Le Corbusier, cité ouvrière Lège Cap Ferret

Le Corbusier, cité ouvrière Lège Cap Ferret

Le Corbusier, cité ouvrière Lège Cap Ferret

Le Corbusier, cité ouvrière Lège Cap Ferret

Les quartiers Modernes Frugès à Pessac (près de Bordeaux)

http://www.pessac.fr/cite-fruges-le-corbusier.html

Une visite gratuite guidée de presque 2 heures dans la cité est organisée par la ville de Frugès. Vous apprendrez tout ou presque de cette cité jardin ouvrière voulue par l’industriel Henry Frugès et dessinée par Le Corbusier entre 1924 et 1926.

Visite dans la cité et visite de la maison témoin, une maison de type gratte-ciel acquise par la ville. C’est à la fois passionnant et d’une modernité renversante. Une visite qui nous questionne encore plusieurs jours après.

Le Corbusier, Les quartiers modernes Frugès

Le Corbusier, Les quartiers modernes Frugès à Pessac

Le Corbusier, Les quartiers modernes Frugès à Pessac

Le Corbusier, Les quartiers modernes Frugès à Pessac

Le Corbusier, Les quartiers modernes Frugès à Pessac

Le Corbusier, Les quartiers modernes Frugès à Pessac

Le Hors-série Télérama Le Corbusier, histoire (notamment) d’en savoir plus sur la face sombre du personnage mais pas que…

http://www.telerama.fr/tag/hors-serie-le-corbusier/

Le Corbusier, publications

Petite collection personnelle de documentation sur Le Corbusier, en bas à gauche le livret de l’expo du Petit Piquey

 

Bibliothèque patrimoniale et de recherche du Grand Cahors

Bibliotourisme à la bibliothèque patrimoniale et de recherche du Grand Cahors

Au centre-ville de Cahors, juste à côté de l’Office du tourisme, se trouve l’entrée de la bibliothèque patrimoniale et de recherche du Grand Cahors.

Elle est dissimulée par la foule qui se presse autour des jets d’eau sur le parvis devant l’Office du tourisme et par un manège planté devant son entrée et pourtant elle vaut le détour.

Bibliothèque patrimoniale et de recherche du Grand Cahors

Dès l’entrée, le message passe

Extraits du dépliant de présentation :

Riche d’environ 40 000 documents, le fonds ancien comprend des documents issus de l’époque médiévale jusqu’à nos jours : des manuscrits, des livres, des estampes, des brochures, des cartes et plans et des journaux.

A l’origine, les collections se sont constituées grâce aux documents saisis à la Révolution dans les bibliothèques des congrégations religieuses [ce qui fait dire au bibliothécaire que nous avons rencontré que la Révolution française n’a pas eu que des mauvais aspects !].
Par la suite, le fonds s’est enrichi par des achats réguliers, par des dons de l’Etat ou des collectionneurs (la collection Gary), et par l’acquisition de collections privées (la collection Greil).

Le fonds Quercy est particulièrement consulté : il regroupe des ouvrages qui permettent de se documenter sur l’histoire de Cahors et la province du Quercy.

Le service lecture publique du Grand Cahors poursuit depuis 2010 la modernisation de l’accès à ces collections : informatisation des catalogues et numérisation d’une collection de presse locale, le Journal du Lot.

 

Bibliothèque patrimoniale et de recherche du Grand Cahors

Informatisation des catalogues, quel boulot !

La bibliothèque patrimoniale et de recherche du Grand Cahors accompagne les chercheurs, les étudiants et les passionnés d’histoire locale dans le cadre de leur recherche. Elle est ouverte aux visiteurs tout au long de l’année. [Les consulter pour connaître leurs jours de fermeture et leurs horaires d’ouverture].

Elle est classée à l’inventaire des Monuments historiques, et régulièrement citée, pour la beauté de son cadre et pour ses collections, dans la presse nationale ou dans les médias.

Bibliothèque patrimoniale et de recherche du Grand Cahors

Salle de lecture

Bibliothèque patrimoniale et de recherche du Grand Cahors

Salle de lecture

Mes impressions lors de notre visite du mercredi 5 août 2015 :

Un havre de paix dans une journée caniculaire. Humm cette odeur de vieux livres et de bois ciré en plein cœur de l’été !

Un remarquable accueil par un bibliothécaire qui n’a pas hésité à interrompre son travail de grand dépoussiérage d’été pour nous parler de la bibliothèque, de son histoire, de ses collections, de son architecture, de ses contraintes et de son actualité.

Bibliothèque patrimoniale et de recherche du Grand Cahors

Travail de dépoussiérage des collections

Lors de notre visite, une exposition de peintures et de sculptures de Sarah Jérôme intitulée Les heures souterraines occupait une grande partie des boiseries murales de la salle de consultation (exposition du 4 juin au 27 août 2015 à Cahors).

Bien qu’étant assez sombres, les toiles de cette artiste sublimaient l’endroit en s’accordant parfaitement avec la gamme chromatique de la bibliothèque. On aurait dit que la sculpture (de femme montagne) qui trônait sur l’ancien poêle Gaudin faisait partie intégrante du système de chauffage !

Bibliothèque patrimoniale et de recherche du Grand Cahors

Les heures souterraines, Sarah Jérôme

Si vous êtes de passage à Cahors, je ne peux que vous inciter à trouver l’accès qui mène à cette bibliothèque qui compte parmi ses objectifs la conservation des livres anciens, la mise en valeur du patrimoine écrit et l’enrichissement de la mémoire collective dans un cadre architectural unique !


 

Bibliothèque patrimoniale et de recherche du Grand Cahors
Place François Mitterrand
46000 CAHORS
Tél : 05.65.35.10.80
e-mail : bpr@grandcahors.fr
Site : http://www.mediatheque.grandcahors.fr/ (rubrique PATRIMOINE)

Bibliambule, Amandine Lagut

Bibliambule, ça roule !

Je vous ai déjà parlé de ce projet l’hiver 2014 dans cet article.

J’avais participé au financement participatif de la bibliambule (via Ulule).

Il est assez touchant de constater que l’on peut passer en quelques mois d’un plan à un prototype abouti.

Pour sa première sortie officielle dans Paris le 11 juin 2015, la bibliambule a bénéficié d’une superbe journée d’été avant l’heure. Je ne l’ai pas vue fermée mais, déployée sur la place du marché Sainte-Catherine (Paris 4ème), elle faisait son petit effet.

J’ai aimé :

  • le triporteur sur mesure avec assistance électrique,
  • les hamacs en toile de parachute, très confortables, testés et approuvés,
  • rêvasser et voir les nuages à travers les feuilles des arbres en plein cœur de Paris,
  • les portes du kiosque qui s’utilisent pour faire des chevalets de présentation, un tableau,
  • des couleurs gaies et fraîches,
  • un projet forcément convivial qui met l’art de vivre et la lecture à l’honneur, les photos parlent d’elles-mêmes !
  • une jeune créatrice vraiment disponible et enthousiaste,
  • les multiples usages possibles pour les bibliothèques publiques, pour les offices du tourisme (avec des audio-guides), pour les associations et pourquoi pas pour les bouquinistes, les petites maisons d’édition, les libraires ou les revendeurs de presse.

Longue vie à la bibliambule et aux autres membres de sa famille, les Z’ambules !

Bibliambule, Amandine Lagut

La bibliambule se déplace dans Paris

Bibliambule, Amandine Lagut

Le kiosque de la bibliambule

Bibliambule, Amandine Lagut

Bibliambule, 1ère bibliothèque Z’ambulante

Bibliambule, Amandine Lagut

Bibliambule, les portes se transforment en chevalets. Lâche pas la patate !

 

Bibliambule, Amandine Lagut

Bibliambule, testée et approuvée !

Bibliambule, Amandine Lagut

Bibliambule, expérience utilisateur (UX) au top !

Bibliambule, Amandine Lagut

Bibliambule, Amandine Lagut, la créatrice

Bibliambule, Amandine Lagut

Bibliambule, appropriation des utilisateurs immédiate. 100 % de convivialité

Mise à jour du 15 juillet 2015.

Les mots de la créatrice.

Composée d’une petite bibliothèque et de 7 hamacs intégrés qui s’ouvrent en étoile autour d’elle, la Bibliambule est une structure sur tricycle électrique qui s’installe très rapidement, créant aussitôt un pôle attractif et ludique autour du Livre.

Cette bibliothèque légère et surprenante se veut un nouvel outil contribuant à sortir le livre de l’espace parfois intimidant et sanctuarisé des lieux de culture (bibliothèques, librairies…) pour le mettre en valeur dans l’espace public, lieu de cohabitation ouvert à tous et à l’usage de tous.

Avec ce dispositif mobile c’est le Livre qui va à la rencontre des lecteurs.

La Bibliambule peut permettre :
– aux médiathèques et aux bibliothèques daller au plus proche des habitants (d’un quartier, d’un village) et toucher ainsi de nouveaux publics.
– aux salons, fêtes, foires et autres festivals autour du Livre d’offrir la possibilité de proposer un îlot de lenteur dans l’agitation de la fête.
– aux municipalités de proposer une animation estivale culturelle insolite.
– à un libraire de créer ou d’accompagner un événement.
– aux institutions et aux associations luttant contre l’illettrisme d’utiliser un outil supplémentaire original.
– aux maisons d’édition de promouvoir leurs ouvrages.
Et bien d’autres initiatives à inventer…

Il n’existe pour l’instant qu’un seul exemplaire de la Bibliambule, disponible à la location.
N’hésitez pas à prendre contact avec la créatrice pour connaître les tarifs de vente et de location.

 

Bibliotourisme à Lisbonne

Notre petit séjour de 4 jours à Lisbonne en mars 2015 ne prévoyait pas d’étape « bibliotouristique » et pourtant, elles se sont imposées à moi. Voilà comment.

La vertigineuse bibliothèque du Palais Quita da Regaleira à Sintra

bibliothèque du Palais Quita da Regaleira à Sintra

La vertigineuse bibliothèque du Palais Quita da Regaleira à Sintra

Tout d’abord en visitant Sintra et son palais Quita da Regaleira (www.regaleira.pt). Ce palais néomanuelin est surtout connu pour ses jardins et leur parcours initiatique s’inspirant de la symbolique maçonnique. Il ne faut pas manquer dans le palais (je souligne car nous l’avons précisément manqué ce qui nous a valu un aller-retour au pas de course pour terminer la visite) la curieuse bibliothèque sans fin. Il s’agit d’une petite pièce presque entièrement dans le noir avec une bibliothèque qui  la couvre entièrement du sol au plafond. Jusque là rien d’anormal sauf que des miroirs sont fixés au sol sur tout le pourtour de la bibliothèque ce qu’il fait qu’elle se reflète à l’infini et qu’elle donne donc le sentiment d’un puits de connaissances sans fin. Avec ou sans flash, cette vertigineuse sensation est impossible à photographier. Qu’importe c’est une expérience à vivre ! Hallucinant !

L’exposition temporaire A humanistic Library au Musée Calouste Gulbenkian

Lisbonne - A humanistic Library

Lisbonne – A humanistic Library, Musée Calouste Gulbenkian

Cette exposition concerne le bibliophile collectionneur José V. De Pina Martins (1920-2010). Il avait coutume de dire : « Objects seek out the people who love them » notamment lorsqu’il faisait l’acquisition d’un nouveau livre rare pour sa bibliothèque. Il disait même : « When we wish very much for something, sooner or later it will find its way into our hands ». Bon, ça c’est tout de même une grosse excuse bidon pour justifier des dépenses chez des libraires spécialisés mais ce n’est pas une fille qui a des centaines de pacotilles qui va lui jeter la pierre ! Ceci dit, c’est un principe que l’on peut retenir car en effet, lorsque vous vous intéressez à un sujet et que vous le faites savoir, l’information vient parfois à vous presque naturellement. D’autre part, le phénomène de sérendipité (on y revient toujours !) est parfois tellement présent qu’il conduit à se retrouver dans la collection d’un bibliophile humaniste alors qu’au départ vous étiez venus au Musée pour admirer sa collection Lalique !

José V. De Pina Martins :
A minha biblioteco foi, pelo menos par mim, uma verdadeira historia de amor.
My library was, at least for me, a true love story.

Exposition temporaire jusqu’au 26 mai 2015, Musée Calouste Gulbenkian, Lisbonne (www.museu.gulbenkian.pt)

La Librairie Ferin (depuis 1840) à Lisbonne

Et je garde le meilleur pour la fin. Quelques heures avant notre départ et après avoir fait les dernières courses, nous prenions le chemin de l’hôtel quand nous sommes tombés en arrêt devant la vitrine de la librairie Ferin (70-74 R. Nova do Almada, Lisbonne). Une vitrine entièrement consacrée aux bibliothèques et à leurs amoureux avec des livres en français, en anglais, en italien, en portugais et quelques petits objets en rapport avec l’écriture, la lecture. Et au milieu de cette vitrine, un beau livre récent (novembre 2014), 3ème édition du titre Libraries, wonders of Portugal par Liborio Manuel Silva (CentroAtlantico.pt). Cet ouvrage m’avait justement été recommandé avant mon départ pour Lisbonne par une collègue documentaliste.
L’occasion était trop bonne. Nous rentrons dans la librairie et j’avise le libraire que je suis intéressée par la version anglaise de l’ouvrage. Dans la mesure où il parle un charmant français, je lui confie que je suis moi-même documentaliste et que j’aime les bibliothèques (et les librairies) surtout lorsque les livres qui en parlent me tombent littéralement dans les mains ! (cf. la visite précédente). Et comme il ne doit pas rencontrer des touristes bibliophiles tous les jours, il nous propose gentiment de visiter les parties secrètes de la librairie, à savoir, une immense cave voûtée qui héberge une vaste salle de conférence et plusieurs trésors : un meuble à casses d’imprimerie, des fers à relier, une presse (à relier ou à photocopier d’après lui), une machine à écrire de marque Remington au dessus d’un coffre fort sur roulettes et une mini-exposition dédiée à l’écrivain poète Fernando Pessoa. Le jour de notre passage une séance de dédicaces était prévue le soir même.
C’est donc avec regret que nous avons quitté ce très sympathique libraire, avec sous le bras et précieusement emballé, la promesse de visiter les plus belles bibliothèques portugaises. Si vous êtes de passage à Lisbonne, en manque de lecture (vaste rayon français achalandé des dernières nouveautés), je ne peux que vous recommander de rendre visite à la librairie Ferin. Elle date certes de 1840 mais elle fait en sorte d’être toujours dans la course pour appâter le lecteur avec de belles vitrines thématiques et une salle de conférence digne d’une médiathèque publique.
Merci à Monsieur Joao Paulo Dias Pinheiro pour le temps qu’il nous a consacré (www.ferin.pt)

 

Dans un autre genre, voir aussi Lx Factory, 103 rua Rodrigues Faria : immense friche industrielle sous le pont d’Alcantara, réinvestie par des créateurs de bijoux, de mode, de design, et riche en murs peints et échoppes + fantastique librairie. Non visitée lors de notre séjour. Pour une prochaine fois ! www.lxfactory.com

Stockholm par P. Richard

Une visite à la Kungliga biblioteket de Stockholm par Pascale Richard

Stockholm par P. Richard

Lors de son passage à Stockhom, Pascale Richard, a eu l’occasion de visiter la « KB », Bibliothèque Nationale de Suède.
Dans ce compte-rendu de visite, elle nous livre ses impressions : Une visite à la Kungliga biblioteket de Stockholm (fichier PDF).

 

Bibliothèque Forney

La bibliothèque Forney : arts graphiques, hôtel médiéval et musée

Bibliothèque Forney, Paris

Art graphiques et hôtel médiéval (extraits de Musées mini, musées chéris par Claire Bommelaer, Eric Biétry-Rivierre, Sophie de Santis et Nathalie Simon in Figaroscope du 19-25 novembre 2014, page 11).

« On doit cette bibliothèque à un industriel du XIX siècle, Samuel-Aimé Forney, qui légua à la Ville de Paris un ensemble d’ouvrages destiné à l’éducation des artisans. Ici sont rassemblés 230 000 volumes dédiés aux arts graphiques et aux beaux-arts, dont des recueils d’ornements, des manuels techniques du XIXe siècle, des cartes postales, des milliers d’échantillons de papiers peints, etc.

Son charme. La bibliothèque est nichée dans le quartier de Saint-Paul, en plein cœur de la capitale. Elle se déploie dans l’hôtel de Sens, un des rares témoignages d’architecture médiévale à Paris.

Son actualité. La bibliothèque organise de petites expositions originales, comme l’an dernier avec la thématique des anciennes affiches de publicité. En ce moment, zoom sur…les cuillères (« Histoire des cuillères »), où sont rassemblés 300 spécimens anciens ou étrangers de ce couvert de tous les jours. On peut également voir des livres et des affiches de l’artiste hongroise Ilona Kiss.  »

Bibliothèque Forney

1, rue du Figuier
75004 Paris
Tél : 01.42.78.14.60
http://equipement.paris.fr/bibliotheque-forney-18

Métro : Pont-Marie ou Saint-Paul

Mardi, vendredi, samedi, de 13h à 19h30
Mercredi, jeudi : 10h-19h30

Expositions : du mardi au samedi, de 13h à 19h
Fermeture dimanche et lundi


Bibliothèque Forney, Paris

Faire du bibliotourisme à Paris pour voir l’hôtel de Sens, un des rares vestiges de l’habitation civile du Moyen Âge construit de 1475 à 1519 sur l’ordre de Tristan de Salazar, archevêque de Sens.
Depuis 1961, date de son installation dans l’hôtel de Sens, la bibliothèque Forney accueille les étudiants en histoire de l’art ou en architecture, professionnels de la mode, du graphisme et du design. D’abord uniquement consacrée aux métiers d’art et aux arts décoratifs, elle a étendu ses spécialisations aux Beaux-Arts, Arts graphiques, Arts appliqués.

A noter, l’accès à la bibliothèque n’est possible que sur inscription. Il se peut que la bibliothèque, victime de son succès, cherche à limiter le nombre de lecteurs potentiels. Il vous faudra donc montrer patte blanche ou choisir un horaire favorable si vous souhaitez la visiter en insistant bien sur l’aspect temporaire de votre visite. Une fois à l’intérieur, on est forcément subjugués par les voûtes du XVème siècle qui décorent la salle de lecture. Quant au fonds documentaire, je comprends bien que l’on puisse y passer la journée !

Bibliothèque Forney, Paris

Lors de notre passage, nous avons aussi pu admirer les livres objets (tiens ça me parle !) de l’artiste Ilona Kiss dont un exemplaire fort original de « café livrets » confectionné à partir d’une centaine de filtres à café récupérés, lavés et séchés.

Café livrets par Ilona Kiss à la bibliothèque Forney, Paris

Café livrets par Ilona Kiss à la bibliothèque Forney, Paris

Nous avons eu également l’occasion de voir l’exposition Histoires de cuillères, retraçant l’histoire de cet ustensile à travers toutes les époques, tous les continents et tous les matériaux. Je ne vais pas trop en dire sur cette exposition car elle se termine le 3 janvier 2015. Je peux juste vous dire qu’une exposition, dans un petit musée sur un sujet aussi pointu peut sembler déroutante mais celle-ci était particulièrement réussie. Si vous échouez devant la porte d’une grande expo parisienne surpeuplée, pensez à celles de la Bibliothèque Forney, vous ne serez pas déçus par l’endroit.

Histoires de cuillères à la Bibliothèque Forney

A noter : une impressionnante boutique avec possibilité d’acheter des cartes postales anciennes sur tous sujets.

Pour conclure, une petite anecdote assez savoureuse concernant cette visite.
A mon arrivée dans le hall de la bibliothèque, un samedi soir de début de décembre alors que la frénésie des achats de Noël battait déjà son plein dans Paris, qu’elle ne fut pas ma surprise de croiser un collègue documentaliste juridique qui renouvelait son inscription. Il va sans dire que nous nous étions pas donné rendez-vous et que nos chances de nous rencontrer dans Paris à la bibliothèque Forney, le même jour à la même heure sachant que nous ne sommes pas parisiens étaient plus que minimes.

Conclusion : que fait un documentaliste à ses heures perdues ?
Et bien, il visite parfois d’autres bibliothèques, en mode touristique ou en mode abonné !
On ne se refait pas !

Bibliothèque du monastère de Strahov, salle philosophique, crédit Wikipédia

La bibliothèque du monastère de Strahov (Prague)

Bibliothèque du monastère de Strahov, salle philosophique, crédit Wikipédia

Bibliothèque du monastère de Strahov, salle philosophique, crédit Wikipédia

Visite de la bibliothèque du monastère de Stahov (Prague) par  Natacha Couvert-Tarnowka, Documentaliste juridique – Archiviste.

Document en version PDF, contient plusieurs photographies : Visite bibliothèque du Monastère de Stahov.

Si vous aussi, vous pratiquez le bibliotourisme pendant vos congés, n’hésitez pas à m’en faire part afin d’enrichir la rubrique des plus belles bibliothèques.

Médiathèque Folelli

De la friche industrielle à la médiathèque

Médiathèque Folelli, le projet

Médiathèque de Castagniccia, le projet

L’ancienne usine de tanin de Folelli, a connu son heure de gloire de 1907 à 1935 puis s’est progressivement éteinte de 1936 jusqu’à sa fermeture définitive en 1956. Abandonnée pendant une soixante d’années et après plusieurs années d’incertitude quant à son devenir, elle a été réhabilitée en 2014 pour accueillir une médiathèque et une résidence d’artistes.

Le projet est une parfaite réussite architecturale qui conserve au bâtiment son caractère industriel.

L’endroit devrait contenter à la fois les résidents et les touristes de passage, d’autant plus que la médiathèque projette d’organiser des manifestations culturelles comme des expositions, dédicaces, conférences, lectures.

Elle abrite, au rez-de-chaussée, deux sections, adultes et enfants, et offre 12000 documents sur tous les supports : musique, films, livres, presse et connexion wifi.
L’école de musique de Feli, Schola in Festa, occupe depuis septembre 2014 une partie du 1er étage. Les deux derniers étages hébergent une résidence d’artiste.

Lors de mon passage l’exposition consacrée à l’inauguration de la médiathèque et à son passé industriel venait d’être retirée.
J’ai été très touchée par cette visite pour différentes raisons : l’histoire d’une industrie particulièrement florissante en Corse, la réhabilitation architecturale que mon grand-père paternel, architecte de profession, aurait sûrement approuvée (ou pas…il avait l’œil critique Paul Guelfucci !), le choc des mondes entre activité industrielle disparue et médiathèque high-tech, la satisfaction de voir que l’hôtellerie de luxe, qui aurait pu s’emparer de l’emplacement, cède la place à la culture.

Marre des plages de sable de la côte orientale ? Faîtes donc un crochet par la médiathèque de Folelli lors de votre prochain séjour en Corse ! Osez, vous-aussi, le bibliotourisme insulaire !

Joseph Castelli : La sueur de l’homme et le sang du châtaigner ont cédé la place à l’encre des livres, aux couleurs de la joie.

 

Médiathèque Folelli

Médiathèque de Castagniccia

Médiathèque Folelli

Médiathèque de Castagniccia

Médiathèque de Castagniccia

Médiathèque de Castagniccia

 

Médiathèque de Castagniccia

Médiathèque de Castagniccia

Médiathèque de Castagniccia Mare è Monti, Penta di Casinca (c’est quoi son petit nom ?), sortie Sud de Folelli

Histoire de l’usine de tanin :

http://www.pentadicasinca.fr/decouvrir-la-commune-histoire-et-traditions-l’usine-de-tanin_302.html

Lors de notre passage, le livre du photographe Loïc Colonna était prévu en dédicace.
Ma petite dédicace à moi c’est la photo de Tralonca, berceau familial.
Corsica, Trà mare è monti de Loïc Colonna en vente sur le site de l’auteur : http://www.photocorsica.com/

Corsica, Trà mare è monti de Loïc Colonna

Corsica, Trà mare è monti de Loïc Colonna

Corsica, Trà mare è monti de Loïc Colonna

Corsica, Trà mare è monti de Loïc Colonna, Tralonca

« A la recherche du génie des lieux » : une citation qui résume bien ce que j’ai ressenti en visitant cette bibliothèque

Depuis 2000, après des décennies de « rénovation-buldozer », architectes, élus et aménageurs penchent heureusement de plus en plus pour la transformation et la réaffectation du bâti industriel, même assez banal, pour peu qu’il tienne debout.[] Garder la trace de l’usine ou de l’entrepôt du coin de la rue, c’est d’abord ne pas renier leur histoire, ni oublier ceux qui y ont travaillé. Rénover plutôt que démolir, c’est aussi éviter un gâchis de matériaux et des centaines de camions de gravats. Surtout, travailler ainsi sur l’existant oblige les architectes à dépasser leur égo pour se glisser dans ces vieux murs à la recherche du génie des lieux. Une excellente école d’imagination et d’humilité.

Extrait d’une brève parure dans Télérama n° 3398 du 28 février 2015 : Un bâtiment, combien de vies ? par Luc Le Chatelier au sujet d’une exposition qui a lieu jusqu’au 28 septembre 2015 à la Cité de l’architecture et du patrimoine, Paris 16, citechaillot.fr

Bibliothèque Pavie

La bibliothèque de l’université de Pavie, Italie

Bibliothèque de Pavie : entrée

Bibliothèque de Pavie : entrée

Bien que la chartreuse de Pavie, joyau du gothique tardif italien, soit le but de note séjour dans cette ville proche de la région des lacs italiens, sa visite fut très vite expédiée. Houspillés de l’entrée à la sortie par des moines radicalement anti-visiteurs et livrés à nous-même sans aucune explication, nous n’avons quasiment rien vu de la chartreuse de Pavie ou comment fantasmer pendant des mois sur une architecture religieuse et se retrouver jetés hors du cloître, comme des mécréants en moins de deux !

Heureusement la ville de Pavie est une ville étudiante plutôt agréable.
Son université est l’une des plus anciennes d’Italie. Construite en brique rouge et ocre entre 1361 et 1389, elle regroupe aujourd’hui 12 cours carrées bordées de porches : http://www.unipv.eu/site/en/home.html

 

Université de Pavie

Université de Pavie, Italie

La bibliothèque de l’Université de Pavie, dont la création date de 1763 contient 400 imprimés, 1830 manuscrits, 168 incunables, 3811 périodiques dont 763 sont vivants et 411 000 ouvrages de culture générale dont un sérieux rayon de droit napoléonien !

Elle était ouverte lors de notre passage, l’occasion de faire un peu de bibliotourisme universitaire.

L’accueil du personnel y fut charmant et cette visite nous laissa finalement une impression studieuse et accueillante de la ville de Pavie.

Bibliothèque Pavie

Bibliothèque Pavie

Bibliothèque Pavie

Bibliothèque Pavie

Bibliothèque Pavie

Bibliothèque Pavie

Revue documentaliste italienne

Revue documentaliste italienne, plutôt sexy non ?

Bibliothèque Pavie

La porte secrète…mène aux toilettes