Magazine Panthéon Assas, n° 5, octobre 2017

L’avenir du livre juridique à l’heure de la documentation numérique

Magazine Panthéon Assas, n° 5, octobre 2017

Présentation de l’interview

LIVRE OU NUMÉRIQUE ?

Alors que se tiendra, le 7 octobre prochain, la 9e édition du Salon du livre juridique dans les salons du Conseil constitutionnel sous l’égide du Club des Juristes, nous avons souhaité interroger trois acteurs du monde juridique sur l’évolution qu’ils voyaient se dessiner dans un secteur soumis à une révolution digitale sans doute aussi radicale que le fut l’invention de l’imprimerie en son temps. Au-delà même des enjeux pour le secteur éditorial, c’est toute la formation juridique et – plus largement – intellectuelle des nouvelles générations qui est en jeu, avec, pour objectifs à terme, l’insertion professionnelle de jeunes juristes au fait des bouleversements numériques induits dans leur futur milieu professionnel et la conscience qu’une intelligence humaine bien ordonnée fera toujours la différence.

Pour le magazine de la Sorbonne, j’ai répondu aux questions de Dorothée Marciak.

Au départ il s’agissait de s’interroger sur la place de l’ouvrage juridique papier quelques semaines avant le salon du livre juridique qui se tient début octobre au Conseil Constitutionnel.
Finalement, portées par nos enthousiasmes respectifs sur l’évolution des métiers du droit, la discussion s’est nettement élargie aux pratiques documentaires en cabinets d’avocats.

Dans cet article, le professeur Pierre-Yves Gautier livre un précieux témoignage en faveur du livre papier sans pour autant nier l’importance d’une vérification dans les bases de données numériques.

Enfin, Caroline Sordet, directrice éditoriale chez LexisNexis, plaide en faveur de la complémentarité des supports.

Le magazine est disponible gratuitement sur tous les sites de l’université.

Le numéro 5, daté d’octobre 2017 n’est pas encore disponible en ligne. Il semblerait que l’Université favorise une première diffusion sous format papier avant de mettre le magazine en ligne.

Lien pour consulter l’interview :

L’avenir du livre juridique à l’heure de la documentation numérique, interview, Panthéon Assas Magazine, n°5, octobre 2017

Dans cette revue, j’ai particulièrement aimé l’article sur Paul Viollet, premier directeur de la Bibliothèque de la Faculté de droit et des sciences économiques de Paris ainsi que l’article de présentation du DU Droit et technologies du numérique.

Une revue très qualitative, attractive, bien documentée, qui mérite que l’on fasse un petit détour par la rue Soufflot !

« Maîtriser l’information, la documentation et la veille juridiques » , Didier Frochot, Territorial éditions, 2016

Maîtriser l’information, la documentation et la veille juridiques par Didier Frochot

« Maîtriser l’information, la documentation et la veille juridiques » , Didier Frochot, Territorial éditions, 2016Maîtriser l’information, la documentation et la veille juridiques, Didier Frochot, Territorial éditions, 2016

Bien que les titres du groupe Territorial soient plutôt destinés au public des collectivités territoriales, cet ouvrage, écrit par Didier Frochot intéressera tous les juristes et documentalistes, qu’ils appartiennent au secteur public ou privé (directions juridiques, cabinets d’avocats).

Des anciennes versions de l’ouvrage, l’auteur a conservé les paragraphes sur l’histoire des bases de données juridiques et ceux qui ont connu l’époque du 3615 Joel (Journal Officiel électronique) les liront avec une certaine nostalgie. Pour les autres, ce sera un moyen de mesurer le chemin parcouru et d’apprécier les services existants à leur juste valeur.

L’ouvrage est riche en conseils, notamment ceux qui ont trait à la spécificité du vocabulaire juridique (pp. 85-94). La procédure d’élaboration du droit, indispensable à la compréhension préalable des recherches juridiques, est également largement détaillée. De nombreuses sources gratuites sont analysées de manière approfondie (Légifrance, Assemblée Nationale, Sénat et sites européens); les éditeurs privés ne sont pas oubliés pour autant. L’annexe Comment lire une référence bibliographique juridique (pp. 80-82) complète utilement le guide de citation des références juridiques publié par le Syndicat national de l’édition (SNE) en décembre 2016[1].

On note avec satisfaction que la partie vieille juridique est plus étoffée que dans les précédentes éditions avec notamment une partie sur Twitter. En revanche, et c’est fort dommage, l’ouvrage ne contient pas d’information sur les dernières innovations technologiques et leur impact sur la recherche documentaire juridique. Nous faisons ainsi allusion à l’Open Law, à la datavisualisation, au data mining, à l’intelligence artificielle, au chabot, au legal design… et à bien d’autres. Par ailleurs, on aurait aimé avoir d’avantage d’illustrations, des infographies, des tableaux, des synthèses, etc. Le sujet s’y prête bien. Cela aurait rendu l’ouvrage plus attractif. De même, et bien que le plan détaillé soit un bon guide, il manque un index.

Quant à la bibliographie de fin d’ouvrage, elle est uniquement sur support papier. On ne peut manquer de suggérer qu’elle puisse aussi contenir quelques sources électroniques, ne serait-ce que le lien vers le blog de l’auteur[2].

En conclusion, pour bien chercher il faut bien comprendre le processus législatif et les particularités de la recherche juridique. Pour bien chercher il est aussi utile d’avoir des réflexes en dehors du numérique (comme recourir aux tables de la Gazette du Palais par exemple, pp. 73-75) car ce n’est pas parce qu’une information ne figure pas sur Internet qu’elle n’existe pas !

À cet égard, l’ouvrage remplit bien sa mission.  Attention toutefois ! La matière évolue vite ; il est donc nécessaire de compléter l’ouvrage par des lectures sur internet.

[1] http://reflex.sne.fr/guide

[2] http://www.les-infostrateges.com/

Lien vers la fiche de l’ouvrage sur le site de l’éditeur.

Chronique initialement publiée dans I2D, vol. 54, n°2, juin 2017 (ADBS). Avec l’aimable relecture de Michèle Battisti.

Portrait Marie-Anne Chabin

Interview de Marie-Anne Chabin

Portrait Marie-Anne ChabinJ’ai connu Marie-Anne Chabin via le MOOC Bien archiver, la réponse au désordre numérique.
Je ne connais pas d’autres professionnels de l’information qui gèrent trois blogs distincts ! J’ai profité de la mise en ligne de son dernier blog (Arcateg) pour lui poser quelques questions sur sa matière de prédilection.

Pouvez-vous vous présenter

Je suis un expert du document dans sa dimension de preuve et de mémoire, avec plus de 30 ans d’expérience. C’est ce qui me permet d’aider les entreprises pour la gestion de l’information mais aussi d’enseigner, d’accompagner le CR2PA (club de l’archivage managérial dont je suis un des membres fondateurs) et d’écrire sur ces questions.

Quel est votre parcours ?

Mes études à l’École des chartes me destinaient à une carrière d’archiviste au sein de l’administration française mais la fonction publique et l’histoire locale ne me convenaient pas. J’ai eu envie d’aller voir ailleurs, de relever des défis avec cette expertise du document appliquée à l’environnement numérique. J’ai donc quitté cette vie et, après un passage dans une société de conseil où j’ai appris le métier de consultant et un autre à l’INA où j’ai appris ce que sont les archives audiovisuelles, j’ai décidé de créer mon propre cabinet : Archive 17, il y a exactement 17 ans.

Pouvez-vous nous parler de votre nouveau site internet Arcateg ?

Arcateg est le nom de la méthode d’organisation de l’information engageante que je développe depuis une dizaine d’années et qui a déjà séduit une vingtaine d’entreprises. Arcateg veut dire « archivage par catégorie ». Ma conviction est que trop souvent on prend la question de l’archivage par le mauvais bout : on laisse s’accumuler des documents, des fichiers et après, quand on n’en a plus besoin, on les trie. C’est fastidieux et dans l’environnement numérique, c’est impossible (il y en a trop et si on attend pour tracer le cycle de vie d’un document numérique engageant, on ne peut plus rien prouver). Je suis convaincue que ce que j’appelle l’archivage doit être piloté dès la production des documents avec un jeu de règles le plus simple possible. Quand je dis archivage, j’entends l’archivage managérial, la démarche d’entreprise qui contrôle la mise en sécurité dans la durée des documents qui engagent la responsabilité et la mémoire de l’entreprise). La méthode prédéfinit 100 catégories de documents associées à 100 règles de conservation qui couvrent toute la production documentaire d’une entreprise.

logo-arcategArcateg est la synthèse de trois composantes : 1/ les exigences du records management (le vrai si je puis préciser car cette notion a été un peu dévoyée en France), 2/ la rigueur de l’analyse diplomatique (critique de l’authenticité et de la fiabilité des documents, discipline chartiste qui trouve une nouvelle vie avec le numérique) et 3/ un choix déterminé de simplicité. Tout ce que je vois et analyse me conforte dans cette démarche. Je ne peux plus aborder une analyse documentaire sans utiliser cette méthode. C’est pourquoi, lors de la refonte de mon site professionnel, j’ai choisi de l’appeler Arcateg car c’est réellement le cœur de mon message professionnel aujourd’hui.

Comment s’articule-t-il avec vos autres espaces de publication ?

Je possède trois espaces de publications : le plus ancien est mon blog personnel, www.marieannechabin.fr créé en 2011, assez tardivement donc ; le sous-titre du blog « critique malicieuse de la société de l’information » indique que j’y évoque un grand choix de sujets pouvant intéresser un large public et que je m’y amuse. Le second blog, Transarchivistique.fr, a été lancé deux ans plus tard, pour publier quelques « coups de gueule » à l’attention des archivistes et pour mettre à disposition les éléments de terminologie ou de doctrine archivistique que je peux rédiger ici et là. Le site www.arcateg.fr, lui, vise à construire une communauté autour de cette nouvelle méthode qui me tient réellement à cœur.

De quoi parle-t-il ?

Il s’agit d’un site professionnel avec la présentation de la méthode, des formations, des prestations du cabinet mais également avec de nombreuses ressources que j’ai produites ou auxquelles j’ai participé. Mais il y a effectivement une ligne éditoriale au travers de deux pages spécifiques : d’une part un éditorial mensuel (La Question du mois) et d’autre part la rubrique « En bref » où je fais une petite critique de faits d’actualité. Je décortique des situations en mettant en lumière une nuance, en expliquant la subtilité des notions en cause (document, donnée, risque documentaire, archives, catégorie, etc.), parfois en dénonçant des confusions ou des interprétations simplistes. Je prévois de le faire prochainement sous forme de petites vidéos en page d’accueil.

Quel est son objectif ?

L’objectif du site est de promouvoir la méthode Arcateg avec toutes ses facettes et toutes ses applications. Vous savez, Arcateg est plus qu’une méthode, c’est une philosophie de l’information à risque, un état d’esprit, une vision de la gouvernance de l’information au travers de sa valeur pour l’entreprise (au-delà du support, de la forme ou de la typologie documentaire qui rapetissent la problématique). Et cette méthode s’adapte à toutes les technologies, justement parce qu’elle est indépendante de toute technologie.

Quel sera son public cible ?

Le public de www.arcateg.fr, ce sont les entreprises et leurs collaborateurs, les professionnels de l’information, les prestataires qui, tous, sont confrontés aux évolutions radicales de la société numérique et cherchent de nouveaux repères, veulent des réponses intelligibles, pertinentes et concrètes sur l’impact de la numérisation, de la dématérialisation, de la protection des données personnelles, des logiciels, du cloud, etc. sur l’organisation documentaire et l’archivage de leurs données.

Les MOOC Bien archiver la réponse au désordre numérique et Le mail dans tous ses états ont-ils contribué à mieux faire connaître l’archivage ?

Mon engagement au CR2PA pendant dix ans (comme secrétaire général et comme responsable pédagogique de ses deux MOOCs) relève de la même volonté de diffuser des notions claires et des bonnes pratiques. Le premier MOOC (Bien archiver) a touché environ 12000 personnes de profils très variés : chefs de projet archivage et professionnels de l’information bien sûr mais aussi de nombreux cadres, chercheurs, assistants, étudiants, etc. Je ne sais pas s’il a contribué à faire connaître l’archivage car tout le monde sait ce que c’est, plus ou moins. Je crois qu’il a surtout contribué à expliquer simplement des choses simples (le discours sur ces sujets est trop souvent obscur et ambigu, y compris de la part des institutions) et à conforter des gens isolés et doutant d’eux-mêmes en leur montrant que, finalement, ils œuvraient dans la bonne voie. Le MOOC sur les mails est, lui, une illustration de ce qu’est l’archivage managérial, arrimé à l’analyse des risques et à la conduite du changement.

Cette matière souffre-t-elle toujours d’un déficit d’image ?

Cela fait trente ans que j’entends parler du déficit d’image de l’archivage ! J’ai tendance à penser que ce sont ceux qui se plaignent de cette image qui l’entretiennent. Personnellement, je ne la ressens pas parce que je n’y prête ni l’oreille ni le flanc. On ne m’a jamais dit que mon discours était poussiéreux ou triste… Bon, je vois bien ce que vous voulez dire. C’est une question de clarification terminologique et de professionnalisme. Une fois qu’on a mis de côté l’archivage au sens « vulgaire » de l’employé désinvolte (je fous tout ça dans une boîte que j’expédie dans la cave et après moi le déluge !), il ne reste que des processus très professionnels mais distincts : archivage logistique que font très bien les prestataires en conservation externalisée, l’archivage technique/électronique qui s’est fort développé ces deux dernières décennies pour les questions de matériels et logiciels de gestion de données, l’archivage historique ou plutôt la sélection des archives pour l’histoire collective, et l’archivage managérial, que je cite en dernier parce que l’expression est plus récente (proposée par le CR2PA en 2011 pour désigner cette démarche qui est encore mal identifiée dans l’entreprise, c’est vrai).

Et pourtant on imagine qu’avec les big data et le tsunami numérique, il y a plus que jamais besoin d’organiser les données de l’entreprise ?

C’est bien là à la fois une difficulté et une opportunité pour l’archivage managérial. D’un côté, les directions informatiques qui sont souvent à la manœuvre et qui maîtrisent les budgets (donc les projets) cherchent le graal, la solution technologique qui va enfin résoudre tous les problèmes, sans avoir l’air de réaliser que c’est le même scénario tous les ans : cette fois, ça y est, c’est ça le bon outil, avant de le remettre en cause l’année suivante par qu’il y a un nouveau logiciel, une nouvelle offre, et ainsi de suite. Ça, c’est une difficulté récurrente pour l’archivage que l’on veut réduire à une question technique. De l’autre côté, et c’est l’opportunité à saisir, de plus en plus de responsables et d’experts ont compris que la solution au problème du contrôle des données d’entreprise n’était pas dans l’outil mais dans le comportement, dans la définition de « règles du jeu à tous les étages » pour reprendre le vocabulaire du CR2PA. Le règlement général pour la protection des données personnelles, la question de la propriété des données, les affaires qui mettent en cause des faux ou un mauvais usage des mails sont autant d’éléments qui amènent à considérer l’archivage managérial comme une vraie réponse au tsunami numérique.

Comment voyez-vous le futur rôle des professionnels de l’information dans ce contexte ?

Je pense, dis et écris depuis plus de dix ans que les professions de l’information, au lieu de se cartographier dans des schémas toujours plus complexes et illisibles, devraient s’organiser autour de deux pôles structurants : le service à l’entreprise (accompagner la qualité des documents tout au long de leur cycle de vie) et le service à l’utilisateur (mettre l’information à disposition de ceux qui en ont besoin). Je ne suis hélas guère entendue et je vous remercie de me donner l’occasion de le redire.

En tant qu’éditrice de nombreux contenus, avez-vous des astuces (outils, méthodes) que vous pourriez partager quant à l’organisation de vos publications/recherches/documents ? (vos secrets de bloggeuse !)

Je crois que je suis assez organisée mais je ne sais pas si cela peut se partager, je veux dire se transmettre car c’est plus un long processus, une discipline acquise au fil des ans que des astuces. En réalité, et pas seulement pour vous faire plaisir, chère Carole, c’est la sérendipité qui préside à mes écrits. Je suis toujours en éveil ; j’ai même du mal à ne pas réagir quand je suis en vacances à telle nouvelle, à la forme d’un courrier reçu, à une annonce professionnelle, à une lecture. Ma tête mouline quasiment en permanence… Ensuite, je fais l’effort (ce qui demande une discipline quotidienne) d’enregistrer et de classer l’information qui retient mon attention, de sorte que ne perde rien et que je retrouve tout. Enfin, je laisse « lever la pâte » et quand l’idée de billet est mûre (sur telle thématique, avec tel style, pour tel public…), j’écris, avec méthode et avec plaisir. Je n’aime pas trop réagir à chaud, sauf quand il s’agit d’apporter un complément ou une question à un post lu sur mon mur LinkedIn. Sur mes blogs, j’aime bien prendre le temps de poser mes arguments, de développer une idée précise, de soigner l’écriture, afin que cela puisse avoir encore du sens dans un ou deux ans. Je suis frappée (et ravie) de voir que les billets les plus lus en 2017 sur mes blogs ont trois ans d’existence ou plus. J’aime cette idée de m’inscrire dans la durée, de construire lentement mon discours. Peut-être est-ce dû à mon esprit de contradiction dans cette société de l’immédiateté et de l’éphémère ?

MERCI !


Coordonnées

http://www.arcateg.fr

www.marieannechabin.fr

http://transarchivistique.fr/

https://www.linkedin.com/company/arcateg-by-archive17

Marie-Anne Chabin

marie-anne.chabin@archive17.fr

tél. 06 23 39 45 90

https://fr.linkedin.com/in/marie-anne-chabin-97a8497


Au moment de la préparation de cet article, l’étude de cas Les Serres d’Eupéa et les mails, ainsi que quelques documents ont été mis en ligne par le CR2PA.

Vous pouvez les consulter sur la plateforme http://archivagemanagerial.fr/mooc-mail-etude-de-cas/ qui propose en plus en téléchargement :
• les dialogues et les exemples des six épisodes de l’étude de cas
• un Petit catalogue des mails à ne pas écrire (illustration aux Serres d’Eupéa)
• trois images du mail.

Pour sensibiliser aux risques du mail tout en s’amusant, rien de mieux que ces six vidéos : partagez les !

Thèse

Rechercher une thèse en droit d’après ses références

Thèse

Je m’aperçois que les stagiaires connaissent mal la procédure pour rechercher une thèse d’après son titre et son auteur.

Souvent ils s’adressent à moi en me demandant de commander la thèse au plus vite, « commander » étant le mot magique qui résout tous les problèmes d’accessibilité !

Voici ma façon de procéder.

La thèse est publiée chez un éditeur traditionnel

La publication est récente : c’est l’hypothèse la plus simple, dans ce cas il suffit de contacter un libraire juridique afin de procéder à son acquisition. C’est le seul cas où la commande (rapide) est véritablement possible !

La publication est ancienne, la thèse est épuisée

Pensez à regarder les sites de ventes d’ouvrages d’occasion (Amazon, Price Minister, Chapitre, Recylivre…).

Localisez la thèse dans une bibliothèque publique afin de l’emprunter (cf. catalogue SUDOC ci-dessous).

La thèse n’est pas publiée

Il sera toujours possible de consulter le catalogue SUDOC pour localiser la thèse et voir s’il est possible de la consulter dans une bibliothèque.

A noter, la mention « Non disponible pour le PEB », signifie que la thèse n’est pas disponible pour le prêt entre bibliothèques.

Consulter le site internet de la faculté où a été soutenue la thèse. Éventuellement envoyer un message à la bibliothèque de cette faculté.

Chercher à entrer en contact directement avec l’auteur en le recherchant sur un moteur de recherche ou sur un réseau social professionnel. Cette démarche est rarement envisagée par ceux qui cherchent une thèse non publiée or l’auteur peut être flatté que ses écrits intéressent des praticiens. Si la thèse est récente et disponible au format PDF, il lui sera facile de vous la communiquer par e-mail. Cette démarche présente néanmoins une part de risque, elle n’aboutit pas toujours. A noter, la nouvelle version de LinkedIn déployée en début d’année 2017 favorise encore plus la prise de contact avec des personnes extérieures à votre réseau.

Pensez aussi à visiter le site ANRT (voir ci-dessous).


Dans tous les cas, retenez qu’il convient de consulter les sites ci-dessous

SUDOC http://www.sudoc.abes.fr : ce catalogue vous permettra de rechercher la fiche bibliographique d’une thèse, de savoir si elle est publiée ou non, de savoir dans quelle bibliothèque elle peut être consultée.
A noter, le catalogue Sudoc, même s’il a pour mission de recenser l’ensemble des thèses produites en France est un catalogue documentaire beaucoup plus large puisqu’il qu’il comprend plus de 12 millions de notices bibliographiques qui décrivent tous les types de documents (livres, revues, ressources électroniques, documents audiovisuels, microformes, cartes, partitions, manuscrits et livres anciens…).

THESES.FR http://www.theses.fr : ce site vous permettra de rechercher la fiche bibliographique d’une thèse soutenue ou en préparation et d’accéder au texte intégral de celle-ci seulement si le docteur a accepté sa diffusion. Thèses.fr recense toutes les thèses soutenues en France depuis 1985 (équivalent du fonds documentaire du catalogue Sudoc). A noter, theses.fr n’héberge pas les thèses mais renvoie vers le site internet qui les héberge. N’hésitez pas à utiliser la fonction avancée du moteur de recherche. Elle est très simple et performante.

Voir aussi

ANRT http://www.diffusiontheses.fr/ : l’Atelier National de Reproduction des Thèses (ANRT) reproduit, sous différents supports (imprimés, microfichés et électroniques) les thèses soutenues en France dans toutes les disciplines, et assure leur diffusion tant institutionnelle que commerciale en France et à l’international.

Bonne recherche !


Commentaire de Jean Gasnault (publié sur LinkedIn le 20/04/2017)

J’ajoute une petite astuce : une bonne source pour trouver les thèses de droit en accès libre déposées dans HAL (le site officiel de dépôt des travaux de recherche) https://halshs.archives-ouvertes.fr/AO-DROIT/

La tendance est à la synthèse

Suite à l’AG de l’association Juriconnexion du 28 mars 2017 où Sandrine Esclangon a identifié une tendance à la synthèse chez les éditeurs juridiques, voici un retour d’expérience sur trois éditeurs qui proposent de l’information avec ce type de format.

Pour les besoins de l’article, j’ai choisi de rechercher une synthèse sur l’action de groupe.

Synthèses JurisClasseur dans Lexis360

Elles sont réservées aux abonnés du portail Lexis360.

Organisées par grand champ de droit, elles résument l’état du droit sur une matière. Elles permettent d’avoir une première approche d’une matière moins connue ou de faire un point rapide sur l’actualité.

C’est aussi une table d’orientation vers les encyclopédies JurisClasseur avec des liens directs vers les fascicules de commentaires qui vous permettent d’approfondir un point particulier.

Le moteur de recherche ratissant particulièrement large, passer par les contenus pratiques (fiches de synthèses et fiches pratiques) est parfois la seule solution pour accéder à l’information sans se noyer dans trop d’informations.

Nombre : 662 synthèses au 28/03/2017, 1292 fiches pratiques au 28/03/2017

Contenu Fiche pratique : éléments clés, textes, références bibliographiques pas uniquement dans le fonds documentaire Lexis, informations préalables, inventaire des solutions et éléments de décision, mise en œuvre, outils (check-list)

Contenu Synthèse : fiche de synthèse, textes, bibliographie pas uniquement dans le fonds documentaire Lexis, orientation (= points clés permettant de s’orienter à la fois dans la synthèse et dans les fascicules du juris-classeurs), actualité

Exemple choisi Action de groupe : Synthèse Institutions et litiges de consommation, 25 pages, mais le sujet est plus vaste que le mon exemple choisi. La partie sur l’action de groupe occupe environ 4 pages

Fiche pratique : Intenter une action de groupe, 11 pages

Avantages : date de fraîcheur et auteurs bien mis en valeur dès le début des fiches, sources bibliographiques variées y compris en dehors du fonds documentaire Lexis, la porte d’entrée du vaste fonds documentaire Lexis.

Inconvénients : pas vraiment synthétique sauf si l’on consulte en premier l’orientation qui est en fait la synthèse de la synthèse !

Fiches d’orientation Dalloz

Nombre : plus de 1200 fiches présentant les principales notions juridiques.
Elles sont disponibles depuis la fin de l’année 2016 sur le site open Dalloz. L’éditeur s’est fait remarquer en livrant en open access du contenu juridique de qualité (codes officiels non annotés, jurisprudence et fiches d’orientation).

http://www.open-dalloz.fr/

Contenu : Définition, références juridiques indispensables, actualité, fiche de synthèse, références bibliographiques dans le fonds documentaire Dalloz

Exemple choisi Action de groupe : Action de groupe (Droit de la consommation), 4 pages, mission bien remplie par Dalloz avec une fiche à la fois synthétique et gratuite !

Avantages : gratuit sur open-dalloz.fr ; également accessibles aux abonnés des sites dalloz.fr et dalloz-avocats

Inconvénients : la fiche n’est pas attribuée à un auteur, les références bibliographiques sont limitées à l’éditeur Dalloz.

Infographies Lexbase

L’éditeur Lexbase s’est distingué en étant le premier éditeur à proposer des infographies juridiques.

Nombre : 158 au 28/03/2017

Toute l’information tient sur une page avec une partie rédigée et une partie sous forme de tableau fléché de procédure.

Contenu : objectif, conditions, domaine, procédure

Exemple choisi Action de groupe : Régime spécifique de l’action de groupe en matière de consommation, 1 page

Avantages : outil pédagogique clarifié à l’extrême, contenu à la présentation innovante amené à devenir de plus en plus populaire auprès des utilisateurs, déjà très populaire sur les réseaux sociaux

Inconvénients : pas de possibilité d’approfondir le sujet dans les sources Lexbase ou sources externes, fiche non datée et sans auteur, legaldesign assez pauvre dans le cadre l’exemple choisi mais cela dépend peut-être du sujet ?

Conclusion

Le format synthèse peut être utile pour aborder une matière que l’on maîtrise mal, comme outil d’orientation pour accéder à un fonds documentaire plus dense, pour les étudiants et stagiaires dans le cadre de leurs études, pour le grand public, pour les journalistes.

Chez les éditeurs juridiques c’est aussi un outil marketing dans la mesure où les synthèses sont une sorte de produit d’appel pour mieux faire connaître la marque. Ceci est tout particulièrement vrai chez Dalloz qui propose ses fiches d’orientation gratuitement.

L’aspect synthétique et pratique est séduisant surtout pour le grand public et les étudiants, sans doute un peu moins pour les professionnels du droit.

Le legaldesign pourrait jouer à l’avenir un rôle encore plus important pour clarifier les procédures et aider à synthétiser les idées.

Faire la loi, BD

Faire la loi, BD juridico-pédogogique

Faire la loi, BDHélène Bekmezian, Patrick Roger, Aurel, Claire Champion. – Faire la loi, du sous-sol des ministères aux décrets d’application, en passant par l’Assemblée : l’exemple de la Loi Macron. Glénat, 2017

Ne vous fiez pas à sa couverture alarmiste qui illustre la lourdeur et la complexité du processus législatif.
Comprendre comment se fabrique une loi est un jeu d’enfant grâce à cette BD.
L’exemple de la loi Macron est concret et récent.

J’ai eu un peu de mal à m’habituer aux dessins au tout début, surtout à Emmanuel Macron avec son nez à « piquer les gaufrettes », mais j’ai rapidement adhéré au concept.

Les cadrages sont superbes, les dessins sont nerveux, le scénario est précis mais pas barbant, l’histoire ne manque pas d’humour, la comparaison entre processus législatif et jeu de loi est tout à fait pertinente, les passages en vers ne manquent pas de piquant, l’ensemble est instructif et pédagogique et se lit avec délectation, qui l’u cru ?!

On remarquera l’omniprésence du téléphone portable pendant les débats, signe des temps, les pressions et les décisions se font aussi par SMS et via Twitter.

Vous ne connaissez pas les expressions « peigner les cavaliers » ou « peigner les entonnoirs », allez donc voir leur explication pages 67 et 68. Visuel, percutant, facilement mémorisable !

Notez aussi que la BD ne traite pas seulement de l’élaboration de la loi mais aussi de son application, un an après, avec en guise de conclusion un extrait du tableau de bord des décrets d’application tenu par le SGG.

Deux (petits) reproches à faire à l’éditeur :

Même après plusieurs jours de lecture, une très forte odeur d’encre se dégage de la BD. C’est une fille d’imprimeur qui vous parle : « Cher éditeur Glénat, vos lecteurs aiment peut-être l’odeur des livres neufs, j’en connais même qui les respirent à plein nez en les recevant, en revanche, cette odeur d’encre tenace et assez désagréable« .

Par ailleurs, j’aurais aimé en savoir plus sur les auteurs qui sont au nombre de quatre et sur le processus de création de cette BD. Etait-ce une commande ? Quid de l’impact d’un tel ouvrage portant le nom d’un candidat à la présidentielle dans son titre et sorti pendant la campagne électorale ? Comment se coordonnent les intervenants entre scénario, dessins et couleurs ?

A rapprocher du carnet de voyage de Noëlle Herrenschmidt Dans les coulisses de la loi, déjà chroniqué sur ce blog.

Cette BD peut également faire un très bon support de départ pour une fiche de lecture et de questions à poser à un stagiaire collège ou lycée. Comme le dit la 4ème de couverture, c’est un moyen judicieux et ludique de comprendre le fonctionnement de nos institutions.

On en parle ici aussi : 

http://www.bedetheque.com/BD-Faire-la-Loi-300839.html

http://www.actuabd.com/Faire-la-Loi-Par-Helene-Bekmezian-Patrick-Roger-et-Aurel-Glenat

http://sinelege.hypotheses.org/3586

PMB goodies

Club des utilisateurs juridiques de PMB du 11 janvier 2017

Le mercredi 11 janvier 2017 s’est tenue une réunion du club des utilisateurs juridiques de PMB en la présence de plusieurs membres de ce secteur (cabinets d’avocats, services juridiques et institutions publiques) et d’Eric Robert pour la société PMBServices.

1. Les nouveautés de la version 4.2

Deux exemples d’application de cette version

L’affichage des notices après recherche

Avant, c’était MOCHE mais ça c’était AVANT !

Avant la liste de résultats se présentait sous forme d’une liste de titres avec des plus à déplier.

CAPTURE AVANT (recherche sur les successions)

PMB affichage recherche avant 4.2

L’affichage de la version 4.2 permet d’avoir une présentation beaucoup plus attractive qui met aussi en valeur les différentes fonctionnalités de PMB.

CAPTURE affichage du 18/10/2016

PMB affichage recherche version 4.2

Vous avez aussi la possibilité de compléter les résultats de recherches par des notices liées, soit par rapport au plan de classement (cote de l’ouvrage), soit par rapport aux mots-clés (catégories).

Les FAQ

Elles se gèrent à partir de l’onglet DEMANDES.

Je teste cet outil pour rédiger un certain nombre de fiches sur des questions récurrentes posées par les avocats et stagiaires.

Dans un premier temps, l’usage de la partie FAQ du module DEMANDES sera restrictif étant la seule éditrice des questions et des réponses à fournir aux utilisateurs.

Pour activer la fonction, vous rendre en partie Administration > FAQ et créer des thèmes et des types

Type : FAQ
Thèmes : Recherche documentaire, Utilisation des outils documentaires

Le module FAQ de l’onglet DEMANDES

PMB, Module FAQ

Le masque de saisie du module FAQ

Capture Masque FAQ

2. Utilisez-vous PMB (comme portail) pour y stocker des données pas spécifiquement documentaires ?

Marine Royer du Cabinet Clifford Chance nous a livré son expérience.

Le Cabinet Clifford Chance stocke dans le portail PMB les renseignements relatifs aux cotisations professionnelles. Le fait d’accéder aux ressources documentaires de l’Association via la cotisation donne à cette donnée un caractère documentaire (par exemple : ANSA et ANSANET).
Un type de document Association ainsi que des champs personnalisés ont été créés pour ce type de donnée.

D’autre part le Cabinet Clifford Chance référence les coordonnées des traducteurs juridiques indépendants et des agences de traduction dans son portail PMB.
Là aussi des champs personnalisés ont été créés pour référencer les langues parlées, le tarif au mot, les spécialisations. Les accords de confidentialités sont également téléchargés dans la base.

Une autre idée serait de référencer les organismes de formation, notamment les éditeurs juridiques qui organisent des formations car là aussi il existe un lien entre le fait d’être abonné à une publication et la possibilité de bénéficier de tarifs préférentiels pour une formation organisée par l’éditeur.

3. Avez-vous un projet d’intégration de la fonction Watch & Share ?

Le Cabinet Clifford Chance teste le module Watch & Share avec un flux d’actualités. L’objectif est de créer des newsletters mêlant actualités, nouveaux articles et nouveaux ouvrages.

Les actualités peuvent être publiées directement sur le portail de manière éphémère selon le principe du flux RSS auquel l’usager s’abonne, soit intégrées dans la base de données comme notices, puis distribuées via la DSI.

En projet pour PMBServices : une extension du module Watch & Share pour surveiller les sites internet

4. Les connecteurs

Des discussions sont en cours pour créer de nouveaux connecteurs.
Certains éditeurs ont des réactions frileuses mais la réflexion avance, notamment suite à la participation de PMB au projet Open Law.

5. Les nouveaux portails en cours – Les différents types de portails

Les participants et Eric Robert ont échangé sur les projets de portails en cours. Cet échange a été l’occasion pour Eric Robert de rappeler les différents types de portails accessibles.

Offre zen, très cadrée, avec un graphisme standard, entre 1000 et 2000 euros.

Offre Pagéo, plus souple avec une prestation graphique ; entre 3000 et 4000 euros.

Offre Open Clever : 100 % sur mesure mais dont le coût peut aller de 11.000 à 20.000 euros selon la complexité du projet.

Les liens vers la documentation :

http://www.sigb.net/notice_zen_doc.pdf
http://www.sigb.net/plaquette_zen_doc.pdf

http://www.sigb.net/plaquette_pageo.pdf
http://www.sigb.net/portail_pageo_doc.pdf

http://www.sigb.net/plaquette_openclever.pdf
http://www.sigb.net/openclever.pdf

Le comparatif portail : http://www.sigb.net/comparatif_portails.pdf

6. Nouveautés à venir et tout particulièrement celles présentant un intérêt pour le secteur (Eric Robert)

La prochaine version de PMB sera la version 5.0 qui devrait être disponible au printemps 2017.

Parmi les nouveautés on notera notamment :

Un statut d’autorité sur les documents numériques pour permettre différents niveaux d’accès aux documents (confidentialité).

Un module de demande de numérisations de documents des usagers vers la bibliothèque.

Des formulaires de contact paramétrables.

Un formulaire de contribution éditable par le documentaliste.

La possibilité de partager un résultat de recherche grâce à un lien (très pratique pour inciter l’utilisateur à consulter la base !).

La possibilité de mettre un avertissement personnalisé si le portail est en maintenance.

La refonte de la recherche multicritères à la fois dans la partie gestion et dans la partie portail.

Un module de statistiques de fréquentation.

La version suivante sera la version 7, prévue pour l’hiver 2017.

7. Le catalogage FRBR à partir de PMB

Eric Robert a présenté les grands principes de la norme FRBR.

Cette norme permettra d’installer une hiérarchie entre les éléments. Actuellement les liens entre notices sont des liens horizontaux.
Pour cette nouvelle norme, un gros travail est en cours sur le catalogage au niveau des autorités car elles seront au cœur du système.

L’affichage des résultats pourra se faire sous forme de graphiques interactifs (en cours de développement).

Le changement de norme impliquera aussi un important travail d’automatisation pour transformer les notices anciennes.

8. Les aspects techniques (connexions au serveur, lenteurs, hébergement local/hébergement PMBServices, changement de version…)

Eric Robert indique qu’un changement de data center est en cours ce qui devrait résoudre les problèmes de lenteur constatés par certains.


Par ailleurs

Webinars du premier semestre 2017

Les webinars reprennent du service en 2017, ces conférences en ligne vous informent et vous conseillent sur des thématiques spécifiques avec PMB. Réservez dès à présent votre place !

Le SIGB en tant qu’outil de communication – 19 janvier

Découvrez PMB, le logiciel libre pour votre gestion documentaire – 2 février

Tout savoir sur le SIGB libre PMB en bibliothèque publique – 9 mars

Dialogue autour de PMB – 27 avril

Présentation des trois offres de portails – 18 mai

Comment faciliter le partage et le travail collaboratif avec PMB? 22 juin

https://webikeo.fr/chaine/pmb-services/

Chaque webinar est enregistré puis disponible pendant un an sur la chaîne PMBServices de Webikeo.

Le mode d’emploi de MyPMB

Pour vos demandes d’assistance

https://mypmb.sigb.net/documentation/co/0_guide_redmine_pmbs_clients.html

 La chaine YouTube

https://www.youtube.com/channel/UCtrVvLXKddw57QZgA4UKiDA

PMB goodies

PMB, les goodies


Si vous souhaitez participer aux réunions du club des utilisateurs juridiques ou si vous avez des idées d’ordre du jour à suggérer, n’hésitez pas à me contacter.

Mon usage de Twitter en tant que documentaliste

twitter-loupe

Suite à la Rencontre avec…sur Twitter pour l’information juridique, j’ai eu envie de vous livrer un témoignage sur mon usage de Twitter à la fois en tant que documentaliste juridique et en tant que blogueuse.

Mon précédent article sur ce sujet, Pourquoi utiliser Twitter pour sa veille métier remonte maintenant à novembre 2014. Il est resté d’actualité mais ma pratique a évolué.

Ce témoignage correspond à mon usage. J’espère que ce retour d’expérience vous sera utile et vous donnera quelques idées pour votre propre pratique. N’hésitez-pas à me faire part, via vos commentaires, de vos propres astuces.

Une ligne éditoriale

Si l’on utilise Twitter à titre professionnel (mon cas), il convient de se fixer une ligne éditoriale. La mienne est en rapport avec mon activité professionnelle de documentaliste juridique et plus largement en rapport avec le  contenu de mon blog Sérendipidoc.

Je twitte sous mon nom car je considère que ce compte Twitter pro fait partie de mon identité numérique professionnelle. A ce sujet, j’ai du mal à comprendre les personnes qui twittent de manière professionnelle sous pseudo (sauf si le pseudo est un nom de blog/marque connu de tous), sachant qu’il est désormais possible de suivre anonymement des comptes en les ajoutant à des listes privées. Je trouve même que certains pseudos décrédibilisent les experts qui se cachent derrière alors qu’ils fournissent un travail de veille remarquable. Twitter demande beaucoup d’engagement, autant en tirer parti professionnellement !

La veille

J’utilise principalement Twitter pour une veille métier sur les professionnels de l’information (documentalistes, veilleurs, KM), les éditeurs, les agences de communication pour les professions juridiques, certains professionnels du droit, les organisations et associations professionnelles, les éditeurs, les Legal Tech, les concepts en vogue (MOOC, big data, open data, open law, innovation, ubérisation, à chaque année son concept !).

Je surveille également quelques institutions et comptes purement juridiques mais pour des raisons personnelles, je préfère veiller via les newsletters. La durée de vie d’un Tweet est très courte (environ 40 minutes) .En basant ma veille uniquement sur ce média, j’aurais trop peur de passer à côté d’une information importante alors que les newsletters ne s’effacent pas de ma boite de réception tant que je ne les ai pas lues.

Ceci dit, pour une actualité brûlante, la veille sur Twitter présente des avantages : réactions à chaud, premiers commentaires, fuites de documents pas encore accessibles par ailleurs, identification rapide des enjeux.

Twitter est donc un outil régulier pour ma veille métier et un outil complémentaire ou ponctuel dans ma veille juridique ou économique.

La curation de contenu

Je retweete uniquement les contenus que j’ai lu.

Lorsque je partage une information, je fais en sorte de l’illustrer (pour lui donner plus de chances d’être lue). Au besoin « j’improvise » moi-même une illustration.

Je reprends parfois des informations trouvées via Twitter dans mes produits documentaires.

Ce que j’aime

La contrainte des 140 caractères que j’essaye de tourner comme un jeu.

L’information que l’on ne trouve pas forcément ailleurs. Le côté exclusif. Information inédite ou difficile à obtenir.

L’information pratique, utile, événementielle.

Twitter est une source facile et pratique à consulter sur les temps morts : transports en commun, salles d’attente, etc…

Trouver sur Twitter de nouvelles idées pour produire du contenu sur mon blog. Développer ma sérendipité documentaire !

Ce que je n’aime pas

Les gifs animés qui pullulent sur certains comptes. Souvent importés des USA, d’un goût et d’un humour douteux, je trouve qu’ils polluent visuellement la timeline mais c’est un avis très personnel. En général je me désabonne de ceux qui en abusent.

La publication automatique des tweets. Lorsqu’elle est mal réglée, elle peut inonder votre timeline du fait de la reprise incessante des mêmes tweets. Quand une republication tombe mal par rapport au calendrier (par exemple un article qui vous parle de la magie de Noël en plein mois d’août), je trouve que c’est contre-productif pour l’émetteur.

Les live tweet : je suis mitigée sur ce point.

Lorsque je suis auditeur (j’assiste à la conférence) j’aime me concentrer sur la parole de l’intervenant, sur son support, sur les éventuelles interactions avec la salle et parfois même sur une idée de futur article pour mon blog (secret de fabrique dévoilé !). Je n’ai guère de temps pour penser à la phrase de 140 caractères qui fera mouche pour résumer une conférence d’une matinée !

Lorsque je suis lecteur de ma timeline (je n’assiste pas à la conférence), je trouve les successions de live tweet du type « j’y étais » sans grand intérêt si ce n’est parfois celui d’identifier quelques experts et quelques grandes tendances.

Quelques astuces pour un usage optimal de Twitter

Twitter en tant que twittos

J’essaye de respecter les créneaux horaires stratégiques pour lire et twitter (8h00, 13h00, 19h00 en semaine), même s’il m’arrive de ne pas forcément m’y conformer. Je maintiens une sorte de veille le week-end et pendant mes congés en me connectant au moins une fois par jour si possible.

Je privilégie les messages avec liens, images, infographies.

Je recherche systématiquement les alias des personnes visées mais je ne trouve pas toujours mon interlocuteur ! (Tout le monde n’est pas sur Twitter, certaines personnes ont des pseudos).

J’intègre des hastags # de temps à autre mais pas plus de 2 ou 3 par Tweet car sinon il devient vite indigeste !

Twitter en tant que blogeuse

Même si je me sers de Twitter pour diffuser les articles de mon blog, je veille à bien partager d’autres contenus. Selon Raphaël Blanchard (TAJ), le bon ratio serait de 80 % d’informations relayées pour 20 % d’informations propres.

Twitter est un relais comme un autre. Il ne permet en aucun cas d’atteindre toute une communauté. Certains de mes articles sont beaucoup plus lus via LinkedIn ou via la newsletter du blog.

Je ne néglige pas ce canal pour autant car Twitter me permet de toucher des lecteurs qui ne sont pas directement dans mon environnement proche.

Lors de la construction du titre d’un article de blog j’essaye de faire simple et concis car il sera plus facile à reprendre sur les réseaux sociaux.

Voir à ce sujet un très intéressant article de Chob sur la rédaction des titres courts.

Pour contourner la limite des 140 caractères certains sites utilisent des illustrations ou des infographies qui contiennent du texte. Voir par exemple les comptes Twitter du Sénat. Il faudra que j’y pense !

Les statistiques

Découvertes récemment pour ma part, elles sont accessibles via analytics.twitter.com. Ce module permet d’obtenir des informations quant aux performances de vos tweets.

Le nombre d’impressions indique le nombre de fois que les utilisateurs ont vu votre Tweet sur Twitter et sert à classer vos meilleurs tweets sur une période de 28 jours. Pour chaque Tweet vous pourrez même connaître la portée de l’engagement de vos lecteurs grâce au taux d’engagement et grâce à de nombreux paramètres comme les nombres de retweet, de clics du lien, de réponses, de J’aime, de clics sur le profil, etc… A noter, la portée d’un Tweet n’est pas forcément en rapport avec la taille de votre communauté (nombre d’abonnés) puisque chaque Tweet peut être partagé.

Vous pourrez en savoir plus sur votre Audience et découvrir la répartition hommes/femmes, leur tranche d’âge et leurs intérêts. Grosse surprise pour moi car mes lecteurs sont pour 59 % des hommes qui ont entre 25 et 34 ans alors que mes collègues documentalistes sont principalement des femmes dans une tranche d’âge un peu plus haute pour la plupart !

Extrait Twitter Analytics

Twitter Analytics, Extrait, Nov. 2016

Passé l’effet de surprise, si vous twittez à titre personnel et non pour une société, ces statistiques sont amusantes à consulter mais ne devraient normalement pas trop interférer avec votre pratique.

En savoir +

Les documents de la Rencontre avec du 20 octobre 2016 sur le thème de Twitter pour l’information juridique.

Liste des opérateurs de recherche avancée de Twitter par Bryan Coder sur son blog Keep It Simple

Compte Twitter : @GuelfucciC

 

PMB chemise

Petit-déjeuner PMB du 11 octobre 2016

Pourquoi il est important de participer aux manifestations organisées par PMBServices ?

Contrairement à ce que certains pourraient penser, ces petits déjeuners organisés par PMB Services à intervalle régulier dans plusieurs villes en France, ne sont pas réservés aux seuls prospects.

Que vous soyez ou non client de PMB Services il est très important d’y participer si vous souhaitez prendre la mesure des nombreuses évolutions du logiciel.

Petit Déj PMB du 11 octobre 2016

Le problème que je me pose à titre personnel est de savoir comment digérer toutes ces évolutions. Parfois, je me dis même qu’il y a plus d’idées dans la tête des développeurs de PMB que de temps pour les utilisateurs du logiciel pour les mettre en œuvre mais encore une fois tout ceci est lié au fait que je suis seule en poste pour un grand nombre d’utilisateurs. Heureusement l’assistance de PMB Services est d’une redoutable efficacité et gère très bien mes demandes d’aide.

Pour en revenir aux innovations, elles sont vraiment très nombreuses (plus d’une centaine par version ?) mais même si vous ne devez en appliquer qu’une seule, elle peut considérablement changer votre portail !

D’autre part, les innovations qui ne vous intéressent pas car elles semblent trop éloignées de votre structure ou de votre fonctionnement, sont toujours intéressantes à suivre, ne serait-ce que pour cultiver une certaine culture documentaire (voir par exemple le modèle FRBR). Un jour peut-être elles pourraient bien vous impacter !

Enfin ces manifestations sont l’occasion d’échanger vos expériences utilisateurs autour de PMB.

Lors de ce petit déjeuner, j’ai retenu une nouveauté qui me semble importante : l’affichage des notices après recherche.

Avant, c’était MOCHE mais ça c’était AVANT !

Disons qu’avant la liste de résultats se présentait sous forme d’une liste de titres avec des plus à déplier.

PMB : affichage des résultats de recherche

Avant 4.2

L’affichage de la version 4.2 permet d’avoir une présentation beaucoup plus attractive qui met aussi en valeur les différentes fonctionnalités de PMB.

PMB : affichage des résultats de recherche

Version 4.2

Vous avez aussi la possibilité de compléter les résultats de recherches par des notices liées, soit par rapport au plan de classement (cote de l’ouvrage), soit par rapport aux mots-clés (catégories).

La présentation permet également de découvrir de nombreux portails récents, ce qui peut donner des envies de changement au niveau de votre propre charte graphique ou d’évolution de votre portail. Voir les nombreux exemples de portail en ligne cités ci-dessous.

Pour ma part, j’ai aussi noté de me renseigner sur le module FAQ et j’ai sollicité l’assistance PMBServices pour sa mise en œuvre. Il se gère à partir de l’onglet DEMANDES. Je pense que cet outil pourrait me permettre de rédiger un certain nombre de fiches sur des questions récurrentes posées par les avocats et stagiaires de mon cabinet. Il s’agirait, dans un premier temps, d’avoir un usage restrictif de la partie FAQ du module DEMANDES en étant la seule éditrice des questions et des réponses à fournir aux utilisateurs.

Egalement communiquée lors ce petit déjeuner, la possibilité d’utiliser des raccourcis claviers dans PMB.

Les consulter ici : http://doc.sigb.net/pmb/co/raccourcis_clavier.html


Si vous n’avez pas pu assister à la manifestation, Solène Jouan, chargée marketing de PMB Services, détaille ci-dessous un certain nombre de sources d’informations qui vous permettront d’avoir un bon aperçu des nouveautés :

La liste des nouveautés : ici et des améliorations : ici

Retrouvez nos tutoriels « nouveautés » en ligne sur notre chaine Youtube : ici

Nous avions évoqué le modèle FRBR, pour en connaître davantage lisez notre article en ligne : ici

Retrouvez également nos références de portail en ligne :

Centre de documentation :
http://idem.neoma-bs.fr/
http://cataloguedoc.marionnette.com/opac/index.php
http://esba-nimes.fr/
http://vinci.bibli.be/opac/
http://cap.poledoc.fr/opac/
http://www.maison-environnement.fr/
http://semadoc.essse.fr/opac/
http://www.myobase.fr/
http://ch-le-vinatier.reseaudoc.fr/opac/
http://doc.hubsante.org/
http://www.ressources-de-la-formation.fr/

Bibliothèque publique :

http://www.mediatheque.tulleagglo.fr/opac/
http://www.mediatheque-saintgenislaval.fr/
http://cc-espaceenpevele.reseaubibli.fr/opac/index.php?lvl=section_see&location=4
http://lapetitebibliothequeronde.bibli.fr

Pour en savoir plus sur nos offres de portails, consultez nos plaquettes en ligne  :

– Offre Open Clever : http://www.sigb.net/plaquette_openclever.pdf
– Offre Pageo : http://www.sigb.net/plaquette_pageo.pdf
– Offre Zen : http://www.sigb.net/plaquette_zen_doc.pdf
– Plaquette comparative des portails : http://www.sigb.net/comparatif_portails.pdf


Je rajouterais pour ma part que PMB Services a fait de gros efforts sur sa politique de communication et qu’il peut aussi être utile de consulter les publications de la société sur les réseaux sociaux :

Page Facebook : https://www.facebook.com/pmb.sigb.net/

Compte Twitter : https://twitter.com/pmbservices

Crédit photo : PMB Services pour la photo de la réunion / Carole Guelfucci

Soirée lancement Lamyline, septembre 2016

Pourquoi les éditeurs juridiques doivent absolument innover

Le cas de Lamyline et le lancement de leur nouvelle plateforme en septembre 2016

Le jeudi 29 novembre 2016, les clients de la base de de données Lamyline étaient conviés à une soirée de lancement de la nouvelle base.

Une soirée assez surprenante dans son organisation : salle high-tech façon boite de nuit, vision sur écrans à 360 degrés, démonstration live par Vincent Henderson revêtu d’un polo noir et d’un micro filaire pour renforcer « l’effet Steve Jobs », mise en scène très américaine de l’entrée des intervenants, incrustations des photos des clients sur les écrans pour accompagner le lancement du cocktail. Bref, nous étions très loin des dorures, de la moquette et des moulures des traditionnelles réunions dans les salons d’hôtels parisiens.

Soirée lancement Lamyline, septembre 2016

Présentation par Vincent Henderson

Cette manifestation tech, en droit augmenté comme l’indique le slogan de la marque, n’était peut-être pas qu’une question de mode mais bien une réalité de l’indispensable mutation des éditeurs juridiques.

Si l’on tient compte du poids de plus en plus important au niveau français comme européen de structures de type OPEN LAW qui ont pour but à la fois de diffuser gratuitement les données juridiques publiques et d’inciter les legal start-up à s’emparer du Big data pour innover en terme de produits documentaires et de services, on comprend facilement que les éditeurs juridiques doivent impérativement innover et augmenter leurs contenus d’une forte valeur ajoutée pour ne pas risquer de se faire « ubériser ».

Enrichir le contenu

Capitaliser sur les documents anciens, car la numérisation du droit est récente (années 90) donc tout ce qui est antérieur est très convoité. Ainsi, la possibilité de consulter les archives des ouvrages, des articles de doctrine et des fonds officiels est un atout.

Toujours plus de commentaires, d’abstracts et de contextualisation de l’information, de mises à jour en temps réel et aussi de relations entre les documents.

S’associer à d’autres éditeurs pour enrichir certains contenus qui seraient considérés comme  limités par l’éditeur. Chez Lamyline l’association se fait avec l’éditeur Lexbase qui propose des fonds en civil, pénal et public.

Soirée lancement Lamyline, septembre 2016

Proposer une veille réactive

avec une bonne visibilité et un bon référencement, y compris sur Google. Une partie du contenu des informations du site Actualités du Droit est ainsi disponible en version freemium ce qui permet à l’éditeur de se faire référencer et indexer par Google surtout sur des sujets très pointus. Cependant, les clients de la solution restent les seuls à bénéficier de l’intégralité et de l’exhaustivité du contenu Actualités du Droit.

Possibilité de paramétrer des alertes à partir d’une recherche ou sur des documents pour être prévenu lors de leur modification.

Proposer de nombreuses innovations techniques

Une recherche sémantique de plus en plus performante : l’utilisateur tape quelques mots dans la barre de recherche et l’outil lui propose des associations pertinentes. L’éditeur a été précurseur en ce qui concerne cette technologie = autocomplétion ou autosuggestion.

Proposer un suivi graphique de l’affaire ou chaînage des décisions de jurisprudence ce qui permet de gagner du temps dans la recherche. Si l’on ajoute à cela des recommandations de jurisprudences liées et des commentaires, on enrichit encore plus l’expérience utilisateur.

Proposer un versioning des textes législatifs afin de repérer visuellement et très rapidement les évolutions des dispositions législatives.

Prévoir un usage en mobilité, sur tous supports car c’est toujours la tendance actuelle.

L’ergonomie, la facilité d’utilisation et de connexion des utilisateurs sous toutes les configurations est aussi un élément clé de la prise en main de l’outil (ou à l’inverse de frustrations et d’abandon si la solution n’est pas assez facile à utiliser).

La relation client

Il faut souligner la volonté de l’éditeur Lamy d’être à l’écoute des clients. Cette volonté s’est clairement manifestée par :

  • une longue période de test du produit,
  • une étroite collaboration avec les membres de Juriconnexion (et tout particulièrement l’équipe Juriformation) qui sont documentalistes juridiques, au contact quotidien des avocats et stagiaires et utilisateurs des bases de données de juridiques concurrentes,
  • une forte réactivité dans les corrections des dysfonctionnements ou tout au moins la prise en compte des nouvelles demandes et la planification des améliorations,
  • un encadrement dynamique au moment du lancement avec nombreux e-mails de communication, plusieurs tutoriels vidéos en ligne, des webinars et d’autres solutions de formation plus classique, le tout capitalisé sur un site dédié.

Soirée lancement Lamyline, septembre 2016

Et enfin une soirée de lancement moderne, ambitieuse qui donne envie de tester les nouvelles fonctionnalités en espérant que le rapport qualité/prix de la nouvelle version de Lamyline restera acceptable pour les utilisateurs.

Site : www.toutsurlamyline.fr

E-mail : contact@lamyline.fr

Merci à Sandrine Esclangon (membre de Juriconnexion et Juriformation) pour son aimable relecture.
Crédit photos : compte Twitter @WoltersKluwerFr