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Boite à livres, Bastia

Illustrer le droit

Boite à livres, Bastia

 

Mon travail de blogueuse et son inévitable recherche d’illustrations m’amène souvent à me poser la question du rôle de l’image dans les blogs.

Lorsqu’il s’agit d’un blog personnel, c’est assez simple, surtout lorsque le sujet est photogénique par nature (mode, décoration, beauté, tourisme, cuisine, etc), en revanche, lorsqu’il s’agit d’un blog professionnel, et tout particulièrement un blog juridique, la question se corse !

En effet, il n’est pas simple d’exprimer en image des concepts intellectuels, des pratiques professionnelles, des concepts juridiques, la nature d’une profession. Il en est de même pour la communication des professions juridiques. La tentation est grande d’aller vers des représentations classiques pour ne pas dire galvaudées du droit. Aller contre les conventions, dans un milieu qui reste conservateur, n’est pas si fréquent.

Les photos

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Ci-dessous quelques exemples de sites juridiques dont la démarche me semble innovante. Qu’en pensez-vous ?

1.Premier exemple

Des images de type magazine, un sujet de niche qui se prête bien à l’illustration qui peut parfois être légèrement provocante.
Exemple très réussi de blog juridique de niche Droit du luxe et de la mode : https://luxuryandlaw.com/

2. Deuxième exemple

Un cabinet d’avocats (August Debouzy) qui communique en vidéo sur sa nouvelle charte graphique c’est rare.

Lien vers deux vidéos de présentation du cabinet et du nouveau logo :

Des colors blocks, des photos de paysages inhabituelles (arides et désertiques). Lien vers le site : http://www.august-debouzy.com/

3. Troisième exemple

Un autre cabinet d’avocats (LpaLaw) qui utilise des images composites fortes, très contrastées, en rupture, un jeu sur les formes, des effets miroirs. Une communication ludique qui interpelle

Lien vers le site : http://www.lpalaw.com/

Lien vers le projet présenté par l’agence : http://www.curiusweb.com/projet/identite-lpa-cgr-avocats/

Ces quelques exemples soulignent l’importance de la partie artistique dans un projet web. En choisissant votre prestataire, il faudra en tenir compte.

Les photos de profils

Heureusement pour les photos de profils professionnels, Le Figaro a relevé que Le métier d’avocat est le plus photogénique sur le web !

http://www.lefigaro.fr/vie-bureau/2017/04/04/09008-20170404ARTFIG00170-le-metier-d-avocat-est-le-plus-photogenique-sur-le-web.php

Le dessin

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Le dessin est encore peu utilisé. Pourquoi ?

L’image animée

Une solution déjà évoquée sur le blog dans l’article consacré à la société Vidéotelling. Là aussi, l’usage reste encore limité dans le droit.

Le legal design

Le legal design est encore balbutiant en France mais il pourrait jouer un rôle dans de plusieurs secteurs du droit, édition juridique, vulgarisation du droit mais aussi communication juridique.

Quelques acteurs français s’y intéressent de près comme http://sketchlex.com/ et http://openlaw.fr.

Les infographies

Les infographies sont très populaires sur les réseaux sociaux où elles sont beaucoup partagées. Elles sont aussi un bon vecteur de communication et d’illustration.

Elle nécessite toutefois des équipes en interne (ou en externe) afin de digérer l’information et de la traduire.

Quelques outils pour créer des infographies :

Par Clément Pellerin : https://www.pellerin-formation.com/2017/04/18/10-outils-indispensables-pour-produire-facilement-de-belles-infographies/

Par Fidel Navamuel : https://outilstice.com/2017/01/10-outils-en-ligne-pour-creer-des-infographies-facilement/

Sur ce sujet, voir le site du blogueur https://choblab.com/. Il utilise souvent des infographies pour illustrer ses billets, comme par exemple : https://choblab.com/web-design/experience-utilisateur-20-erreurs-a-eviter-12277.html, un billet inspiré du billet Worst UI design features, illustré par une infographie réalisée par l’auteur.

Les goûts et les couleurs

Boite à livres, Bastia

Les propos de ce billet et de ce blog n’engagent que moi.
Les goûts et les couleurs sont un sujet sensible dans le milieu professionnel.

Pour mon blog Sérendipidoc, j’essaye de produire mes propres visuels photographiques mais j’avoue aussi avoir recours à des images trouvées sur internet.

Bien que n’ayant aucune aptitude graphique pour l’instant, je m’intéresse depuis longtemps au legaldesign, au skechtnoting et aux outils pour produire des infographies dans l’idée un jour de pouvoir produire un jour mes propres illustrations.

Je cautionne bien évidemment le travail des graphistes professionnels que je consulte pour mes blogs car pour moi il est essentiel que le design d’un blog soit attractif. Le talent et la création doivent être rémunérés à leur juste valeur.

J’expérimente des outils et suis fascinée par l’incursion de l’intelligence artificielle dans le monde graphique : https://aiexperiments.withgoogle.com/autodraw

Je cultive mon intérêt pour le graphisme et suis ravie lorsqu’il y a interaction entre l’univers du droit et du dessin. J’ai chroniqué plusieurs ouvrages en rapport avec ce thème.

J’observe comment les autres blogs professionnels sont illustrés car même s’il n’y a pas de recette toute faite, certaines initiatives peuvent s’appliquer dans différents secteurs.

Ainsi, grâce à un échange très fructueux avec Marie-Anne Chabin, j’ai appris qu’elle avait exactement les mêmes préoccupations que moi concernant l’illustration de ses blogs et de ses billets sur LinkedIn. Je précise qu’elle administre 3 blogs, tous en rapport avec la gestion de l’information.

Elle m’a cité l’exemple du concept numérique qui était régulièrement illustré par des piles de papier, une drôle d’aberration !

Elle se constitue de son côté plusieurs bases de données dont une base de photos (qui contient par exemple des photos de vacances) où elle pioche pour illustrer ses billets.

Elle recommande d’OSER aller vers des illustrations qui n’ont pas un rapport direct avec le sujet mais qui interpellent ou qui font sens. Il faut oser sortir du cadre !

Boite à livres, Bastia

J’ai donc osé à mon tour en choisissant pour illustrer cet article d’utiliser des photos qui n’ont pas vraiment de rapport avec le sujet de l’article mais qui ont tout de même un rapport avec ma ligne éditoriale et avec mes origines. Il s’agit de photographies de boites à livres toutes situées dans le centre ville de Bastia, sur le port, Place St Nicolas, à la Citadelle.

Et vous, quelles sont vos astuces pour illustrer vos blogs/sites professionnels ?

A lire sur le même sujet :

Quelle iconographie pour mon article de blog ? Par Amandine Barreau, 3 mai 2017. [Consulté le 4 août 2017]

La boite à outils du community manager par Clément Pellerin

La boite à outils du community manager par Clément Pellerin. – Paris : Dunod, 2017. Collection La boîte à outils.La boite à outils du community manager par Clément Pellerin. – Paris : Dunod, 2017. Collection La boîte à outils. ISBN 978-2-10-075404-5

https://pellerin-formation.leadpages.co/presentation-boite-a-outils-du-community-manager/

Un ouvrage didactique et clair qui présente 54 outils indispensables pour mener à bien sa mission de community manager.

Que vous soyez community manager amateur, community manager en formation ou community manager en poste, l’ouvrage peut rendre bien des services. Clément Pellerin ne se contente pas de décrire les fonctionnalités, il analyse aussi les évolutions des pratiques professionnelles qui impactent l’utilisation des outils. De même, il dresse un état des relations entre producteurs d’outils et utilisateurs à jour à 2017 qui permet d’éclairer vos choix.

Figurez-vous qu’il existe des outils pour tout faire, ou même plusieurs outils pour mener à bien les mêmes actions.

Plan The Moment, outil fiche 33 est bien l’exemple à mes yeux de l’outil inattendu mais remplissant une fonction utile en terme de calendrier éditorial. Il s’agit d’un outil lié à Twitter qui permet d’avoir un calendrier des événements notables se déroulant en France. Ainsi vous pourrez pratiquer le newsjacking ou « marketing en temps réel » comme les grandes marques.

Pour en savoir plus sur le newsjacking, voir l’article récent des Echos Week-end du 10 février 2017 : 6 campagnes de pub qui détournent l’actu.

Les documentalistes trouveront dans cet ouvrage, de nombreux outils utiles pour gérer les réseaux sociaux, pour faire de la veille ou pour faire de la curation.

Le livre La boite à outils du community manager est illustré de nombreux exemples directement inspirés par les marques. Lire cet ouvrage c’est donc aussi prendre un cours de stratégie marketing.

Attention, l’ouvrage n’aborde pas le métier de community manager dans sa globalité mais seulement les outils.

Il faut aussi tenir compte du côté éphémère de certains outils. Certaines parties de l’ouvrage pourraient devenir obsolètes à court terme. On peut cependant compter sur le dynamisme de Clément Pellerin, à la fois pour assurer la mise à jour papier de l’ouvrage, et pour suivre au jour le jour l’évolution des outils qu’il mentionne sur son blog et sur les réseaux sociaux.

Une suggestion d’amélioration pour la prochaine version ?
Faire une petite échelle commune à toutes les fiches sur la notion de coût de l’outil : totalement gratuit – version gratuite satisfaisante – version premium conseillée – payant

Chez l’éditeur Dunod et dans la même collection, j’ai relevé plusieurs titres qui pourraient intéresser les lecteurs de Sérendipidoc.

La boite à outils de l’intelligence économique par Christophe Deschamps et Nicolas Moinet, 2011 (peut-être faut-il attendre une nouvelle version ?).

La boite à outils du Marketing de soi par Stéphanie Moran et Nathalie Van Laethem, 2016

La boite à outils du Mind Mapping par Xavier Delengaigne, Marie-Rose Delengaigne, 2016

http://www.dunod.com/collection/bao-la-boite-outils/entreprise-gestion

http://www.clementpellerin.fr/

Videotelling

L’image animée vecteur de communication, et pourquoi pas dans le droit ?

Dans un récent article paru sur le site de la LJA, Comment pitcher votre cabinet ? Savoir présenter votre différence, Brigitte Van Dorsselaere propose la vidéo comme le support idéal pour présenter rapidement un cabinet.

Une petite vidéo (maximum 2min) : c’est le format idéal pour « pitcher », que ce soit sous forme d’interview, qui a l’intérêt de faire porter le message par un homme, ou d’animation (clip, motion design) qui peut être plus pédagogique sur certains sujets, à diffuser sur le site ou lors de conférences ou dans le salon d’attente du cabinet…

Elle évoque l’interview, le clip et le motion design.

Videotelling

Force est de constater pourtant que le monde du droit est assez frileux concernant la vidéo et encore plus frileux concernant la vidéo illustrée animée.

La société Videotelling pourrait vous faire changer d’avis.

Leur concept

Conçue pour la communication externe, la communication interne, pour faire passer vos messages ou comme support de formation, pour introduire vos MOOC, apporter une forme nouvelle à vos e-learning, etc… la vidéo dessinée est un moyen esthétique, pédagogique, fun et efficace, de présenter un groupe, ses valeurs, de faire connaître un nouveau produit, d’expliquer simplement un concept complexe, informer et former …

Leurs solutions sont nombreuses : whiteboard animation, scribing video, motion design, interview filmée dessinée (ils incrustent des animations sur une vidéo prise de vue réelle), vidéo pédagogique, pâte à modeler…

Videotelling

Quelques idées d’usages dans les cabinets d’avocats ou les directions juridiques

Annonce d’un déménagement, anniversaire de la structure, présentation d’un nouveau site internet, présentation d’une innovation juridique, d’un partenariat, formation interne (par exemple prise en main d’un nouvel outil), support de conférence, MOOC juridique, et bien d’autres encore…à vous d’agrandir la liste !

Videotelling

Des exemples

Sur leur site10 idées autour de la vidéo explicative dessinée

https://www.videotelling.fr/video-explicative-dessinee/

Ci-dessous un exemple de vidéo réalisée pour l’ouverture du Village de l’Innovation :

http://www.videotelling.fr/videos_client/le-village-by-ca/

Le lexique de l’image animée par Videotelling

Whiteboard Animation : Une main. Un feutre. Un tableau blanc. Les trois éléments d’une recette efficace et vivante où le dessinateur fait surgir vos personnages devant vous. Il s’agit d’une création où la main de l’artiste illustre chaque idée racontée par la voix du comédien, sous vos yeux.

Scribing video : Ici nous retrouvons une esthétique similaire au whiteboard animation, mais complètement numérique. Si les dessins sont bien créés spécialement pour votre vidéo par un illustrateur, ici point besoin de caméra : le tracé est numérique et la palette de couleurs, plus vaste, s’adapte même à votre charte graphique !

Interview filmée dessinée : Notre équipe vient filmer vos experts ou bien nos comédiens. Nous incrustons au montage des dessins et des animations, en créant des interactions avec les personnes filmées. Cela dynamise des discours, simplifie des explications complexes, et ajoute du fun !

Motion design : Notre technique la plus aboutie en terme de réalisation graphique en 2D. Tous les styles graphiques, comme toute les couleurs sont permises. Animations et mouvement de caméra confèrent à la vidéo Motion Design les qualités d’un vrai petit film d’animation ! Une communication où la magie opère à tous les coups !

Vidéo pédagogique : Toutes les techniques sont applicables ici…Notre concepteur pédagogique allie son savoir-faire à celui du rédacteur en chef, du directeur artistique et du storyboarder pour créer un module de formation percutant. Illustrations, animations, quizz, et autres activités pédagogiques viennent rythmer et dynamiser le contenu pour un apprentissage plus efficace.

Pâte à modeler : Il n’y a pas de mal à raconter des histoires avec un peu de la magie de notre enfance, au contraire ! Cette technique originale qui demande un vrai savoir faire utilise le volume pour ajouter une dimension supplémentaire de vie à votre message. Ici, on retrouve la sensibilité artistique et l’authenticité du whiteboard, l’artiste est filmé en train de modeler ce que la voix raconte…


Site internet : http://www.videotelling.fr/

Société découverte dans le cadre de mon article sur la solution ActivDevCRM.

Crédit illustrations : Videotelling

Communication, carte de visite

Les conseils des conseils

Les professionnels du droit ont aussi parfois besoins de conseils en communication traditionnelle ou digitale, stratégie, marketing, management, recrutement, rapprochement, restructuration, organisation du cabinet, médias sociaux, référencement (SEO), media-training, gestion de crise.

Communication, carte de visite

 

Ci-dessous une liste des agences de communication, d’organisation, de stratégie et de marketing.
La plupart de ces agences sont spécialisées dans les métiers du droit et du chiffre au sens large : cabinets d’avocats, conseils en PI, notaires, expert-comptables, administrateurs judiciaires…

Par ordre alphabétique de nom d’agence avec le/les nom(s) du ou des fondateur(s) si disponible(s).
Liste mise à jour le 18 juillet 2016

Un récent article du 7 juillet 2016 des Affiches Parisiennes par Jean-Paul Viart fait un état des lieux de la communication en cabinet d’avocats en interviewant plusieurs prestataires : Les avocats et la communication, encore un long chemin.

Un court extrait de l’article :

« Sabrina Tantin : Les sociétés de conseil en communication pour cabinets d’avocats ont permis d’assouplir les rapports des avocats à la communication, et de les accompagner de façon optimale face aux évolutions : ultra médiatisation des affaires judiciaires, développement de la communication digitale, webmarketing, etc. Les différentes évolutions du Règlement Intérieur National (RIN) sont accompagnées d’une transformation de l’organisation et de la gouvernance au sein des cabinets, pour faire face à la concurrence et plus précisément à la crise. La communication et le marketing prennent une importance croissante dans la vie et l’organisation des cabinets d’avocats, que ce soit au niveau institutionnel ou individuel. »

Portrait de Laetitia Avia

Lancement d’un nouveau cabinet d’avocats, communication digitale et doc juridique

Portrait de Laetitia AviaLe lancement d’un nouveau cabinet d’avocats est souvent l’occasion de définir une stratégie de communication. Par ailleurs, un nouveau cabinet aura aussi besoin de ressources documentaires afin d’être directement opérationnel auprès de ses clients.

J’ai souhaité en savoir plus sur ces deux aspects auprès de Maître Laetitia Avia, qui, associée à Maître Adrien Perrot, vient de lancer le Cabinet APE avocats.

La communication

Vous avez lancé APE avocats en 2016, pouvez-vous nous en dire plus sur votre stratégie de communication.

Votre question est pertinente en ce qu’elle utilise très justement le terme « stratégie » : pour Adrien et moi, créer un cabinet doit répondre aux mêmes exigences que la création d’une entreprise. Il faut donc penser le business model mais aussi la stratégie de lancement et de communication. Cela passe par une réflexion en amont sur l’identité du cabinet et des personnes qui le composent, ainsi que sur les supports qui seront utilisés pour faire valoir cette identité.

Nous sommes un cabinet jeune et qui se veut innovant dans un domaine d’activité qui reste traditionnel. Il fallait donc à la fois développer une stratégie de communication qui nous ressemble – en étant dynamique, efficace et moderne – tout en veillant à maintenir, pour les clients, un certain nombre de repères liés à la profession d’avocat. Tout est pensé dans cette double optique : le nom et le site internet bien sûr, mais aussi les autres supports de communication – papiers à en-tête, cartes de visites, cartes de correspondances, réseaux sociaux et goodies.

Pour cela il faut savoir s’entourer des bonnes personnes et les écouter. Si Adrien et moi avons fait beaucoup de choses nous-mêmes, nous avons systématiquement consulté des avocats et des non-avocats (entrepreneurs, professionnels de la communication) pour nous assurer de la bonne perception de ce que nous souhaitions créer.

En termes de prestataires, nous avons fait appel à une graphiste qui collaborait pour la première fois avec des avocats, ce qui fut enrichissant à plusieurs égards. Elle est arrivée avec un œil neuf sur la profession et avec des codes issus du milieu de l’entreprise. Il a fallu expliquer notre pratique en termes concrets et business, mais aussi ce que nous pouvions ou non faire en matière de communication dans le respect de nos règles déontologiques. Elle a aussi fait un panorama de références et symboles que l’on peut trouver sur les sites internet d’autres avocats afin de déterminer si nous nous reconnaissions dans ces références. Cela aide beaucoup dans la construction de l’identité du cabinet.

Comment trouve-ton un nom de cabinet ? Un slogan ?

Nom de fantaisie ou non traditionnel ? Nous avons beaucoup hésité et étions séduits par l’idée d’un nom de fantaisie… mais nous pensions également qu’un nom de fantaisie doit presque s’imposer de lui-même, par évidence. S’il est trop recherché, est-ce qu’il peut vraiment nous définir ?

Finalement, nous avons choisi nos initiales : le A d’Avia et le P de Perrot, ainsi que le E en référence aux valeurs que nous mettons en exergue dans notre pratique : Excellence, Expertise, Ecoute, Evolution, Etc.

Notre slogan « Le droit au service de la stratégie économique » vient tout simplement de discussions, à deux ou avec notre graphiste, sur notre pratique. Notre cœur de métier est le contentieux, mais nous intervenons également en amont, dans l’anticipation des risques. Nous avons vocation à délester les sociétés de la contrainte juridique afin qu’elles puissent se consacrer à leur objectif, qui est de nature économique. Nous utilisons également le droit comme un outil, et non une épée de Damoclès permanente pour les entreprises.

Comment avez-vous réalisé votre logo ?

C’est là tout le travail et l’expertise de notre graphiste, qui a été une excellente force de proposition en la matière !

Elle dirait, très justement, qu’une identité visuelle ne s’explique pas… mais je peux vous donner quelques éléments de lecture. Un objectif : simplicité et lisibilité, que l’on retrouve sur tous nos supports de communication. Ensuite, notre identité se décline autour de trois petits ronds, tels des points de suspension, que l’on retrouve dans le logo et sur tous nos supports. Ils évoquent la continuité – il faut savoir qu’Adrien et moi avons quitté notre précédent cabinet pour créer APE Avocats qui s’inscrit dans la continuité de notre pratique au sein de notre précédente structure.

APE avocats papèterie

Papier en-tête, papier suite, verso carte de communication, verso carte de visite

Quelle a été votre stratégie de lancement ?

La communication a été officiellement lancée le jour où le site internet fut opérationnel. A partir de là nous avons créé des pages APE Avocats sur les réseaux sociaux et changé nos profils individuels sur Facebook, LinkedIn et Twitter.

Nous communiquons de manière différente en fonction des réseaux sociaux et le message de lancement a également été adapté : décalé sur Facebook, plus institutionnel sur LinkedIn et une information plus brute sur Twitter.

Nous avons décidé de ne pas envoyer de communiqué de presse aux lettres professionnelles, ce qui nous a permis d’échanger directement, par téléphone, avec les journalistes qui souhaitaient publier l’information.

Au sujet de votre site internet, était-il important d’avoir un site en ligne dès le lancement de votre cabinet ?

http://ape-avocats.com/

C’est primordial, c’est pourquoi nous avons attendu ce moment. Le premier réflexe des gens est de consulter le site internet. C’est a première image que nous donnons aux clients et confrères.

Là encore, notre site répond à un souci de simplicité et de lisibilité, même si nous pensons que nous pouvons encore l’améliorer. Des outils tels que Google Analytics permettent de voir qu’elles sont les pages les plus visitées et de capitaliser sur ces pages.

Le site a vocation à évoluer. Nous avons la main dessus et le gérons sans passer par un prestataire.

Votre couverture presse (notre actualité) est assez large et inclut des médias non spécifiquement juridiques comme la télévision, la presse économique. Est-ce important d’investir des territoires non juridiques ?

Oui, car c’est là que se trouve le nerf de la guerre : les clients !

Il est important d’être connu des confrères et d’écrire des articles de doctrine destinés à un public juriste – cela permet de faire valoir une expertise et de rester à jour des évolutions de la jurisprudence. Mais il faut aussi se rendre accessible au client pour lui donner envie de travailler avec nous.

Nous avons aussi un certain nombre d’engagements personnels sur lesquels nous communiquons aussi car ils sont indissociables de notre identité.

Vous avez également ouvert des comptes sur les réseaux sociaux. Est-ce important d’être présent sur ces médias dès le lancement ? Qui va s’occuper de les alimenter ?

Les réseaux sociaux, c’est comme le site internet : c’est indispensable. Aujourd’hui ni les entreprises, ni les politiques, ni les journalistes ne peuvent s’en passer. Nous pensons que cela s’applique aussi aux avocats.

Tout comme les entreprises, nous allons désigner au sein de notre équipe un « community manager » qui sera en charge des réseaux sociaux.

https://www.facebook.com/apeavocats/

https://twitter.com/ape_avocats

https://www.linkedin.com/company/ape-avocats

https://vimeo.com/apeavocats

Avez-vous d’autres projets concernant votre communication ?

Beaucoup (trop) ! Mais il ne faut pas tout dévoiler. Cela reste, en tout cas, un véritable plaisir pour Adrien et moi qui pouvons exprimer par ce biais une certaine fibre entrepreneuriale.

La documentation juridique

Papier c/ numérique. Etes-vous abonnés à des revues juridiques papier, achetez-vous des ouvrages (codes, mémentos, traités) ou disposez-vous uniquement des bases de données en ligne ?

Nous utilisons les bases de données en ligne mais aussi quelques ouvrages de référence dans chaque matière : manuels, traités, mémentos (même s’ils peuvent être consultés en ligne, le réflexe papier perdure), les indispensables Dalloz Action également.

Nous achetons également chaque année les principaux codes. Il est encore difficile de s’en passer bien qu’ils soient tous accessibles sur Légifrance. C’est un investissement nécessaire.

L’accès à la documentation juridique en situation de mobilité, est-il un choix déterminant dans vos abonnements numériques ?

Ce n’a pas été un élément déterminant. Nous avons l’un comme l’autre toujours utilisé les bases de données en ligne et n’aurions pas pu fonctionner autrement.

Quels sont vos indispensables (tous éditeurs confondus) ?

J’utilise principalement le Jurisclasseur, Lamyline et Navis, et très peu Dalloz. C’est une simple question d’habitude dans l’utilisation de l’interface.

Pour les codes : code civil, code de commerce, code pénal, code de procédure civile et code de procédure pénale sont renouvelés chaque année. Les autres codes sont renouvelés plus ponctuellement.

Autres ouvrages : Dalloz Action Droit et pratique de la procédure civile, mémento sociétés commerciale et le Traité de Procédure Pénale de F. Desportes. Sur les sujets de Propriété intellectuelle : les traités de J. Passa. Pour le reste, nous achetons ponctuellement des ouvrages dédiés à un sujet en particulier.

Avez-vous des astuces documentaires pour les nouveaux installés ?

Ne pas snobber Google ! Le droit est devenu bien plus accessible via cet outil de recherche. Les informations y sont rarement exhaustives et ne remplissent pas toujours l’impératif de rigueur des avocats mais cela peut être un bon point de départ lors d’une recherche. De plus en plus de confrères publient des articles en dehors des revues juridiques dédiées – et les délais de publication de ces revues peuvent créer un décalage lorsqu’on recherche une actualité.

Les éditeurs juridiques proposent-ils des tarifs avantageux pour les nouvelles structures ?

Pas à ma connaissance et c’est dommage. Mais je pense que sur ce point, c’est peut-être à notre ordre d’intervenir et de négocier, pour l’ensemble de la profession, des conditions plus raisonnables.


MERCI à Laetitia Avia pour cette interview, qui éclairera les jeunes cabinets d’avocats qui veulent se lancer, tant sur la nécessité d’avoir une stratégie de communication (digitale) dès le lancement, que sur les indispensables en documentation juridique (à adapter selon votre spécialité).

Maxime Maeght. Etudiants, jeunes professionnels, comment construire votre réseau. Paris : Eyrolles, 2016. – (Emploi & carrière)

Networking, toutes les clés pour les jeunes actifs

Maxime Maeght. Etudiants, jeunes professionnels, comment construire votre réseau. Paris : Eyrolles, 2016. – (Emploi & carrière)Maxime Maeght. Etudiants, jeunes professionnels, comment construire votre réseau. Paris : Eyrolles, 2016. – (Emploi & carrière).

http://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/etudiants-jeunes-professionnels-comment-construire-votre-reseau-9782212563801

Etudiants et jeunes professionnels sont conseillés sur l’art et la manière de construire leurs réseaux. L’ouvrage est très clair. Il se présente sous la forme de fiches pratiques. Leurs plans détaillés et de nombreux encadrés permettent d’aller à l’essentiel.

Un livre à destination des étudiants, mais pas que…

Si les conseils de Maxime s’adressent aux jeunes actifs, tout un chacun, y compris les professionnels établis, pourra trouver utile d’avoir une piqûre de rappel sur l’art du networking, voire même d’initier une démarche consciente de réseautage si cet aspect de votre vie professionnelle vous avait échappé jusqu’alors.

Un livre qui sera également utile aux maîtres de stage et enseignants car souvent il ne s’agit pas uniquement de transmettre votre matière mais de communiquer à vos stagiaires/élèves des astuces de travail.

Dans les fiches 11 Etre visible sur les réseaux sociaux et 15 Montrer son meilleur profil, l’auteur incite le lecteur à marquer son intérêt pour un sujet en tenant un blog, en pratiquant la curation de contenu ou en publiant des articles via l’application Pulse de LinkedIn (pages 42 et 56). Je ne peux qu’approuver une telle démarche !

La fiche 50 Adhérer à une association professionnelle me donne l’occasion de rebondir sur les deux principales associations de documentalistes juridiques :

A savoir : L’ADBS, Association des professionnels de l’information et de la documentation qui compte un groupe juridique (peu actif depuis quelque temps) et JURICONNEXION, association des utilisateurs professionnels de produits électroniques d’information juridique.

Deux associations qu’il convient de suivre si vous souhaitez réseauter dans le milieu de la documentation (juridique).

Tout comme le premier ouvrage de Maxime sur le sujet (Guide du networking pour développer votre clientèle à l’usage des professions du conseil, Editions Eyrolles, 2015), la démarche ne concerne pas uniquement la sphère digitale. Il s’agit du réseautage dans son ensemble, le réseautage comme art de vivre en quelque sorte !

A noter : Maxime Maeght, se déplace régulièrement dans des écoles pour animer des conférences autour du networking. Je ne peux que vous inciter à en profiter car il a une connaissance encyclopédique de la matière. Son approche documentaire détaillée au moment de la préparation de chaque ouvrage et les nombreux entretiens individuels qu’il conduit pour élargir ses connaissances à tous les domaines d’activité font de lui un expert du sujet.

Tableau de bord Analytik Médias et Tonalité, Europresse

Interview Europresse sur l’analyse de la présence médiatique

Pour mémoire Europresse est un agrégateur de presse (imprimée) qui a étendu sa couverture presse à la surveillance des réseaux sociaux, de la radio et télévision, des sites web et blogs, des études et rapports, des fils et communiqués de presse (couverture dite à 360°).

En 2015, vous avez intégré le tableau de bord Analytik (soit une partie de la solution complète) à votre plateforme Europresse, quels sont les cinq outils qui composent votre tableau de bord ?

Le tableau de bord regroupe la répartition médiatique, la tonalité générale, l’évolution temporelle, les principales sources qui traitent du sujet et les influenceurs.

Tableau de bord Analytik Médias et Tonalité, Europresse

Tableau de bord Analytik Médias et Tonalité, Europresse

En quoi ces outils apportent-ils une valeur ajoutée à la veille ou aux actions de communication ?

Ces cinq indicateurs sont clés à la compréhension rapide d’un sujet. Dans le cadre d’actions de communication, ils permettent en un coup d’œil de vérifier si les objectifs initiaux de la campagne sont atteints. Par exemple, identifier rapidement si les principaux médias et journalistes / bloggeurs / individus qui traitent du sujet sont bien ceux qui étaient ciblés initialement. Dans un contexte de veille cela permet entre autres de surveiller la variation du volume d’information autour du sujet sur le temps, ainsi que la tonalité générale.

Au sujet de l’indicateur de tonalité, quelles sont ses limites ?

Vaste sujet… Il est important de démystifier les systèmes de détection de tonalité. Aucun système existant ne peut prétendre rivaliser avec l’analyse humaine. La majorité des outils d’analyse de tonalité sont basés sur le vocabulaire employé. Des mots comme « bon », « extraordinaire » ou « magnifique » vont augmenter le poids positif d’un document. Des mots comme « mauvais » ou « exécrable » vont faire le contraire. La tonalité finale sera une moyenne pondérée de l’ensemble des mots du document. Il est évident que de tels systèmes ne sont pas capables de détecter le sarcasme par exemple.

Cependant tout n’est pas à jeter. Nous avons effectué des tests dans le but de comparer l’algorithme de tonalité avec des analyses humaines effectuées par des documentalistes. Ces tests ont produit plusieurs résultats.

Nous avons déjà remarqué que la tonalité automatique offrait globalement de meilleurs résultats sur des corpus de presse plutôt que dans les réseaux sociaux. Sans surprise, ceci s’explique aussi par le fait que le sarcasme est beaucoup plus fréquemment employé dans les réseaux sociaux que dans les articles de presse.

En second lieu nous nous sommes rendus compte que le même document pouvait être jugé différemment par plusieurs analystes. Cela a rendu très difficile la tâche de comparer objectivement la qualité de détection de la tonalité document par document.

Par contre, ce qui est intéressant c’est que lorsque nous regardons les résultats sur des corpus volumineux de documents nous obtenons des résultats similaires entre l’humain et la machine dans la majorité des cas.

Tableau de bord Analytik Sources et Influenceurs, Europresse

Tableau de bord Analytik Sources et Influenceurs, Europresse

Qu’entendez-vous par influenceur ?

Là encore, c’est un vaste sujet qui mérite d’être longuement discuté. Il existe de nombreux points de vue valables.

Pour nous, l’influenceur est un individu qui par son exposition et sa crédibilité va pouvoir faire bouger l’opinion, que ce soit à propos d’un sujet d’actualité ou de consommation. Les deux composantes indispensables d’un influenceur sont son audience (pas seulement en termes quantitatifs, mais aussi qualitatifs. Qui il rejoint.) et sa crédibilité (la confiance qui lui est accordée). Il y a là aussi de grands enjeux à détecter automatiquement des influenceurs. La machine peut aider à proposer des candidats parmi un grand nombre d’influenceurs potentiels mais encore un fois le jugement humain reste indispensable.

Dans la version de base d’Europresse nous avons pris le parti d’identifier comme influenceurs les individus ou entités rédactionnelles ayant le plus d’audience, laissant la crédibilité au jugement de l’utilisateur.

Notre solution Analytik permet cependant d’aller beaucoup plus loin dans l’identification d’influenceurs en mettant en relation un grand nombre de métriques (score klout, portée, type de média, tonalité, géographie…) afin de traiter uniformément les influenceurs sociaux et traditionnels.

Tableau de bord Analytik Evolution, Europresse

Tableau de bord Analytik Evolution, Europresse

D’après-vous se dirige-t-on dans un avenir proche vers une meilleure analyse des tendances, des rumeurs, de l’e-reputation d’une entreprise ?

L’augmentation croissante des volumes d’information, ainsi que les bouleversements majeurs de l’environnement médiatique impliquent de porter une plus grande attention à la réputation (et pas uniquement l’e-reputation), donc d’engager des efforts additionnels. Les technologies en place sont encore jeunes mais de nombreuses entreprises et laboratoires de recherche s’y intéressent de plus en plus. Nous travaillons d’ailleurs conjointement avec le CRIM (Centre de Recherche en Informatique de Montréal) sur un ensemble de projets de recherche.

Même si je reste convaincu que, pour de nombreuses années encore, ceux qui sortiront le mieux leur épingle du jeu de la surveillance de la réputation ne se limiteront pas à des systèmes tout automatisés, les technologies pour aider à la détection et l’analyse vont grandement s’améliorer dans les courtes années à venir.

Europresse Analytik Presse Imprimée

Europresse Analytik Presse Imprimée


Merci à Philippe Bouffaut, Europresse.

Les illustrations de l’article ont été gracieusement fournies par Europresse. Elles portent sur l’analyse du mot clé « Moirans » sur 30 jours.


Site internet : http://www.europresse.com/

Networking

Le numérique n’est pas le saint Graal par Pascal Mendak

Présence numérique, veille et curation de contenus en ligne, inbound et outbound marketing, animation  et participation sur les réseaux sociaux : exister et s’exprimer sur supports numériques est devenu l’incontournable voie pour se faire connaître, développer son activité ou rechercher de nouvelles missions. Mais, tous ces leviers de communication ne doivent pas occulter la relation humaine et les contacts de visu.

Networking

 

Vous avez dit inbound marketing ?

Vous avez réalisé votre audit et réalisé le diagnostic de votre activité, via un SWOT[1], notamment, défini votre ciblage et votre positionnement qui vous distingue des concurrents réels ou potentiels, bref votre stratégie marketing ; il s’agit désormais d’attirer, séduire, convertir, permettre ou évangéliser, conclure et suivre[2]. Toutes ces étapes sont bien connues et souvent maîtrisées par les marketeurs. Depuis quelques années, l’inbound marketing, littéralement marketing entrant, prend une place dans toute démarche de conquête. Il s’agit tout simplement de faire venir les clients à soi au lieu d’aller les chercher. Créer un contenu pertinent, régulier et bien référencé sur son site (des mots-clés qui reviennent régulièrement dans vos articles et qui « parlent » à vos interlocuteurs), le faire connaitre par des emailing et des newsletters est l’étape fondatrice pour conquérir et gagner des leads. Les tutoriels ou formations basiques en quelques slides, livres blancs sont des outils judicieux pour poursuivre et entretenir toute démarche de fidélisation.

Mais l’inbound marketing n’est pas uniquement online : les traditionnels petits déjeuners-débats dans son cabinet ou une salle louée pour l’occasion restent assez efficaces pour attirer client ou prospects, pour peu qu’ils soient proposés gracieusement. Certes, la mise en place de webinars ou conférences en ligne a le vent en poupe depuis quelques années, mais cela nécessite quelques compétences et une formation technique (on voit encore trop souvent des vidéos réalisées par un smartphone mal maitrisé).

Dans une tout autre dimension « financière », on peut mêler le présentiel et le digital comme les récentes rencontres de l’UDECAM [3] où l’on pouvait suivre les débats salle Wagram, répondre à des sondages via une application dédiée sur son smartphone et disposer des résultats dans l’heure suivante et des synthèses immédiates des interventions !

L’humain avant tout !

Construire et entretenir son identité numérique apparaît donc aujourd’hui comme une évidence pour tout business development ou recherche d’emploi, mais les bonnes « vielles » recettes restent incontournables.

Elargir son réseau et l’entretenir nécessitent une présence physique régulière aux évènements professionnels qu’il importe de lister en amont pour organiser son activité (voir Maeght M., le guide du networking, pour développer votre clientèle, éd. Eyrolles).

Etre présent aux conférences, colloques et autres cocktails professionnels sera profitable sous deux conditions : savoir ce que l’on souhaite obtenir et avoir préparé la sortie, sinon, vous perdez votre temps sauf à profiter d’un hypothétique superbe buffet.

Au-delà de la traditionnelle carte de visite (avec ou sans QR code), savoir se présenter en 30 secondes ou plus (2 mn maximum; prenez un chronomètre pour mesurer votre temps de parole, car on a quelquefois de mauvaises surprises) nécessite un petit entrainement préalable. Une phrase d’accroche, son positionnement, sa valeur ajoutée experte au-delà de la simple identité professionnelle, cela se travaille seul ou accompagné, sauf à être un improvisateur né.

Une veille rapide de l’actualité avant tout évènement est aussi fortement conseillée. Les outils de veille de type Netvibes ou Hootsuite vous facilitent la tâche. Il importera alors de « capter, retenir l’attention et savoir s’adapter à son interlocuteur » (Boothman N., convaincre en 2 minutes, éd. Marabout). Comme sur les réseaux sociaux, donnez de l’information pour en recevoir. Ceux et celles qui prétendent encore que l’information c’est le pouvoir font désormais partie des has been.

Ensuite, prenez le temps de synthétiser par écrit votre rendez-vous et les prochaines étapes : contacts, remerciements, transmissions d’informations pertinentes par messages à vos contacts.

Et n’oubliez pas de sourire (même au téléphone cela « s’entend »), tout en adaptant votre gestuelle à vos propos et à votre interlocuteur.


[1] Strength (forces internes), weaknesses (faiblesses internes), threats (risques- extérieurs , opportunities (opportunités- extérieures) ; je conseille une formation marketing dédiée en 2 ou 3 jours à HEC exécutive ou ESSEC, testées…ou bien l’un des multiples ouvrages sur le marketing stratégique.

[2] La stratégie du sherpa, développée par G. Szapiro dans son ouvrage « L’inbound marketing » (éd. Jacques-Marie Lafont).

[3] Union des entreprises de conseil et d’achat média, http://www.udecam.fr/


Pascal MendakPascal Mendak, professionnel de l’information et de la communication

 

 

 

 

 

Les blogs juridiques et la dématérialisation de la doctrine, actes de la journée d'étude organisée par le Centre de Théorie et Analyse du Droit le 16 juin 2014, sous la direction d'Anne-Sophie Chambost, chez LGDJ (collection Contextes).

Les blogs juridiques et la dématérialisation de la doctrine

Les blogs juridiques et la dématérialisation de la doctrine, actes de la journée d'étude organisée par le Centre de Théorie et Analyse du Droit le 16 juin 2014, sous la direction d'Anne-Sophie Chambost, chez LGDJ (collection Contextes).Les blogs juridiques et la dématérialisation de la doctrine, actes de la journée d’étude organisée par le Centre de Théorie et Analyse du Droit le 16 juin 2014, sous la direction d’Anne-Sophie Chambost, chez LGDJ (collection Contextes), 2015. ISBN 978-2-275-04573-3

Pour acheter l’ouvrage : http://www.lgdj.fr/les-blogs-juridiques-9782275045733.html

Je vous laisse le soin de savourer le résumé de l’éditeur, avides que vous êtes d’en savoir plus sur cet ouvrage !

Résumé fourni par l’éditeur :

Par le rapport spécifique que le droit entretient avec l’écrit, le juriste ressemble parfois à un documentaliste juridique, avide des documents qui nourriront son raisonnement. Davantage sans doute que les autres sciences, le droit nourrit (et se nourrit) en effet une relation étroite au texte, et une importante production d’écrits est à la base de la science juridique (lois, normes, décisions de justice, œuvres de la doctrine…). Or si la littérature scientifique se penche volontiers sur la documentation juridique en général (voir les recherches récentes menées sur les genres doctrinaux, les manuels de droit ou les revues juridiques), elle n’abonde encore que peu au sujet de la documentation juridique électronique : la doctrine commence ainsi à peine à se pencher sur la thématique spécifique de sa dématérialisation.
Si la doctrine reste généralement définie comme une publication éditoriale, il convient sans doute de prolonger la question des supports de la doctrine, laissée en suspens en 2004 par Philippe Jestaz et Christophe Jamin (La doctrine, Dalloz) ; ces auteurs négligeaient en effet la distinction du papier et du numérique, au motif que ce dernier n’avait apparemment pas modifié les genres doctrinaux. Dans un contexte de développement de la numérisation de la documentation juridique, et face à la dématérialisation de la doctrine, l’audience toujours plus forte de certains blogs et la façon dont les institutions judiciaires se sont désormais dotées de sites web, n’oblige-t-elle pas à reconsidérer cette affirmation ? Type spécifique de site web ou composante d’un site plus général, le blog est en effet utilisé à fin de publication d’informations régulières, sous forme d’articles ou de billets généralement succincts, et rendant compte d’une actualité autour d’un sujet ou d’une profession donnés. Face à la prolifération des blogs juridiques, dont l’audience ne semble pas devoir se démentir, l’ambition de ce nouvel ouvrage de la collection Contextes. Culture du droit est de prendre la mesure du rôle que ces supports numériques jouent dans les évolutions actuelles de la doctrine, et de suivre l’évolution de l’écriture du droit à travers le développement de la dématérialisation de la doctrine.

Sous la direction d’Anne-Sophie Chambost, avec les contributions de Pierre-Nicolas Barenot, Hannah Birkenkötter, Hervé Croze, Gilles Devers, Yann-Arzel Durelle-Marc, Gilles J. Guglielmi, Edith Guilhermont, Geneviève Koubi, Roseline Letteron, Jean-Paul Moiraud, Vincent Ramette, Caroline Regad- Albertin, Nicolas Rousseau, Serge Slama, Maximilian Steinbeis et Marie-Andrée Weiss.

Pour consulter le sommaire détaillé et pour visualiser à l’écran l’avant-propos d’Anne-Sophie Chambost qui constitue une synthèse de l’ouvrage :

http://www.unjf.fr/recherche/nomodos/116-parution/8312-a-s-chambost-dir-les-blogs-juridiques-et-la-dematerialisation-de-la-doctrine-lgdj-2015

Mes impressions :

Ce n’est pas un ouvrage qui étudie le blog juridique sous ses aspects marketing et communication mais le professionnel qui envisage de devenir blogueur juridique pourra y trouver de nombreux arguments.

Sont abordés :

  • La place du droit et du juriste dans l’espace public médiatique

« Celui-ci (le blog) permet en effet de se faire une place dans un espace public médiatique dont le juriste n’apparaît pourtant plus forcément comme une figure incontournable ; en rendant sa matière moins aride, le juriste blogueur tient sans doute un moyen de reconquérir l’espace public…» (p. 7).
Voir notamment les propos de Gilles sur le rôle du blog pédagogue ou de la doctrine de vulgarisation (p. 101).

  • La liberté d’expression du blog versus l’esprit formaté des publications traditionnelles

« Les blogs sont associés à la liberté d’expression, que n’offriraient plus forcément les circuits classiques de diffusion éditoriale des connaissances : le ton des revues est formaté, alors que le style varie d’un blog à l’autre, d’une écriture objective à un parti pris d’écriture subjective et personnelle. » (p.11)

  • L’interactivité du blog favorisant le développement d’une doctrine à plusieurs mains

« Ils (les blogs) sont avant tout des carnets de bord sur lesquels on teste des idées et des hypothèses, qu’on améliore ensuite à partir des commentaires et des critiques » (p.14)

  • La complémentarité ou la concurrence entre blogs et revues juridiques

« Le blog est un marqueur en temps réel d’évolutions que les articles de revues viendront ensuite confirmer ou infirmer. » (p. 19)

Voir également le chapitre entier consacré à ce sujet Le point de vue d’un éditeur sur la dématérialisation de la doctrine : le cas des blogs juridiques par Vincent Ramette.

Si l’on est déjà blogueur juridique soi-même, cet ouvrage donne une vue d’ensemble de la blogosphère juridique et de ses motivations ainsi qu’une incitation à persévérer car croyez-moi, si l’on souhaite tenir sur la durée, il faut régulièrement se remotiver. Le blog juridique n’est jamais évoqué aussi longuement dans les revues juridiques ou même sur internet. La compilation des actes de la journée d’étude en donne une photographie actuelle, vivante et contrastée.

Si l’on envisage de se lancer dans l’aventure du blog juridique, on trouvera dans cet ouvrage des motivations et des conseils autres que techniques. Cette étude donne du sens à l’investissement personnel nécessaire dans le fait de tenir un blog juridique.

Pour tous ceux qui enseignent la matière juridique, cet ouvrage est aussi un moyen d’attirer l’attention sur cette nouvelle source d’information juridique.

D’autre part, je ne suis pas la seule à penser qu’un blog juridique est un moyen de se distinguer de la masse des 65.000 avocats français (ou 25.000 avocats parisiens) car plusieurs intervenants abordent ce point dans le livre. Il est temps d’en informer les étudiants juristes.

Pour le monde de l’édition juridique, il ne fait pas de doute qu’il faudra désormais compter sur les blogs juridiques et que ceux-ci par leur gratuité, leur instantanéité et leur diffusion via les réseaux sociaux, empiètent sur le terrain des revues papier et les offres numériques des éditeurs traditionnels.

Enfin pour qui a déjà un blog juridique, cet ouvrage est d’une lecture qui fait du bien, certes légèrement nombriliste mais essentielle pour entretenir la flamme, si j’ose dire. Les témoignages sur l’envers du décor d’un blogueur (juridique ici) sont rares en dehors des conseils techniques ou conseils en rapport avec l’écriture et le référencement qui foisonnent sur internet.

J’ai personnellement adoré tous les témoignages complémentaires et éclairants des blogueurs Roseline Letteron (liberté, libertés chéries), Gilles Devers (Les actualités du droit), Nicolas Rousseau (Les chevaliers des grands arrêts) et Yann-Arzel Durelle-Marc (Nomôdos).

On y parle de motivation, de rencontre entre l’auteur et son lecteur, de méthodologie dans la recherche des sujets ou dans la recherche d’un nom de blog, de vulgarisation et de démocratisation de la connaissance du droit, de tout ce qui fait la richesse de l’activité de blogueur.

Pour une approche marketing complémentaire, voir le Livre blanc sur le marketing digital pour les avocats de l’agence 1MIN30 qui fait l’objet d’un billet récent.

En prenant l’ouvrage en main, je m’étais dit que je ferai peut-être l’impasse sur la quatrième partie qui donne quelques exemples de blogosphères étrangères. Il ne faut pas ! Non seulement le droit comparé appliqué aux blogs juridiques est passionnant mais on y parle aussi des raisons de l’indifférence et de défiance à l’égard des blogs (donc une vision réaliste).

Je ne peux que conseiller la lecture de cet ouvrage d’autant plus que l’été est propice à la réflexion et la rentrée propice aux bonnes résolutions. Et si vous teniez un blog juridique ?

Livre blanc 1MIN30, marketing digital pour les avocats

Livre blanc sur le marketing digital pour les avocats par l’agence 1MIN30

Livre blanc 1MIN30, marketing digital pour les avocatsIl s’agit d’un livre blanc intitulé Le marketing digital pour les avocats, en 9 leçons. Gagner de nouveaux clients avec l’Inbound Marketing par l’agence 1MIN30. Format PDF, 22 pages, (2012 ?).

https://www.1min30.com/ressource/le-marketing-digital-pour-les-avocats-en-9-lecons

Ce document donne des conseils judicieux principalement sur l’intérêt de tenir un blog juridique pour un avocat avec l’objectif de s’en servir  pour développer ses prospects et ses clients.
C’est un document beaucoup plus détaillé et concret que les habituels articles d’agences de communication qui se contentent de dire que bloguer c’est bien et que de ne pas assurer son marketing digital c’est mal !

Un manuel de conseils et de bonnes pratiques pour répondre à 9 questions :

  • Quel est l’intérêt de bloguer pour un avocat?
  • Comment réussir son blog?
  • Comment trouver les mots justes pour adresser vos futurs clients?
  • Comment renforcer votre visibilité et générer du trafic?
  • Comment utiliser les réseaux sociaux pour démultiplier le rayonnement de votre site?
  • Comment respecter les recommandations du conseil de l’Ordre?
  • Comment fidéliser vos lecteurs et les convertir en clients?
  • Comment mesurer l’efficacité de votre action?
  • Comment s’inspirer des bonnes pratiques?

Chaque chapitre de l’ouvrage fait l’objet de recommandations fort pertinentes et vraiment adaptées aux avocats. Un encadré relatif à l’expérience agence clôture chaque chapitre. Cet encadré comprend des incitations neutres de type « si vous recourez aux services d’un prestataire externe », « si vous confiez à un prestataire le développement de votre présence sur le web ».On l’aura bien compris, l’idée est de placer les services de l’agence 1MIN30, auteur du document, mais c’est de bonne guerre !

Ce document me semble très utile dans plusieurs cas :

  • pour les avocats qui envisagent de se lancer de manière autonome dans l’aventure du blog juridique,
  • à lire avant de rencontrer une agence webmarketing quelques soient vos projets,
  • à lire avant de suivre une formation dans ce domaine car elle devra être plus détaillée et plus opérationnelle que le livre blanc évoqué ici car sinon à quoi bon ?

Plusieurs blogs juridiques d’avocats sont mentionnés au fil des chapitres à titre d’exemples, il est juste dommage de ne pas trouver une liste récapitulative avec les adresses des sites en annexe.

Blog et réseau

J’adhère à tous les conseils de l’agence sauf celui de l’externalisation de la production de contenus pour un blog juridique.

Je m’explique.

Je trouve primordial de se faire aider par une agence ou un webdesigner indépendant pour la réalisation technologique d’un site internet ou d’un blog juridique. Programmation, ergonomie, graphisme ne s’apprennent pas à la fac de droit, autant les confier à des spécialistes.

Idem pour ce qui est de produire des infographies ou des vidéos professionnelles ou tout type de contenu qui nécessiterait une expertise technologique propre que l’avocat ne possède pas forcément.

Quant au contenu texte d’un site internet, on peut imaginer qu’un avocat serait mieux placé pour défendre ses valeurs même si l’on peut envisager qu’il fasse appel à une agence pour rédiger le texte (à valeur pérenne) à sa place, faute de temps par exemple.

En revanche, pour le contenu d’un blog juridique, qui est du contenu d’actualité et qui va de pair avec la veille juridique et l’expertise de l’avocat, je ne vois pas l’utilité de confier cette tâche à une agence (même remarque pour la tenue d’un compte Twitter). Que direz-vous à votre potentiel client qui vous aura connu par vos billets ou par votre compte Twitter si vous n’êtes pas l’auteur des billets ou des twitts en question ?

  • OUI à de l’aide pour l’organisation ou la mise en place de la ligne éditoriale du blog juridique,
  • OUI à de l’aide dans la rédaction de billets dont vous pourrez confier certaines recherches à des stagiaires juristes (en oubliant pas de les citer comme co-auteurs),
  • OUI à l’utilisation de bases de données juridiques gratuites ou payantes pour alimenter votre veille juridique,
  • OUI au recours aux services d’un documentaliste juridique pour vous aider dans votre veille juridique si vous avez la chance d’en avoir un mais,
  • NON aux billets prémâchés par une agence web qui vous privera de tout l’intérêt intellectuel de la démarche d’écriture, de l’effort que constitue la synthèse de vos idées, de l’exploration de domaines juridiques hors de votre zone de confort, de la satisfaction du billet écrit par vos soins qui rencontre son lectorat.

Attention je sors du contexte de ce livre blanc pour insister sur ce point de l’externalisation de la rédaction de contenus pour blogs juridiques par des agences de webmarketing, appelées aussi agences de « content marketing ». J’ai récemment lu ce conseil d’externalisation à plusieurs reprises; or il me semble que c’est une erreur.

Le bon conseil serait pour moi : si vous pensez, après étude, que vous n’êtes pas fait pour tenir un blog juridique (ou que vous n’avez pas de temps à consacrer à ce projet), n’en faîtes pas un à tout prix mais concentrez vos efforts marketing sur autre chose.

Ceci dit, ce point n’est pas du tout l’unique préoccupation de l’agence 1MIN30, bien au contraire. Il s’agit juste d’une suggestion parmi beaucoup d’autres. Les missions de l’agence 1MIN30 sont bien plus variées que le « content marketing », voir leur site pour s’en convaincre.

J’aurais juste envie de vous dire qu’il est URGENT de lire Le marketing digital pour les avocats en 9 leçons, d’autant plus que l’été est une période propice à la mise en place de ce type de projet.

Bravo à l’agence 1MIN30 pour la qualité de ses recommandations et merci à Pascal Mendak de m’avoir signalé ce document via Twitter.